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Tome vingt-sixième.
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violent poison, devient un souverain re-mede, appliqué à propos & à juste dose.(D.J.)

PLANTES de la Bible , (Boran. ) On ap-pelle ainsi ìes plantes dont il est parlé dansîa Bible. La Botanique a éclairé de les lu-mières ía Critique sacrée, & a répandubeaucoup de jour sur fintdliger.ee <ïes en-droits de í’Eerxture où il s’agit des plantes.Earreira , Cocquius , Lemmas, Ursinus ,ont les premiers rompu la glace ; maisleurs ouvrages font tombés dans l’oublìdepuis ceux d’Hilier , abbé de Royal-Fon-taine, ' & du médecin Celsius. Le trai'.éd’Hilìer esc intitule lídle>i hiero-pkyticon ,(k a été imprimé à Utrecht en 172.5 , in- 4 0 .L’ouvrage de Celsius , Celfii h;erq~ hota-nieen , a paru Amjtccl, 1748, en 2. vol. in- 8 Q .{D. J.)

§ Plante^ [Satan, métb.) Gesner,médecin Saisie , est le premier qui air ap-perçu qu’il convenoit de chercher les dif-férences caractéristiques des plantes , plu-tôt dans les parties de la fructification queclans les feuilles ; mais il est mort avantd’avoir pu former une méthode selon ceplan.

Cisalpin , professeur cn médecine dansf université de Pise, & ensuite premier mé-decin du pape Clément VIII, disoit quec’étoit avec raison qu’on avoit établi plu-sieurs genres de plantes fur la structuredes fruits , puisque la nature réemploiepour îa production d’aucune autre partiedes plantes un auíli grand nombre depteces différentes. Cet auteur , qui est îspremier qui ait jeté les fondemens d’ur.eméthode par les parties de îa fructifica-tion , commence par séparer les arbres &les arbrisseaux d’avec les herbes : il diviseensuite, soit les arbres, soit les herbesen plusieurs bandes, qu’il subdivise encorepour en former quinze classes. Quand onfait attention â f état où la botanique étoitde son temps , & qu’en conséquence onvient à examiner fa méthode , on y re-connoît un esprit vaste qui a fu surmonterde grandes difficultés pour jeter les pre-miers fondemens de toutes les méthodesque son a vu paroîrre dans la fuite. II fautavouer qu’il a laissé ce .germe précieux en-core bien coní us ; c est par cette raison que

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ficus ne nous y arrêterons pas plus losg-temps.

Fabius Columna, d’ure illustre familled’ïtaUe , fit voir par son ìlìfloire des plantes ,publiée on 1616 , une grande sagacité dansrétablissement qu’il fit des genres : il a soind’averrir qréd ne compte pour rien les fouil-les , & qréii ne considéré que les partiesde !a fructification; malheureusement il yjoignoit !a laveur des plantes, qui ne peutfournir que des caractères très-incertains.

Le célèbre Gaspard Baahìn incîinok pourqu’on établît les genres fur les vertus cesplantes. Je me 'garderai bien de blâmerCeux qui ont donné des Traités des plantesusuelles rangées selon leurs différentes ver-tus ; ces ouvrages font rrès-utiles pour lapratique de la médecine ; mais ils ne peu-vent absolument être d’aucune utilité poufconduire à la parfaite connoilTance desplantes : outre que les propriétés deí plantesfont quelquefois incertaines, celles qui fontles mieux constatées ne fe montrent pointsu dehors. Rien ne rréindique, en voyantun pavot, qu’iî a une qualité narcotique ; lsséné , la rhubarbe, la scatnmonée , cesplantes ne manifestent point leur vertu pur-gative : d’aiileurs , une même plante peutavoir plusieurs propriétés , soit pour la mé-decine , soit pour les arts ; dans ce cas ilest embarraíîànt de décider dans quelleclasse iî convient de la ranger. Gette idéerestoic néanmoins tellement inculquée dansl’esprit des botanistes, que les méthodesréont íàit aucun progrès jtifqu’au temps deMorìstòn , médecin Ecossois , qui fut re-tenu cn France par S. A. R. Gaston , ducd’Oríeans.

Méthode de M. Moriffon. Ce médecin quiconnoistòit très-bien les ouvrages de Cassai-pin & deColumna, a donné une méthodede botanique bien moins imparfaite que sesprédécesseurs. Le but de Morísson étantd’établir une méthode par les fruits , iî arangé toutes les plantes en dix-huit classes »dont trois font destinées pour les arbres»les arbrisseaux & les arbustes > & les quinzeautres pour les herbes : je ne parlerai que destrois premières.

CLASSE I. des arbres. II divise cette classéen dix sections.

Section I. Les conifères : le pin, le sapin j