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Tome vingt-sixième.
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i6z • P L Alesquelles c'toient ornées de figures en relief,ou de dessins en creux ; elles íervoient àdifierons usages dont la plupart nous fontinconnus , & nous ne faisons que soupçon-ner une partie des autres. Quoi qu’il en soit,le travad de ces monumens mérite l’atten-tion des cuneux, Vous en trouverez plu-sieurs gravures dans le recueil des Antìq.égypi. éttusq. grcq. & rom. de M. de Caylus ,tom. II.

PLAQUÉ , CUIR , ( Corroyeur. ) on ap-pelle cuirs plaqués , les cuirs forts qui ontété plaines & tannés > fer qu’on a fait sécheraprès avoir été tirés de la foffe an tan.

§ PLAQUEMINIER^Plaqueminierpar les habitar s de la Louisiane, {Bot. fard.)en I atin guìacana. J. B. diofpyros , Linn. enAr.glois 7 lndian dauplutnb , en Allemand ,Jndianfcke dattelpflaumettbaum.

Caractère générique.

Dans les eípeces de ce genre, des indi-vidus particuliers ne portent que des fleurshermaphrodites, d’autres ne font chargésque de fleurs mâles ; les premieres ont ungrand calice obtus, découpé en quatre par-ties plus grandes que le pétale, ce calice estpermanent. La fleur est monopétale , &figurée en cruche ; elle est profondémentdécoupée en quatre segmens : on y trouvehuit étamines qui font fortement attachéesà la paroi intérieure du calice ; leurs pédi-cules font très-courts , ils ne débordentpas le pétale, & ont leurs sommets alongés ;au centre est situé un embryon arrondi,surmonte de quatre stiles qui font intime-ment joints ensemble. L’embryon devientune groífe baie , ou fruit charnu ; ce fruitqui reste environné Ou calice, est divisé enplusieurs cellules, dont ehaeune contientune semence oblongue , dure & compri-mée ; les fleurs mâles ressemblent aux fleursandrogynes , à cela près, qUelIes font dé-pourvues de pistils.

Especes.

î. Plaqueminier à feuilles étroites & unies,à pétioles purpurins.

Diofpyros foliis angvstis , glabris , petiolispurpurafcentibus. Eort. Colomb,

P L A

Diofpyros foliorum paginis dìfcolorìbus,Linn. Sp. pi.

The lndian dateplumb.

L. Plaqueminier à feuilles plus larges , v®'lues par dessous.

Diofpyros foliis latioribus fubtùs hìrfutis,Hort. Colomb.

Diofpyros foliorum paginis concoloribus »Linn. Sp.pl.

The pìsbamin or perjîmon and by fome pit-chumon plumb.

M. Duhamel en transcrit trois especes ,mais il ne parle que de deux ; ainsi nouspouvons douter de l’existence de cette troi-sième qu’on ne trouve nulle part ailleurs.

Le plaqueminier n°. t , s’éleve dans lesparties méridionales de í’Europe , à la hau-teur de trente pîés ; peut-être forme-t-ilun plus grand arbre en Afrique , dont onle dit indigène ; l’écorce des bourgeons estunie & rougeâtre 5 le verd des feuilles estnuancé d’une couleur fausse , sur-tout parles bords. On voit un très-gros arbre decette efpece au jardin de botanique de Pa-doue : il donne annuellement quantité defruits , avec lesquels on Fa multiplié & dis-persé en Europe ; c’est pourquoi quelquesanciens botanistes l’ont appelé guaiacum pa -tavinum : on pense que cet arbre est lelotus dont Ulysse & ses compagnons goû-tèrent le fruit : cet arbre croît assez vitedans fa jeunesse ; son feuillage est agréable& ne se dépouille que fort tard ; le fruit estpetit.

L’espece /z°.a. croît naturellement dansla Virginie , la Caroline & la Louisiane ;il forme un petit arbre , ou plutôt un grandbuisson qui s’éleve rarement au-destus dedouze ou quatorze piés ; difficilement peut-on le contraindre à 11e conserver qu’unetige nue : l’écorce de ses branches estnoirâtre , & celle des racines trôs-noire :les feuilles font beaucoup plus larges quecelles du lotus ; le dessous en est légère-ment velu , ainsi que l’écorce des bour-geons : les fleurs sortent une à une des ais-selles des feuilles, elles paraissent dans lemois de juin, & n’ont que peu d'éclat. Ladécoction des feuilles est astringente ; lebois passe en Amérique pour être dur & debon usage : le fruit de ee plaqueminier estde la grosseur d’un œuf, & ne se mange