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prétendent infiniment plus nourrissante. I la feuille plus noire, la graine plus longueLes chevaux Espagnols nourris avec de & plus velue.
l’orge , font moins sujets aux maladies , &fur-tout à perdre !a vue , que les chevauxnourris avec l’avoine.
5 0 . L’avoine (e) est un genre ce planta qui,comme toutes celles quinousdcnnentleshlés,porte des fleurs composées de petits filetssortant des enveloppes, qui composent i’épi;mais ces fleurs & ces enveloppes ne font pasréunies en épi clans l'avoine ; elles font por-tées au haut de la tige par cle longs pédicu-les , & diípoíées par paquets pendans quiforment une particule éparse , dont les bou-quets pendent vers la terre. A chacune deces fleurs succédé une semence oblongue ,mince , pointue , farineuse , enveloppéed’une capsule qui a servi de calice à sa fleur;du reste , la plante & les feuilles font assezsemblables au froment ; mais les tuyaux fontplus minces , & ont beaucoup plus denœuds.
11 y a plusieurs efpeces d’avoine : on lesdistingue, comme les autres íromentacées,en avoines d’hiver & en avoines printa-r.ieres.
Les avoines d’hiver se sement dans lesterres destinées pour la saison des mars : onles sente avant les l'romens, & elles se ré-coltent avant les seigles. On en cultive beau-coup dans le Maine. Quand les avoines réus-sissent , elles donnent de meilleur grain &cn plus grande quantité que les avoines duprintemps, & elles font moins exposées à'souffrir des sécheresses de leté. Mais les fer-miers , occupés à travailler leurs blés enautomne , préfèrent de différer jusqu auprintemps les semailles des menus grains.D’aìîleurs , dans les terres qui retiennentl’eau, il périt une grande partie de cetteavoine pendant 1 hiver.
Quant aux avoines printanieres , i! y ena de rouges , il y en a de blanches ,_il y ena de noires. On croit que !a roúge aime lesterres légeres & chaudes ; qn’elle résistemoins aux accidens du temps; qu’elle s’tp;eplutôt que la noire , & qu’elle est moinsnourriííànte & plus chaude. La blanche paílèpour avoir moins de. substance que Tune &.ìfautre. L’avoine noire a le tuyau plus gros,
Il y a encore une autre espece d’avoinequ’on appelle avoine nue , parce qu’elle nerend presque point de son , & que , parcette raison , elle est tròs-propre à faire du.gruau.
II y a encore la folie avoine (/) qu’onappelle auífi averon ou coquiole : elle est sté-rile & fans grains ; elle infecte un champ &se repeuple , à moins qu’on ne- l’arrache &qu’on n’en coupe les tiges avant fa ma-turité.
On dit que les Canadiens ont une forte•d’avoine qui est beaucoup plus grosse, pluslongue & plus délicate que la nôtre ; on lacompare au riz pour la bonté : ils la re-cueillent en juin. Elle croît dans l’éau Ledans les petites rivières dont le fond est devase ; & au rapport de Fauteur de ia Mai-son rustique , elle vient au haut d’une tigequi s’éleve de deux piés au-dessus de Peaui! est incertain fi c’est une espece d’avoine.
Quand les avoines font mûres , on lescoupe avec la faux , excepté dans les paysoù on laboure par filions. M. Duhamelblâme la mauvaise habitude où i’on est defaucher les avoines encore vertes , & de leslaisser javelles ou reposer sur terre , jissqu’àce qu’il tombe assez d’eau pour pénétrer lesondins. L’avoine , dit - on , acheve de semûrir sur le champ ; le grain se remplit ; ilnoircit & devient plus pe ant; mais c’est unpréjugé ; & M. Duhamel cite I’expérienced’habiles cultivateurs qui laissent parfaite-ment mûrir leurs avoines fur pie & les en-lèvent tout de fuite fans les laisser javelles.Ainsi i! faut bien se garder de suivre le con-seil (heureusement impraticable) , d’ar-rofer les gerbes s’il ne pleut pas. L’avoinerécoltée fiche pese un douzième de plus, fcest bien préférable pour la semence, en cequ’elle a été serrée plus seche ; car on nedoit jamais semer de l’avoine, que la se-mence n’ait été éprouvée , en mettant enterre un certain nombre de grains pour éprou-ver s’ils lovent bien. L’avoine javellée est plus.
. sujette à se corrompre que celle qui ne l’a.cas été.
II est bon de ne setîier les avoines quA
( e ) Avenu bromus. On l’appelle cìvaAe en Provence, en Languedoc & en Gascogne,.(fj C esi 1 ’agìl.ops des Grevs, & 1 ?s’stus Jestucœ des Latins..