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Tome vingt-deuxième.
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A l'éga rd des autres planètes secondaires,comme elles obíèrvoient par rapport à leursplanètes premieres les mêmes lois que laLune par rapport à la Terre, f analogie feulefait voir que ces lois dépendent des mêmescauses. De plus, f attraction est toujoursréciproque, c’est-à-dire la réaction est égaleà faction ; ainsi les planètes premieres gra-vitent vers leurs planètes fécondaires, laTerre gravite vers la Lune, & le Soleil gravitevers toutes les planètes à la fois, & cettegravité est dans chaque planète particulière àtrès-peu près en raison inverse du quarré dela distance au centre commun de gravité.Voye[ Attraction , Réaction, &c.

IV. Tous les corps gravitent vers toutesles planètes, 8c leurs pesanteurs vers chaqueplanète sont, à égales distances, en raisondirecte de leur quantité de matière.

La loi de la désoente des corps pesansvers la Terre , mettant à part la résistancede fart, est selle : tous les corps, à égalesdistances de la Terre, tombent égalementen temps égaux.

Supposons, par exemple, que des corpspesans soient portés jusqu’à la surface dela Lune ; & que privés en même tempsque la Lune de tout mouvement progreíïìf,ils retombent vers la Terre , il est démontréque dans le même temps ils décriroient lesmêmes espaces que la Lune ; de plus, com-me les satellites de Jupiter font leurs révolu-tions dans des temps qui sont en raison íesoquiplée de leurs distances à Jupiter, 8cqu’ainsi à distances égales la force de lagravité íeroit la même en eux ; il s’ensuitque tombant de hauteurs égales en tempségaux , ils parcourraient des espaces égauxpréciíement comme les corps pesons quitombent fur la terre ; on fera le même rai-sonnement sor les planètes premieres con-sidérées par rapport au Soleil. Or la forcepar laquelle des corps inégaux sont égale-ment accélérés, est comme leur quantitéde matière , ainsi le poids des corps verschaque planète est comme la quantité dematière de chacune , en supposant les dis-tances égales. De même le poids des planètespremieres 8c fécondaires vers le Soleil, estcomme la quantité de matière des planètes& des satellites. Veye-^ Matière.

V. La gravité s’étend à tous les corps, 8c

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la force avec laquelle un corps en attire unautre , est proportionnelle à la quantité dematière que chacun contient.

Nous avons déjà prouvé que toutes lesplanètes gravitent f une vers f autre , & quela gravité vers chacune en particulier est enraison inverse du quarré de la distance à soncentre ; conséquemment k gravité est pro-portionnelle à leur quantité de matière. Deplus comme toutes les parties d’une planèteA gravitent vers f autre planète B , & quela gravité d’une partie est à la gravité dutout, comme cette partie est au tout ; qu’en-fin la réaction est égale à faction : la planèteB doit graviter vers toutes les parties de laplanète A, 8c sa gravité vers une partie feraà so gravité vers toute la planète, comme lamasse de cette partie est à k masse totale.

De-là on peut déduire une méthode pourtrouver & comparer les gravités des corpsvers différentes planètes, pour déterminerla quantité de matière de chaque planète 8cfa densité ; en effet les poids de deux corpségaux qui font leurs révolutions autourd’une planète , sont en raison directe desdiamètres de leurs orbes, 8c inverse desquarrés de leurs temps périodiques ; 8c leurspesonteufs à différentes distances du centrede la planète, sont en railon inverso duquarré de ces distances. Or puisque les quan-tités de matière de chaque planète sontcomme la force avec laquelle elles agistentà distance donnée de leur centre, 8c qu’enfinles poids de corps égaux 8c homogènes versdes ípheres homogènes sont à la surface deces sphères en raison de leurs diamètres,conséquemment les densités des planètessont comme le poids d’un corps qui seroitplacé sur ces planètes à la distance de leursdiamètres. De-là M. Newton conclut ,quel’on peut trouver la masse des planètes quiontdessotellites, comme le Soleil, la Terre,Jupiter & Saturne ; parce que par les tempsdes révolutions de ces satellites, on connoîtla force avec laquelle ils sont attirés. Cegrand philosophe dit que les quantités dematière du Soleil, de Jupiter, de Saturne 8cde la Terre, sont comme i tt— 1 m"tt 8ctttttt ; les autres planètesn’ayant point desatellites, on ne peut connoître la quantitéde leur mastè. Voy. Densité.

VI. Le centre de gravité commun du