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Tome vingt-sixième.
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nombre de cas ? nous essayerons pourtantde fixer & de classer tellement les plus es-sentielles de ces circonstances , que nousen tirerons au moins des principes capablesde guider le cultivateur dans la pratique.

La plantation comprend le temps deplanter & la maniéré de planter : le tempsindique la saison & le moment ; la maniéréest relative à l’espece d’arbre , à la qualité ,à la profondeur , à la figure du sol » auclimat & à la saison.

La saison ou son doit planter se déter-mine par 1 état de la seve & la constitutionparticulière de l’espece : que l’on consulteYarticle particulier de l’arbre qu’on veutplanter.

Ce n’est pas une réglé générale qu’ondoive planter depuis que la seve a cessé jus-qu à ce quelle recommence d’agir : plusieursarbres toujours verds, & fur-tout leursboutures (Póy<-£ t article BOUTURE) , veu-lent être plantes, tandis que le mouvementest moyen ; ce mouvement dépendant deTétac de î’atmofphere : c’est cet état quidécide du moment de planter.

Màis la saison & le moment de plantersont encore soumis au fol & au climat : folsec, climat chaud , í’automne en généralest préférable : soi humide , climat froid ,c’est ie printemps qu’on doit choisir : cemaximum se modifiera suivant que Jes deuxfermes de la supposition varieront dans lesait.

La maniéré de planter dépend de l’efpeced’arbre ( Voyez l’article particulier de celuique vous vous proposez de planter ) ; maisnous avons dit qu’elie dépendoit encore dela qualité', de la profondeur, & de la figuredu fol, .du climat & de la saison.

De la qualité : dans les terres maigres &pierreuses on fora les trous fort larges j dansles terres très-fertiles, il íuíKra de leur don-ner les dimensions ordinaires.

De la profondeur : clans les fols tres-pro-fonds, vous donnerez à vos trous tdle pro-fondeur qu’il vous plaira ; dans les fols min-ces , vous ne leur donnerez que !a profon-deur du fol, ce qui demande des attentionsque nous détaillerons ci-après. Si le terrainest très-humide, il ne saut point faire detrous, il faut relever fur les racines misesà fleur de terre, des berges de fossé ou des

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monticules aplatis. Si !a terre est très-fe-che , il faut faire les trous très-profonds ,& ne pas les combler tont-à-sait.

De la figure : si le fol est plat, les trousdoivent être moins profonds : íi le terrainest en pente rapide , ils demandent beau-coup de profondeur : cette.profondeur doitvarier encore relativement au climat & à lasaison : chauds, elle doit être considérable ;froids & sur-tout humides, il ne faut qu’uneprofondeur moyenne.

En général les trous trop profonds, creusésdans le tuf, les lits de pierre & l’argile , neforment que des cuviers où les eaux da-massent croupissent ; du fond il s’élevedes vappurs qui occasionnent la pourrituredes racines, & c’est la cause du peu de suc-cès de la plupart des plantations. Dans cescas on peut creuser des tranchées, suivantla pente du terrain, & leur donner assezde profondeur pour pouvoir en extir-per les pierres , le tuf & f argile. En plan-tant dans ces tranchées, rempliesaux deuxtiers ou environ , les arbres réussiront tres-bien , parce que les eaux surabondantes dé-couleront ; mais dans ce cas , il saut avoirgrande attention de donner au fond destranchées un plan bien égal.

Dans des trous d’une profondeur moyen-ne , on peut encore trop enfoncer l’arbre ,& c’est une très-grande faute : les racineslatérales supérieures , placées trop bas, nepourront s’étendre que dans la mauvaiseterre que recouvre la premiere couche quiest la meilleure, & dont elles ne profiterontpas : il est donc essentiel de les placer demaniéré qu’elîes puissent au moins pénétrerpar le milieu cette couche supérieure, quidans bien des endroits n'est pas fort épa’ííè.

Pour donner à cet égard une idée géné-rale qui puisse servir de principe , suppo-sons un fol très-m;nce, par exemple, d’undemi - pié : voyons quelle seroit la meil-leure méthode d’y planter. Les racines desarbres ne pouvant s’enfoncer ni se nourrirdans le fond, il faut qu’elles pâturent ens’étendant ; il convient donc de mettreentre les arbres d’autant plus de distanceque ce fol est plus mince. Ainsi les frênesqui demandent dans les terres communesvingt pies d’intervaîle , devroient ici enavoir quarante , & peut-être soixante.