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Tome vingt-deuxième.
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a»tant dsobstacles qui s'oppofoient à leurSrecherches.

On crut au commencement du dernieríiecle avoir découvert les sources du Nildans le royaume de Goyara en Abyssinie.On trouva deux sources rondes d’une eautrès-claire , très-légere, au haut d’une mon-tagne dominée par plusieurs autres, du piéde laquelle fort avec impétuosité un ruiflèau,qui grossi par plusieurs autres, traverse ra-pidement le lac Dambea, sans confondrelès eaux avec celles du lac. De-Ià après degrands détours & plusieurs cascades, cefleuve tourne vers le nord, & íbn cours esttrès connu juíqu'à ce qu’il entre en Egypte.Les Abyssins l'appellent Abawi , ou pere deseaux , & font petíuadés que à st le Nil.

Mais quelque importante que soit cettedécouverte , elle ne leve pas tous les doutesfur l'origine du Nil. Il est encore incertainsi l'Abawi des Abyssins est le Nil, ou uneriviete qui se jette dans le Nil. En effet, ilse joint dans la Nubie à un fleuve appellédans le pays Riviere blanche, qui ayant plusd'eau que l'Abawi, & venant de beaucoupplus loin , paroit être le Nil des anciens.Sa source reculée dans l'intérieur de l'Abri-que , & qu'on juge être au voisinage del'équateur, nous est encore inconnue. ( G)

Nie, ( Mythol. ) L'urilité infinie que cefleuve d'Egypte a toujours apportée auxEgyptiens, le fit prendre pour un dieu , &même le plus grand des dieux : c’étoit luiqu'ils vénéraient fous le titre d ‘OJìris. Oncélébrait une grande fête en íbn honneurvers le solstice d'été, à cause que le Nil com-mençoit alors à croître & à se répandre dansle pays. Cette fête se célébrait avec plus defblemnité & de réjouissance qu'auoune autre;8c pour remercier d'avance le fleuve desbiens que ion inondation alloit produire,on j étroit dedans, par forme de sacrifice ,de l'orge , du blé & d'autres fruits. La fêtedu Nil se célébré encore aujourd'hui par degrandes réjouissances, mais les sacrifices enont été retranchés. On volt au jardin desTuileries un beau groupe de marbre copiéfur satirique , qui représente le Nil sous la -figure d'un vieillard couronné de laurier, àdemi-couché, & appuyé fur ion coude ,tenant une corne d'abondance ; il a fur lesépaules, sirr la hanche, aux bras , aux |Tome XXII.

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jambes, & de tous les côtés, de petits gar-çons nudsau nombre de seize, qui marquentles seize coudées d'accroíflement qu'il fautque le Nil ait pour faire la grande fertilitéde l'Egypte. (D. J.)

Nil, ( Art numismat.') Le Nil est repré-senté fur les monumens publics, entr'autresfur les médailles, comme une des premieresdivinités des Egyptiens ; mais entre les mo-numens qui lui furent consacrés, il n'y ena pas de plus majestueux que la statue colos-sale de Pierre Baíâlte, qu'on voit au belvé-dère du Vatican, & dont il y en a une btUecopie dáns le jardin des Tuileries. Pline faitmention de ce chef-d'œuvre de l’art, 5cnous apprend que l’empereur Vespasien lefit placer dans le temple de la Paix. On a eufoin de faire ciseler autour de cette statue lesprincipaux symboles du Nil , tels que íbntl'hyppopotame, le crocodile , l'ibis, l’ich-neumon, la plante du lotus , celle de papy-rus , & íèize enfans qui folâtrent à l'entourdu dieu depuis les piés juíqu’au sommet dela tête, pour désigner la crue du N/l à seizecoudées , hauteur qui annonce à l'Egyptel'année la plus fertile quelle puisse souhaiter.La statue de ce fleuve tient aussi une corned'abondance , signe de la fertilité de l'E-gypte. Une médaille de grand bronze del'empereur Hadrien, frappée à Alexandrie,nous a conservé la mémoire d'un déborde-ment du Nil à la hauteur de seize coudées,qui arriva la douzième année de l’ernpire dece prince. (D. J.)

Nrr., ( Monnaie du Mogol. ) monnoie decompte dont on se sert dans les états dugrand-mogol. Un nil de roupies vaut centmille padans de roupies ; un padant centmille courons, 8c un couron cent millelaoks. Savary. (D. J.)

Nil transeat , terme de chancellerieromaine. Noyé £ Tr a nseat.

NILACÚNDI, ( Hijl . nat.) nom donnépar quelques auteurs à une pierre précieusedes Indes, que l’on croit participer du sa-phir & du rubis.

NlLICA-MARAM , ( Hift. nat. Bot. )arbre des Indes orientales, quì est une eípecede prunier ; íès feuilles prises en décoctionpassent pour un grand remede dans les sievreschaudes. Son fruit 8c ses premieres feuillesléchés, pulvérisés & pris dans du lait caillé 3K k k k k k