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Tome vingt-sixième.
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po P L A

niaises. " Quelle différence * dic-íl, de« notre figure, de nos maniérés, &c. àV celles des Américains ou des Africains !j} Nous habitons pourtant le méme vaisseau,» dont ils tiennent la proue & nous la poupe ?» Combien ne doit-il pas y avoir de diffé-» rence de nous aux hahitans des autres pla-» netes, c’est-à-dîre, de ces autres vaisseaux}■> qui flottent loin de nous par les cieux » ?Cela est beaucoup plus vraisemblable 1 maiscependant il n'est pas encore bien sûr ( voye^Monde ) que les planètes soient habitées.

Mouvement des planètes. II est évident parune infinité de phénomènes, que les pla-nètes tournent autour du Soleil , commecentre , & non autour de la Terre.

i°. L’orbite dans laquelle Vénus se meut,environne certainement le Soleil, & parconséquent cette planète tourne autour duSoleil en décrivant cette orbite.

On prouve aisément que cette orbiteenvironne le Soleil , par la raison queVénus est quelquefois au-dessus du So-le.;! , quelquefois au - dessous , quelquefoisderrière , & quelquefois du méme côté ;ce qui est évident par les différentes cir-constances de les phases. Voy*% Phase.

Este passe derrière le soleil lorsque versle temps de fa conjonction , quand ellenous paroit fert proche de ce corps lumi-neux , on Fappercoit parfaitement ronde »fa lumière étant également vive de toutespart:- Comme cette planète ne reçoit d’au-tre lumière que celle du Soleil qui l’éclaired’un côté , pendant que son hémisphèreopposé au Soleil demeure dans les ténèbres,il est évident que toutes les fois que cetteplanète nous paroit pleine ou parfaitementronde , la surface ou la moitié de cette pla-nète que nous appercevons, est précisémentla méme qui est tournée vers le Soleil, &qu’ainsi Vénus est pour lors à notre égardbien au-delà du Soleil. Au contraire , lors-que dans ses conjonctions au Soleil elle dis-paroîtra tout-à-íâit, ou qu’on ne la verraque comme un croissant fort mince , on endoit conclure que cette planète est alorsentre !a Terre & !e Soleil. Aussi lorsqueVénus est entre la Terre & le Soleil, il doitarriver quelquefois qu’elle passera fur le dis-que mente du Soleil, oà elle paraîtra com-

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me une tache noire. Voye[ V ú N TJ S?

II n’est pas moins certain qu’elle nstourne pas autour de la Terre , mais autourdu Soleil , parce qu’on i’observe toujoursdans le méme quart de cercle avec le Soleil,& qu’elle ne s’en éloigne jamais beaucoupau-de-Jâ de 45Elle n’est donc jamais enopposition avec le Soleil, ni même en qua-drature ; ce qui arriveroit pourtant fré-quemment , si cette planète se mouvoirautour de la Terre , & non autour duSoleil.

2°. On peut se convaincre de même ,que Mercure tourne autour du Soleil, parles phases de cette planète , qui ressemblentà celles de Vénus & de la Lune ; & par levoisinage de cette planète au Soleil, dontelle s’éloigne encore moins que ne fait Vé-nus.

D’où il fuit que Mercure doit avoir parcette raison une orbite beaucoup plus pe-tite , & que cette orbite renferme le Soleil:c’est la même preuve que pour Vénus , aveccette différence que l’orbite de Mercuredoit être renfermée dans celle de Vénus,parce qu’elle est plus petite ; mais le Soleildemeure constamment au centre de l’une& de l’autre orbite. Une autre preuve queMercure est plus proche du Soleil, c’eíìque fa lumière est très-vive & bien pluséclatante que celle de Vénus & des autresplanètes.

3 0 . II est certain que l’orbite de Marsrenferme le Soleil, puisque Mars s’obscrveen conjonction & en opposition avec le So-leil , & que dans l’un & l’autre cas, fa faceentiere est éclairée. 11 est vrai que par cesmêmes circonstances, l’orbice de Mars pa-roît aussi renfermer la Terre j mais commele diamettre de Mars paroit sept sois aussigros dans supposition que dans la conjonc-tion, il s’ensuit que dans supposition, cetteplanète est sept sois plus proche de la Terreque dans la conjonction. Ainsi il s’en fautbeaucoup que la Terre ne soit le centre dumouvement de Mars, au lieu que Mars esttoujours à-peu-près à la même distance duSoleil. De plus, Mars vu de la Terre , pa-roit se mouvoir fort irrégulièrement ; ilsemble quelquefois aller fort vke, queîque-, fojjs beaucoup plus lentement, quelquefois