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Tome vingt-sixième.
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de la tangente A B se contrebalancent I’nn£c Vautre j le corps A doit faire fa révo-lution dans une orbite circulaire, x, B ,j , s- Vvyei CENTRIPETE & CENTRI-E UGE.

Si le mouvement de projection de laplanète ne contrebalance pas parfaitement/'attraction du Soleil, la planète décriraune ellipse ; li îe mouvement de la planèteest tr op prompt, Vorbite fera plus grandecu’un cercle, & le foyer le plus prochefera dans le corps central même : íì lemo uvcment est trop lent, Vorbite feramoindre qu’un cercle , & le corps centraloccupera le foyer le plus éloigné.

De plus la forme des orbites planétairesdépend non-scu!ement de la proportionentre le mouvement de projection , & laforce attractive, mais auílì de la directionsuivant laquelle ce mouvement peut êtreou avoir été imprimé. Si la direction étoitsuivant la tangente A B comme nous Pa-vons supposé jufqu’ici, & que les forcescentrales se contrebalançassent exactement,les orbites feroitnt circulaires, mais íì ladirection étoit oblique , d’une obliquitéquelconque, Vorbite de la planetek roit tou-jours une ellispe ; quelque rapport qu’il yeût d’aiìîeurs entre Vattraction & le mou-vement de projection.

Les mouvemens des planètes dans leursorbites elliptiques, ne font pas uniformes,parce que le Soleil n’occupe pas 3e centrede ces orbites, mais leur foyer. Les pla-nètes se meuvent donc tantôt plus vite ,tantôt plus lentement, selon qu’eiles sontplus proches on plus éloignées du Soleil :mais ces irrégularités sont elles - mêmesreniées & suivent ur.e loi certaine.

Ainsi supposons que Vellipse B E P {PI.újlr. fig. 61 n. 2 . ) soit Vorbite d’une pla-nète , & que le Soleil S occupe le foyerde cette ellipse, soit A P Taxe de 1 ellipseappelé la ligne des apsides , le point A 1 ap-side supérieure ou l’aphélie, P Vapfide in-férieure ou le périhélie, S C ['excentricité,& E S !a moyenne distance de la planètean Soleil. Voye{ APSIDE, APHÉLIE,Périhélie, ssc. Le mouvement de la

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tests du mouvement est moyenne austibien que la distance, c’est-à-dire ce mou-vement est tel que s’il demeuroit uniforme,la planète decríroit son orbite dans le mêmetemps qu’elle emploie à la décrire réelle-ment. La loi par laquelle le mouvement estréglé dans chaque point de Vorbite, estqu’une ligne ou un rayon tiré du centre du,Soleil au centre de la planète , & qu’on sup-pose se mouvoir avec la planète , décrittoujours des aires elliptiques proportion-nelles au temps. Supposons par exemple,queh planète soit en A , & que de-îà elle par-vienne en B après un certain temps ; Vef-pace ou Vaire que décrit le rayon S A est letriangle A S B : si on imagine ensuite quela planète arrive en P , & que tirant unrayon S D du centre du Soleil, Vaire ellip-tique PSD soit égale à Vaire A S B , laplanète décrira l’arc P D dans le mêmetemps qu’eîíe a décrit l’arc A B : ces arcsíont inégaux , & sont à-pen-près en raisoninverse de leurs distances au Soleil, car ilíuit de Légalité des aires que P D doitêtre à A B à-peu-près comme S A k S P.

Kepler est le premier qui ait démontrécette loi par les observations , & M. New-ton Va depuis expliquée par des principesphysiques : tous les astronomes admettentaujourd'hui & cette réglé, & l’explicationque M. Newton en a donnée , commeétant la plus propre à résoudre les phé-nomènes des planètes.

A Végard du mouvement que toutesles planètes ont dans le même Vens d’oe-cident en orient, de leur mouvement derotation autour de leurs axes, & de l’in-clinaison de leurs orbites au plan de Véclip-tique, ces phénomènes ne sont pas si fa-ciles à expliquer dans le système newto-nien, que leur mouvement autour du So-leil.

Descartes s’étant apperçu que les pla-nètes aboient toutes dans le même sens ,imagina de les faire nager dans un fluidetrès-íubtil qui tournoit en tourbillon au-tour du Soleil, & qui emportoit toutesles planètes dans la même direction. M»Newton ne paroît point donner d’autreraison de ce mouvement commun, quela volonté du Créateur. 11 en est de mêmedu mouvement de rotation & de l’incli-;

planète dans son périhélie est plus promptque par-tout ailleurs, & plus lent au con-traire dans son aphélie j au point E la vî-