Band 
Tome vingt-deuxième.
Seite
994
JPEG-Download
 

594 NIL

font un remede pour la dyíïènterie. Onattribue encore des vertus à ícn fruit confitavec du sucre , 6c à la liqueur que son entire par la distillation. '

NILI OSTIA, ( Géog. anc.) c'est-à-direbouches ou embouchures du Nil. Hérodote ,Pornponius Mêla, Diodore de Sicile, Stra-bon Sc Ptolomée prétendent que le Nil aneuf embouchures , tant naturelles quefausses, par lesquelles il íè décharge dans lamer ; mais tous ces auteurs ne conviennentpoint eníèmble fur le nom de ces neuf em-bouchures , & ce seroit une peine inutileque de chercher à les concilier. Les Poètesont pris plaisir à ne donner au Nil que septbouches, Sc en conséquence Virgile le sur-nomme septemgemmus :

Et feptemgemini turbant trépida ojìia Nili.

Ovide Pappclle auíïì J’eptemfiuus :

Pcrque papyrijèriseptemjlua jlumina Nili.

Ce nombre de sept convenoit à la Poésie.Les voyageurs modernes ne connoistent quedeux bras du Ne: qui tombent dans la Mé-diterranée , celui de Damiette &. celui deRosette. Il paroît que Pembouchure deDamiette est i’ojlium pathmetìcum ou phami-tíum dts anciens géographes ; HérodotePappelle bucolium. Or le Bogas dans lequelest Damiette étoit le Pathmétique de l'anti-quiré. L'embouchure de Rosette est l’ojìiumBolbitinum des anciens ; car Rosette est ,selon toute apparence , Pancienne ville Bol-bitina. En un mot, il est vraisemblable queles autres bouches du Nil étoient des canauxpratiqués de Pu n de ces deux bras , qu'on apris pour des embouchures naturelles. (D./.)

NILLE , sis. ( Jardinage.) ornement departerre qui n'est qtPun filet simple ou qifuntrait de buis , dont on se sert, tant pour lavariété, que quand on n'a pas assez de placepour tracer une palmette. Ce terme est em-prunté des Vignerons , qui appellent ainsiun petit filet rond qui lot t du bois de la vigneloriqu'elle est en fleur. (K)

Nilles , si f. pi, (Ar.kiteS.) petits pitonsquartes de fer , qui étant rivés aux croisil-lons & traversin aussi de fer des vitraux d’é-glife, retiennent avec? des clavettes ou petitsCoins les panneaux de leurs formes. (D. J.)

.NjU-E , en. terme de Boyaudier , c’est une

NIL

petite roue de bois plus longue que grosse ,surpassée à chaque bout cPune verge de fer ,terminée cPun coté par un bouton qui PeEm-pêche de sortir de sa place, Sc de Pautre parun crochet auquel on attache le boyau qu'ony veut retordre ; le long de ce petit cylindreil y a plusieurs petits creux dans Itíquels lacorde d u rouet qui fait remuer les miles estretenue. Chaque rouet a toujours deux nilles,Sc retord deux cordes à la fois.

Nille , si f, terme de Vigneron , lotte depetit filet rond qui fort du bois de la vignelorsqLpelle est en fleur.

Nille , en terme de Blason , le dit d'unejsspece de croix ancrée beaucoup plus étroiteSc menue qu'à Pordinaire.

NILLÉ. On dit, en terme de Blason, croix,aillée , pour dire une croix faite de deux ban-des séparées Sc crochues par le bout. Cettecroix est ancrée & fort déliée, comme est lanille ou le fer d’un moulin , ce qui la faitaussi appeller croix de moulin.

NILOMETRE ou NILOSCOPE , si m.( Hijl. anc.) instrument dont les anciens fal-sifient usage pour mesurer la hauteur deseaux du Nil dans ses débordemens.

Ce mot vient du grec nukos , Nil ( quivient lui-même de vta. ikví , nouveau limon ,ou , selon d'autres, de via , je coule , Sc de.ihuf, limon), Sc depcílpw, mesure. Les Grecsappelloient ordinairement cet instrumentviihcoX ^ 10 r.

Dans la bibliothèque du roi il y a un traitéécrit en arabe fur les nilometres , intitulé neilfi clnal al Nil , dans lequel on décrit tous lesdébordemens du Nil, depuis la premiersannée de Phégire , jusqu'à la 875 e .

Hérodote parle d'une colonne qu'on a voltélevée dans un endroit de Pile Delta , pourservir de nilometre ; il y en a encore unesemblable au même endroit dans unemosquée.

Comme toutes les richesses de PEgypteviennent des inondations du Nil, les Egyp-tiens les demandoient avec instance à Jeurdieu Sérapis, employant à cet effet plusieurs-superstitions, Sc entr'autres le sacrifice d'unejeune fille qu'on noyoit tous les ans dans leNil : ce qui obligea Constantin de leur dé-fendre les sacrifices, Sc dordonner que le-nilometre y qui avoir ete jufqualors dans ILtemple de Sérapis, seroit mis dans une eglife»