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Tome vingt-deuxième.
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NIXII dïi , ( Mythol. ) Les dieu* ap-pelles w/ará' étoient invoqués à Rome par desfemmes du peuple pour les soulager dans lesdouleurs de ^enfantement. L'origine de cesdieux est dûe , selon les apparences, à troisstatues agenouillées, & dans la posture d'ac-coucheuses, que Festus dit qu’on voyoit aucapitole dans la chapelle de Minerve. Cesstatues avoientété apportées de Syrie, aprèsla défaite d'Antiochus par les Romains.(D. J.)

NIZAO, ( Gêcg. ) cap de l'Amérique furla côte méridionale de file San-Domingo;derriere ce cap il s'ouvre une baie remar-quable par trois havres qu'on y trouve , &qu'on nomme Porto-Formoso , Zeçebin ScOcoa. La flotte espagnole a coutume d'ymouiller. (D. J.)

NIZIN , ( Géog. ) petite ville forte del'empire ruílìen , aux frontières du palati-nat de Kiovíe , fur la rive gauche d'unruisseau qui sépare ce palatinat du duchéde Kzernikow. Long. 50. 2 .0. lat, ^r. 45.ÍD.J.)

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NKAMBA, ( Luth. ) eípece de tambourdes habitans du Congo, qui s'en serventarticuliérement dans leurs parties de dé-auche. Le nkamba est fait avec une eípecede calebasse , fruit de l'arbre appelle Ali-honâa , & qui est longue d’environ deux outrois pies ; ou bien le nkamba est fait d'unmorceau de bois creux qui n'est couvert qued'un côté : le son de ce tambour s'entendd'aííez loin. ( F\ D. C. )

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NLANNETONS. Eípece de vers noé-téluques du royaume de Siam. Le ver luisantest un genre d'insecte coléoptere , à anten-nes simples, filiformes & pyramidales, dontla tête est cachée à volonté par un large re-bord du corselet, & les côtés du ventre pliésen papilles. M. Geoffroy , ( Hìfl. des injeclesdes environs de Paris ) , dit que pendantlong-temps l'on n'a connu que la femelled'une eípece de ce genre d'insecte, qui,frayant point d'ailes ni d'étuis, rampe fur

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terre, Sc resièmble à une eípece de ver r «nlui a donne le nom de ver luisant , à cauíede la lueur que cet animal jette pendant lanuit. Effectivement ces femelles aptères ont,ainsi que nous savons observé plusieurs foisdans les jardins, dans les campagnes Sc dansles prairies, pendant l'été & l'automne; cesinsectes, dis-je, ont la propriété de luiredans l'obícurité à un degré beaucoup plusconsidérable que leurs mâles, qui n'ont quequelques points lumineux : cette lumièrephosphorique que jettent les vers luiíanssemelles est íouvent si vive, qu'on la pren-drait pour un charbon ardent. Plusl'insecteest en mouvement, plus l'éclat de ce phos-phore est vif Sc d'un bleu-vert brillant. J'ainourri des vers luiíans en satinée 1766, &j'ai observé que quand leur lumière com-mençoit à diminuer, il me suffisoit d'agiter,d'irriter l'insecte & de le faire marcher, aussi-tôt la clarté augmentoit & reprenoit sa pre-mière vivacité.

Quelques auteurs ont fait mention de cetinsecte lumineux sous les noms de cicindela,nocliluca feu nocluvigila , Sec. On volt quetoutes ces dénominations font prises de lalumière que cet insecte répand pendant lanuit. M. Ge'er , correspondant de l'académie,& le Réaumur du Nord , a donné sur cetinsecte , dans le second vol. des mémoiresprésentés à l'académie , un mémoire très-curieux , dans lequel on trouve différentesobservations dont nous allons parler.

Ces vers luiíans, si communs dans leschamps, font tous des vers femelles, car lesmâles ne font pas si aisés à trouver : cesderniers font du genre des camharìies , ilsont des ailes couvertes de deux fourreauxécailleux. Il paraît qu'il y a des vers luiíansde plusieurs especes , & quelques-uns dontles femelles font ailées comme les mâles, &dont les mâles répandent de la lumière demême que les femelles. M. Geoffroy metdans cette famille le ver luisant semelle íànsailes, le ver luisant hémiptere Sc le ver luisantrouge.

Le ver luisant femelle que M. Ge'er a ob-servé , étoit long d'environ un pouce ôc largede trois lignes : il étoit aplati, ainsi que lefont toutes ces especes de vers ; il avoit sixjambes écailleules i son corps étoit divisé cq