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plus larges , & tantôt plus étroits. Vo}'e{Bandes.
6°. En 1609 Sim. Marins observa lepremier trois petites étoiles cu trois pe-tites lunes, faisant leur révolution autourde Jupiter ; & en 1610, Galilée fit la mêmeobservation: on remarque à présent queces petites étoiles disparoissent, quoique leciel soit très-clair & très-net, quand Ju-piter se trouve placé diamétralement en-tre elles & le Soleil ; dkù il paroît qu’ellesperdent leur lumière, précisément lorsqueles rayons du Soleil, interceptés par Ju-piter , ne peuvent pas arriver en lignesdroites jusqu’à ces étoiles , & qu’ainsi cefont, comme la Lune, des corps opaqueséclairés par le Soleil : & puisque Jupiterr.’écîaire point ses satellites , quand ils fontderrière lui, il 5'ensuit encore que Jupiterlui-même est privé de lumière dans la partiede son corps qui ne regarde pas le Soleil.
7 0 . Quand les lunes 011 les satellites deJupiter font placés diamétralement entreJupiter & le Soleil, on apperçoit furle disque de Jupiter une tache ronde ; ilparoît de là que les satellites font des corpsopaques-éclairés par le Soleil, qu’ils jettentune ombre fur le Soleil» & que les tachesrondes observées fur Jupiter font les om-bres des satellites ; & comme l’on trouveque la figure de cette ombre projetée furle disque de Jupiterîest un cercle, il s’en-fuit aussi que cette ombre doit être coni-que ; c est pourquoi les satellites ont une fi-gure sphérique , au moins sensiblement.
Maintenant pour résumer cette démons-tration , i°. puisque dans "Vénus, Mer-cure & Mars , on ne voit briller que cettepartie de leur disque , qui est éclairée parle Soleil, & que de plus, Vénus & Mer-cure parois sc n t sur le disque du Soleil,comme des taches obscures > quand ilsfont entre la Terre & le Soleil 5 il est évi-dent que Mars, Jupiter & Mercure fontdes corps éclairés par une lumière em-pruntée du Soleil : & que l’on doit dire lamême chose de Jupiter , à cause qu’ilest privé de lumière dans cette partie deson disque , sur laquelle s’étend sombredes satellites; aussi bien que dans cettepartie qui n’est pas tournée vers le So-leil j il est donc suffisamment démontré que
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les satellites font des corps opaques, &qu’ils réfléchissent la lumière du Soleil.
C’est pourquoi, puisque Saturne avecson anneau & ses satellites, ne donnequ’une íoible lumière, & considérablementplus foible que celle des étoiles fixes ( quoi-que celles-ci soient infiniment plus éloi-gnées ) , & que celle de toutes les autresplanètes , il est encore hors de doute queSaturne & ses satellites font des corpsopaques.
2°. Puisque Vénus & Mercure ne trans-mettent pas k lumière du Soleil, lorsqueces planètes sont placées vis-à-vis de cetastre , il est évident que ce font des corpsdenses, opaques : ce qui est pareillementévident de Jupiter , qui cache les satellitesdans son ombre j ainsi par analogie, 011peut conclure la même chose de Saturne.
Quant á ce que la Lune , qui est aussi uncorps dense , opaque comme les éclipses deLune & de Soleil le démontrent, jette unesi grande lumière en comparaison de cellede toutes les autres étoiles, & qu’elle nousparoît d’une grandeur à-peu-près égale àcelle du Soleil, cela vient uniquement decc qu’elle est fort proche de la terre ; carsi on l’observoit du Soleil, elle ne paroî-troit pas fous un angle sensible » de sortequ’à peine seroit-elle visible. Ce seroicdonc la même chose si elle étoit aussi éloi-gnée de la Terre qu’est le Soleil ; on nel’appercevroit guere avec la lunette d’ap-proche que comme un petit point lumi-neux.
3°. Les taches variables qui paroissiens furVénus, Mars & Jupiter , semblent prouverque ces planètes ont une atmosphère chan-geante ; ainsi en raisonnant toujours paranalogie , on peut conclure la même chosedes autres planètes.
4 0 . Pareillement on peut conclure desmontagnes observées fur Vénus, qu’il y ena de semblables dans les autres planètes.
$°. Puisque Saturne , Jupiter & leurssatellites, Mars, Vénus & Mercure fontdes corps opaques qui reçoivent leur lu-mière du Soleil » qui font couverts demontagnes , & environnés d’une atmos-phère changeante, il paroît s’ensuivre queces planètes ont des eaux , des mers , &c.aussi-bien que des terrains secs ; en un
mot,