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Tome vingt-deuxième.
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pains de munition qu'on amena dans laville. Voye\ Saint- Jean-de -Lone , ci-après ; le Commentaire de M. de la Mare, Scla Guerre des deux bourgs , par M. Beguillet.

M. d’Udieux, dans ion drame fur ce liegemémorable, metau nombre de fes trois hé-ros, défenseurs de la patrie, le brave Jacquotdu Magni. Le château de la Nivelle appar-tient aujourd'hui à M. Berbis de Rancy, undes plus respectables seigneurs de la pro-vince. ( C )

§ Nivelle, (Géog. Hijì.) Voici l'expli-cation du proverbe du chien de Jean de Ni-velle , qui s‘enfuit quand on Vappelle. Jean II,baron de Montmorenci, avoir épousé enpremieres noces Jeanne de Fojseux, baronnede Nivelle , de Folseux & autres terres enFlandres; il en eut deux fils, Jean, seigneurde Nivelle, Sc Louis, baron de Folleux.Après la mort de Jeanne , son mari se re-maria à Marguerite d'Orgemont, dont ileut Guillaume , héritier des biens de lamaison de Montmorenci, d'où descendoitle connétable : Jean Sc Louis haïssant leurbelle-mere, íè retirerent en Artois Sc enFlandres, où ils sondèrent deux branchesde la maison de Montmorenci.

Ils s'attacherent au duc de Bourgogne,comte de Flandres , contre Louis XI. Leurpere les somma de revenir, à son de trompe.N'ayant point comparu , il les traita dechiens Sc les déshérita. La sommation faiteà Jean de Nivelle Sc son refus de comparaî-tre , ont donné lieu , suivant le P. AnselmeSc M. Dcsormeaux , nouvel historien decette maison, au proverbe si connu : llrejfemble au chien de Jean de Nivelle , qui s’en-fuit quand on Vappelle. ( C )

NIVELLEMENT, s. m. ( Archit. ) c'estl’opération qu'on fait avec un niveau, pourconnoître la hauteur d'un lieu à l'égard d'unautre. Voye[ les réglés du nivellement , dansle Diclionnaire universel de Mathêm. &' dePhysique , à l'article compris fous ce terme.Voye{ auíli le Traité du nivellement de M.Picard , Paris, 1684 , in-q°. C'est le meil-leur traité qui ait été mis au jour fur cettematière. (D. J. )

NIVELER , v. act. & Nivellement ,f. m. est trouver avec un instrument deuxpoints également distans du centre de laterre, Sc l'objet du nivellement est de savoir

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précisément combien un endroit est élevéou abaissé au-dessus de la superficie de laterre.

Il y a deux sortes de niveaux , le vrai Scl'apparent.

Le vrai niveau est une ligne courbe puis-qu’elle parcourt une partie de la superficiedu globe terrestre , & que tous les points deson étendue sont également éloignés du cen-tre de la terre.

Le niveau apparent est une ligne droitequi doit être corrigée fur le vrai niveau dontles tables sont dans plusieurs ouvrages ; enforte que dans 300 toises de long, on trouveun pouce d'erreur, Sc près d'un pié fur1000 toises.

On évite l'obligation de corriger le ni-veau apparent fur le vrai niveau, en lèretournant d'équerre fur les deux termesd'un nivellement , Sc c'est ce qu'on appelleun coup de niveau compris entre deux sta-tions. On donne rarement des coups de ni-veau de 3 00 toises de long d'une feule opé-ration ; la portée de la vue est trop foi-ble pour s'étendre si loin, à-moins qu'onn'applique au niveau une lunette à lon-gue vue.

Les réfractions causées par les vapeursrompent le rayon visuel, suivant qu'ellessont plus denses ou plus épaisses. Dans lespetits niveltemens l'erreur est insensible; dansles grands, il faut placer le niveau à-peu-près à pareille distance des points requis ;quoique ces points ne soient pas de niveauavec l'ccil du niveleur, ils le sont cependantentre eux , puisque les réfractions sont éga-les à des distances égales Sc posées fur unmême plan.

I'I y a deux sortes de nivellemens, le simpleSc le compose.

Le nivellement simple est celui qui fe faitd'un lieu peu éloigné d'un autre, comme de100 toises, & d'une feule opération.

Le composé s'entend de celui qui deman-de plusieurs opérations de fuite dans unedistance considérable.

Quaud on veut opérer fur le terrain, iffaut être plusieurs pour porter les jalons,les remuer suivant la volonté du niveleur ,changer Sc établir le niveau à chaque sta-tion. O11 ne doit point parler dans lesgrandes distances où la voix se perd faci-