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Tome vingt-deuxième.
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mílíeu dffin quart de cercle qui fosnt sesextrémités des deux branches : ce quart decercle est souvent divise en 510 degrés ,ou plutôt en deux fois 4 s degrés pour enmarquer le milieu , voye^ jig. 6, lettre F.On peut faire usage de cet instrument en«.'autres circonstances que celles de l’artil-serie ; pour s’aflurer , par exemple, si unplan est de niveau , il faut pour cela placerks extrémités de ses deux jambes fur le plan ,& le tenir de façon que la corde raie lelimbe du quart de cercle. Si elle bat alorsexactement fur la division du milieu de cequart de cercle , on en pourra conclureavec certitude que le plan est de niveau.

Le niveau des Charpentiers & des Pa-veurs est une longue réglé, au milieu delaquelle est ajustée à angles droits une au-tre plus petite , qui porte vers le haut un silavec un plomb, lequel lorfqu’il bat sur uneligne de foi perpendiculaire à la base, mar-que que la base est horizontale.

Ce niveau 8c celui des Maçons, quoiquetrès communs, sont regardés comme lesmeilleurs pour les bâtimens ; mais leursopérations ne peuvent s’étendre qu’à de très-petites distances.

Le niveau des Canonniers , ou celui donton le sert pour niveler les canons 8c lesmortiers, est un instrument ( PI. d’Arpent.Jig. 8. ) qui est compoíé d’une plaque trian-gulaire , haute d’environ 4 pouces , au basde laquelle est un arc de cercle de 4 s de-grés divisé en degrés ; ce nombre de de-grés étant suffisant pour la plus grande hau-teur à laquelle on élève les canons 8c lesmortiers , & pour donner aux coups la plusgrande portée. Au centre de ce segmentde cercle est attachée à vis une piece oucspece cPalidade de cuivre , laquelle par lemoyen de la vis, peut se fixer ou se mou-voir à volonté ; l’extrémité de cette piecede cuivre est faite de façon à pouvoir porterun petit plomb ou index qui marque lesdifFérens degrés d’élévation de la pieced'artiìlerie ; cet instrument a aussi un piéde cuivre qui se place fur le canon ou mor-tier , & qui fait prendre à tout l’instru-ment une situation verticale quand la pieceest horizontale.

L'usage de ce niveau se présente de lui-jnême, & consiste à placer le pié de l’ins-

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trament fur ía piece à laquelle on veutdonner un certain degré delévarion, demaniéré que L index tombe sur le nombrede degrés proposes. '

Le niveau des Maçons est composé detrois réglés, qui forment en se joignant untriangle isocèle rectangle assez ressemblantà la lettre romaine A ; du sommet pendune corde qui porte un plomb, &C quilorsque le plan sur lequel est appliqué leniveau se trouve horizontal, vient battreexactement sur une ligne de foi marquéedans le milieu de la base , triais qui déclinede cette ligne lorsque la surface en questionest plus basse d'un côté que d'un autre.

Le niveau à plomb ou à pendule est celuiqui fait connoître la ligne horizontale au.moyen d’une ligne verticale décrite par sonplomb au pendule. Cet instrument ( PI.d’Arpent, fig. 6. ) est composé de deuxjambes ou branches qui se joignent à an-gles droits, 8c. dont celle qui porte la cordeou le plomb a environ un pié & demi delong : cette corde est attachée au haut dela branche ; le milieu de la branche oiipasse le fil est évidé, afin que la cordepuisse prendre librement de tous côtés ,excepté vers le bas de la jambe, où setrouve une petite lame d’argent, fur la-quelle est tracée une ligne perpendiculaireau télescope. Cette cavité pratiquée dansl’une des jambes de l’insirument est cou-verte de deux pieces de cuivre qui en fontcomme une boîte, pour empêcher quel’impreffion du vent ne sc faíse sentir à lacorde ; c’est pourquoi la lame d’argent estcouverte d’un verre G , pour pouvoir re-connoître quand le plomb bat fur la per-pendiculaire. Le télescope est attaché àl’autre branche ou jambe de l'instrument ;il a environ deux pies de long , & est garnid’un cheveu placé horizontalement, quitraverse le foyer du verre objectif, 8c quidétermine le point de niveau lorsque le fil& le plomb battent sur la ligne tracée surla bande d’argenr.

Cet instrument tire toute fa justesse dela précision avec laquelle on met le téles-cope à angles droits fur la perpendiculaire.Il a un genou par le moyen duquel il sesoutient fur son pié ; l’invention en est attri-buée à M. Picard.

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