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Tome vingt-deuxième.
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rive aussi que îe milieu du corps de l’étoileest plus épais, & se termine en pointesaiguës. Quelques - unes de ces étoiles ontun globule à leur centre ou aux extrémitésde leurs rayons, ou en même temps aucentre & à l’extrémité des rayons. D’au-tres ont à leur centre une autre étoilepleine ou vuide. M. Mullchenbroek a vutomber des flocons fous la forme de fleursà six pétales. Dans une autre occasion ila observé des étoiles hexagonales, compo-sées de rayons fort minces, d’où partoientun grand nombre de petites branches ; deforte qu’ils imitoient assez bien les bran-ches d’un arbre. Deux autres sortes d’é-toiles que M. Cassrni observa dans la neigeen 169Z , ne diffèrent de celles de lvl.Musschenbroek : qu’en ce qn’au lieu desimples branches, qui se fourchent en plu-sieurs autres, ce font comme des rameauxgarnis de leurs feuilles. Erasme Bartholinassure qu’il a vu dans la neige des étoilespentagonales, & même il ajoute que quel-ques-uns en ont vu d’octangulaires. Voy.nos planches de physique.

Cette neige régulière ne tombe pas sou-vent ; les flocons font ordinairement defigure irréguliere , & de grandeur inégale.Ce qui est bien digne de remarque , c'estque les différentes especes de flocons régu-liers , dont on vient de parler , ne fontpresque jamais confondues dans la mêmeneige ; il n’en tombe que d’une espece à lafois, soit en différens jours soit à différen-tes heures d’un même jour.

Dans toutes les figures de flocons deneige qui ont été décrites, on apperçoitmalgré la diversité qui y régné , quelquechose d’assez constant, de longs filamensd’eau glacée , quelquefois entièrementséparés les uns des autres , mais d’ordi-naire assemblés fous différens angles prin-cipalement fous des angles de 60 degrés.C’est ce qu’on remarque dans toutes lesautres congélations ; & ce qui paroît dé-pendre de la figure , quelle qu’elle soit ,des parties intégrantes de l’eau , & de lamaniéré dont la force de cohésion agitfur ces particules pour leur faire prendreun certain arrangement déterminé. Lacongélation a beaucouo de rapport avec lacrystallisation. Or les lels n’affectent - ils

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pas de même dans leur cryítaîlisatoon dif-férentes figures ? Enfin le degré du froid ,fa lenteur ou son accroissement rapide, ladirection & la violence du vent, le lieude i’atmosphere où se forme la neige , ladifférente nature des exhalaisons qui femêlent avec les molécules d’eau conver-ties en petits glaçons, tout cela peut con-tribuer à faire tomber dans un certaintemps de la neige régulière, & une especede cette neige plutôt qu’une autre. Nousn’en dirons pas davantage fur les causesde la diversité dont il s’agit. C’est assezd’appercevoir la liaison des phénomènes,& de faire envisager en gros & confusé-ment dans les opérations de la nature ,les agens & le méchanisme qu’elle a puemployer.

La neige est beaucoup plus rare & pluslégere que la glace ordinaire. Le volumsde celle-ci ne surpasse que d’un dixiemeou d’un neuvieme tout-au-plus celui del’eau dont elle est formée ; au lieu que laneige qui vient de tomber a dix ou douzefois plus de volume que l’eau qu’elle four-nit étant fondue. Quelquefois même cetterareté est beaucoup plus grande ; car M.Musschenbroek ayant mesuré à Utrechtde la neige qui étoit en forme d'étoiles,elle se trouva vingt-quatre fois plus rareque l’eau.

L’évaporation de la neige est très-con-sidérable : Iorsqu’il n’en est tombé qu’unou deux pouces, onda voit disparaître enmoins de deux jours de dessus la terre parun vent sec & au plus fort de la gelée ,*il est aise de comprendre qu’étant com-posée d’un grand nombre de particules deglace assez désunies, elle doit présenterune infinité de surfaces à la cause de l’éva-poration.

D’un autre côté , elle ne saurait fairele même effort que la glace pour se di-later ; elle ne romps point les vaisseauxqui la contiennent ; elle cede à la com-pression , & l’on peut aisément la réduit»à un volume presque égal à celui de laglace ordinaire. Les pelotes qu’on en for-me en la pressant fortement avec lesmains , font d’une très - grande dureté ;c’est que les parties qui les composentétant plus rapprochées, & fe touchant par