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particuliers , qui se nommoient simple- jment chevaliers ; & ce fut d’eux que le (roi Philippe le Hardi, fils de S. Louis, 1l’acquit vers Fan. 1272. Louis XII. donnaNemours à Gaston de Poix, & l’érigea jen duché pairie , l’an 1ÇO7 , la premiere !érection que Gharles VI. en avoir faiteayant été supprimée. Enfin Louis XIV.donna ce duché à son frere Philippe ; &de-là vient qu’il est postedé aujourd’huipar M. le Duc d’Orléans.
François Hédelin, connu fous le nomd 'abbé d'Aubignac a été élevé à Nemours.Après avoir exercé quelque temps la pro-fession d’avocat, il embrassa Tétât ecclé-siastique , & s’étant attaché au cardinalde Richelieu , il prit parti contre Cor-neille , & devint précepteur du neveu ducardinal. II gagna les bonnes grâces deson éminence & de son éleve. 60/2 Té-rence jusiifié est tombé dans Toubîi. Sapratique d u théâtre est encore lue ; mais,dit M. de Voltaire , il prouva par fa tra-gédie de Zeiiobie , que les connoissancesiie donnent pas les talens. II mourut àNemours, en 1679 , à 73 ans. Puisqu’ilnaquit à Paris en 1604.
NEN , ( fíiji. mod. ) c’est ainfi qu’onnomme dans le royaume de Siam de jeu-nes enfans, que leurs parens consacrentau service des talapoins ou prêtres, &qui demeurent auprès d’eux dans leurscouvons , & vieillissent dans cet état. Ilsont des écoles où ils vont prendre les le-çons des moines leurs maîtres ; ils reçoi-vent les aumônes pour eux , parce qu’il
NEN
ne leur est pas permis de toucher de i’ar-gent. Enfin , les riens arrachent les mau-vaises herbes du jardin du couvent, ce queles talapoins ne pourroient faire eux-mêmesfans pécher.
NENIATON , ( Musique des anc. )Pollux ( chap. 10. du liv. IF. de VOno-mafi. j dit qu’un des airs spondées ou l'pon-daïques , se nommoit néniaton , soup-çonne que c’est le nénia dont-il est parléà Tartide suivant. Car puisque c’étoit unair spondée , il étoit composé de noteslongues & égales ; ce qui peut égalementformer un air triste , & un air propre àendormir les enfans. ( F. D. C. )
NENIES, f. f ( Histoire anc.) chantslugubres qu’on avoir accoutumé de faireaux funérailles, ainfi nommés de la déesteNœnia , qui préfidoit à ces fortes de la-mentations. On croit que ces chants étoientles louanges de la personne qui venoit demourir , mises en vers &. chantées d’unson triste , avec un accompagnement deflûtes, par des femmes gagées à cet effet,& que Ton appelloit prasicœ. 11 falloitqu’elles eussent un protocole & des lieuxcommuns applicables , suivant l’âge , lesexe, la condition des personnes ; & commetout cela se réduisoit le plus souvent à despuérilités & des bagatelles, on emploiece mot en latin pour signifier des niaise-ries. Ceux qui ont attribué Torigine desnenies à Simonides, ont pris ce mot dansun sens trop étendu , & l’on t confonduavec ì’e'legie , genre noble , sérieux Ì 3 dé-licat , dont on attribue Tinvention à ce
dit le Noble , fils de Charles le Mauvais : mais Charles VII , en 1425 , le réunit à la couronneau défaut d'hoirs mâles. Le dernier duc de Nemours , de la maison d’Armagnac , fut tué , enI 503 , à la bataille de Cérignolles : en lui finit la branche d’Armagnac , descendante de Charibert ,fils de Clotaire II.
Nemours a vu conclure deux traités fameux dans l'histoire de la ligue ; le premier en juillet 1583 ,le deuxième en 1588.
La justice fe rend dans le château qui a plus de quatre cens ans , flanqué de quatre grosses tours ;le bailliage est régi par la coutume de Lorris. Sa jurisdiction s’étend fur 92 paroisses.
M. Joseph Olivier, principal dn petit college de Nemours , mort en 1721 , étoit un hommed esprit de mérite qui a fait un commentaire sur Pétrone ; un poëme latin sur le nouveau canaldu Loing, & a mis en vers hexamètres tous les proverbes de Salomon.
Ses manuscrits font entre les mains de M. Bertrand , conseiller au bailliage.
Près de Nemours est l’abbaye de la Joye , ordre de Citeaux , fondre en 1230 , &C réunie à cellede Vdliers en 1764. A trois lieues on voit le château d’Alberic Clément , maréchal de France tappelle le Mese-Maréchal. En 1330, c’étoit une maison royale. (C)