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Tome vingt-deuxième.
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Le niveau d’air est celui qui montre laligne de niveau par le moyen d’une bulled’air enfermée avec quelque liqueur dansun tuyau de verre (Lune longueur & d’unegrosseur indéterminées, Sc dont les deuxextrémités Ion t scellées hermétiquement ,c’est-à-dire fermées par la matière mêmedu verre', qu’on a fait pour cela chaufferau feu d’une lampe. Lorsque la bulle d’airvient se placer à une certaine marque pra-tiquée au milieu du tuyau , elle fait con-noître que le plan sur lequel la machine estposée est exactement de niveau ; mais lors-que ce plan n’est point de niveau , la bulled’air s’éleve vers l’une des extrémités. Cetuyau de verre peut se placer dans un autrede cuivre, qui a dans son milieu une ou-verture , au moyen de laquelle on observela position Sc le mouvement de la bulled’air ; la liqueur , dont le tuyau est rem-pli , est ordinairement ou de l’huile detartre , ou de l’eau seconde , aquasecundo ,parce que ces deux liqueurs ne font sujettesni à le geler, comme l’eau ordinaire, ni àla raréfaction & â la condensation , commel’esprit-de-vin.

On attribue Linvention de cet instrumentà M. Thevenot.

Le niveau d’afr avec piaules n’est autre choseque le niveau cLair perfectionné, auquel ona ajouté quelques pieces pour le rendre pluscommode & plus exact : cet instrument estcomposé d’un niveau d’air ( PI. d’Arpent,fig. 4.) d'environ 8 pouces de long, Sc de7 à 8 pouces de diamètre ; il est renfermédans un tuyau de cuivre, avec une ouver-ture au milieu : les tuyaux font placés dansun conducteur ou une espece de réglé droited’une matière solide , & longue d’un pié ,aux extrémités de laquelle il y a des pinulesexactement perpendiculaires aux tuyaux Scd’égale hauteur ; elles font percées chacuned’une ouverture quarrée, où sent deux filetsde cuivre qui se croisent à angles droits,Sc au milieu deíquels est pratiqué un trcs-petit trou , pour voir à travers ie point au-quel on veut viser. Le tuyau de cuivre estattaché au conducteur au moyen de deuxvis , dont l’une sert à élever & à- abaisserle tube à volonté pour le mettre de niveau.Le haut de la boule ou du bec est rivé à unpetit conducteur qui saille en haut, dont

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un des bouts est attaché à vis au grand con-ducteur , & l’autre est garni d’une vis 5 ,qui sert à élever Sc à abaisser l’instrument.Cet instrument est pourtant moins com-mode qu’un autre dont nous allons parler,parce que, quelque petits que soient lestrous, ils font cependant appercevoir tou-jours un trop grand espace pourqu’il soitpossible de déterminer précisément le pointde nivtau.

Le niveau d’air avec lunettes ( PI. d’Arp.fig. 5. ) est?semblable au précédent, aveccette seule différence qu’au lieu de simplespinules, il est garni d’un télescope qui lerend propre à déterminer exactement cepoint de niveau à une grande distance.

Le télescope est dans un tuyau de cui-vre d’environ 15 pouces de long, attachéau même conducteur que le niveau ; parl’extrémité du tube du télescope , on saitentrer le petit tube , qui porte le verreoculaire , & un cheveu placé horizonta-lement dans le foyer du verre objectif z ;on peut faire avancer & reculer ce petittuyau , afin que le télescope seit propre àdifférentes vues ; à l’autre extrémité du té-lescope est placé le verre objectif ; la vis 5sert à élever ou à abaisser lapetite fourchettequi porte le cheveu , & à le faire cadreravec la bulle d’air, lorsque l’instrument estde niveau : la vis 4 sert à faire cadrer labulle d’air avec le télescope , Sc tout l’ins-trument s’ajuste fur un genou.

On regarde M. Huyghens comme Lin-venteur de ce niveau , qui a Lavantsgede pouvoir se retourner, ce qui sert à envérifier les opérations ; car si après queLinstrument a été retourné, le cheveu coupstoujours le même point qu’auparavant, c'estune preuve certaine de la justesse de l’o-pération.

. On doit remarquer ici qu’on peut ajou-ter un télescope à telle espece de niveauqu’on voudra, lorsqu’il sera question deprendre le niveau d’objets fort éloignés : ilne faut pour cela qu’eppliquer unedunettteíur la base ou parallèlement à la baie.

Le niveau fimplea la forme d’une équerredont ies deux branches sent d egale lon-gueur. A leur intersection est un petit troud’où pend une corde avec un petit plombqui bat sur une ligne perpendiculaire au