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Tome vingt-deuxième.
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ble , maïs iîs poussent encore plusietirs tigescollatérales; ci'où il arrive nécessairementque les tiges affoiblies qui en naissent & quifont toutes entourées de jeunes plantes pré-coces , deviennent encore plus mauvaises Scne portent aucune semence qui arrive à ma-turité. Une pareille graine, quand on coupeles blés encore verts, ou qu on les rastem-ble humides , étant employée de nouveauSc toute fraîche pour ensemencer , contri-bue fans contredit beaucoup à engendrer lanielle des blés , à cause de ion imperfectionSc de son altération du suc nourricier dontil a été parlé ci-dessus.

Sous ce point de vue la causo premierc dela nielle est ou l’imperfection de la semenceprivée de quelques-unes de sos parties esten-tielles , ou l'obstruction totale Sc irrémédia-ble du tissu entier de la plantule séminale,ou ^altération des sucs du cotilédon destinéà lui donner la premiere nourriture, d’oùrésulte pendant ^accroissement ^interruptionde la circulation, Sc la rupture des vaistèauxen vertu de laquelle les sucs irrégulièrementprestes & dont le mouvement est dérangé ,venant à se corrompre fort vîte , se chan-gent dans cette poussière enniellée qu'ontrouve dans i'épi. Cette destruction totaleSc cette mortification des parties de la fleurn’est sonsible pour nous que lorsque le déve-loppement de ses parties arrive ; mais le viceremonte plus haut, puisque tous les rej es-tons de la plante enniellée y participent éga-lement: ces rejetions sont formés par cer-tains filamens particuliers qui sortent ducentre de la moelle (processus medullares ) Screçoivent avec elle toutes ses qualités nuisi-bles : la moelle Sc les processus médullairesqui en dérivent avec elle , sont les seuls at-taqués , puiíque , les fleurs exceptées, laracine porte une plante toute semblable auxautres : mais il n'est pas surprenant que lafleur soit ordinairement seule attaquée, puis-qu’ellc tire toute sa substance de la moelleseule. Une remarque fort singulière Sc donton peut tirer quelques inductions, c'est quela nielle est fort commune dans les plantesqu'on fait fleurir avant leur saison , par lemoyen des serres chaudes ; il en est de mê-me si la plante fleuristoit après la saison : c'estce qui arrive aux blés d'hiver , semés enmars ; mais dans ces cas particuliers la nielle

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vîent moins de ^imperfection de la semencêque de la mauvaise qualité que contracte lamoelle des plantes dont on force les produc-tions par la chaleur , ou qu'on retarde pardes semailles tardives, & qu'on oblige par cemoyen de fleurir dans une frison differentede la leur.

Quand on connoît les causes de la nielle ,il est aisé d'y remédier en. ne choisissant poursemences que des grains parfaits entièrementmûrs Sc principalement dans le bas de l'épi;ce qui est aise, si on se contente de secouerlégèrement sor un tonneau défoncé les plusbelles gerbes , parce que les grains du basde l'épi étant les plus murs, se détachent plusfacilement : on évite par-là ^inconvénientsi commun de voir les plus belles semencess'échausser Sc se moisir loríqu'on les laisse entas dans les germes jusqu'au temps des se-mailles. Le laboureur intelligent laisse tou-jours un morceau de champ aísez considé-rable fans y toucher pendant la moisson,afin que le froment ayant le temps d'y mûrirtout-à-fait, soit propre à servir de semence;Sc s'il apporte les soins convenables pour leserrer Sc le garder, il aura la consolation devoir la nielle disparaître de ses héritages, Scses blés loin de dégénérer , augmenter enperfection , fans qu'il soit forcé de tirer sessemences d'ailleurs que de son propre fonds.

J’ai dit plus haut que je m'étois trouvéd'accord avec M. Gleditseh, dont je viensde rapporter le sentiment sor les causes dela nielle. Cet accord flatte trop mon amour-propre pour ne pas en rapporter les preuves.Voici ce que je dis dans mon ouvrage latinimprimé en 1748. Cavendum imprimis neplantula feu corculum feminis fuerit alteratumin acervo , humiditate aut fermentatione ; 5 *ideo femen ante promendutn quam recondaturmejfis ; nam fi femen humiditate aut fermenta-tionis colore in acervo germinaverit , nulla feges

ex eo fperanda . nigredinis ver'o & carbun-

culi causa in fe kabet i/nbecillitas feminis , ficarcofutn fuerit alidve caufiî corruptum autalteratum cum fereretur , aut pressertim fi pul -vere carbuncttli fuerit contarninatum. Tuneenim partes plant ulce vìtìantur, & germinationefacla languefeit germinatio debilis proditquefpicam inficlam ulcéré quodpartes generationiscorrodit & corrompit. Prima autem éruptionsculmorum agnojçitur tnorbus , ex quo apparet

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