Band 
Tome vingt-sixième.
Seite
165
JPEG-Download
 

P L A

” tier tout immédiatement , combien phi s” v: r ?^ ' c - un» chose peu séante pour la’’ dwiniré ; íl est bien plus conforme à fa” grandeur, Zc plus décent , qu'une vertu” ^ lu "ût répandue par tout le monde re-m mue le soleil & la lune D’aiileurs,n ° s Pns ‘osophes , il ne paroît pasu ' ;° ( F 11 a la raison , que ìa nature coníi-j s. e soin rue quelque chose de distinct defai r 1VlrUtè ’ ne ^ssè rien d u tout, Isoeuant toutes choses immédiatement &la ei dement. Enfin la lenteur avecquel,e tout est produit, paroitroìt unej> a '^ e Pompe ou une formalité inutile , sib-ur etoit tout-puìiTant. On ne com-P endroit pas non plus comment il y au-t * , ^ ordres clans í univers, ou quan-1 e de productions réussissent ma!, parceque ia nratiere ne se trouve pas bien dis-rso fce> ^ c l l ” w arque que Fagent n’apassip C P * nce a laquelle rien ne peut ré-e-fV^m-é k 1 ’r nat ure auíïl-bien que Fartouer ^ , -0 qui peut quelquefois man-à cause d^[ e Ostrée dans ces desseins ,matière ° d Cuvasse disposition de lapeut fair e C °?" m ^ Un a S ent tout-pnissantment , \\ Ce st u ’ d & propose en un mo-à ses fins p arriVe toujours infailliblementcher. aUS s llc tien Fen puisse empê-

Ce font-là l C ç _ - r . r ,re les philofoph e<; raisons ^ font conclu -

«ts Ksr/'f " 1

ce mi , ort re s de fa providence , ende la m ^ aí " C es moovemens réguliers

prétendent er n e S eS nafures .’ À ce ^'ils

fordnpc ’ n , e boivent point etre con-

ripatétîcien? cl qUalit . & occ , ulí:es des Pe '“

nomene f , x *î ul attribuent un phé-marq uerit c l us qualité occulte , n’enfeulement auVp 6 Í‘ 1U ‘ C ' ds témoignentcmxíuidirSJi'K, eft ; mais

îe monde vient d’une n on voit dapsmarquent une cause yl, ?J ìi :l ue > en

fcle ; car ce ne peut être ‘ms & în . tei ' S ’8 pgence qui soit la cause de cctt ^ Inte ^

, te régularité

sent une semblable nature ; au ifo^'

& c’est ce qisaíîiirent ceux qu ; > mt/

ou etaûlis-

ceux qui établissent un mécanisme for

pour parler ainsi, & qui ne reconnois

P L A \6$

fan t aucune cause finale, ne veulent pasqu’une intelligence ait part à la fotmationdes chosesccs gens-là ne rendent aucu-ne raison de í’ordre de Punivers , à moinsqu’on ne dise que la confusion est causede Tordre, & je hasard de la régularité.|1 y a donc une grande différence entreles quantes occultes & les natures plastiques.Mais les défenseurs de ces natures con-viennent en meme temps çju’il est très-diffîciìe de s’en faire 1 idee , & quson nepeut les connokre que par une cípece dedescription. Aristote apprend, Fhyjiq. i sV .

XVI. ch. vit}, comment on peut concevoirîa nature plastique en général, en disant quest t art de bâtir des vaìjfeaux étoït dans k bois ,cet art agiroit Coinme la nature , c’eft-à-direqu’ií croîtroit des vaisseaux tout faits ,comme il croît des fruits & d’autres cho-ses semblables. II en est de même de tousles autres arts. Si Fart de bâtir qui est dansFeíprit des architectes, étoit dans les pier-res , dans le mortier & dans les autres ma-tériaux , ils se rangeroient par le moyende ce principe intérieur dans le même or-dre anquel nous le mettons , comme lesPoètes ont dit qu’Amphion en jouant de lalyre , attiroit les pierres, en sorte qu’eîiesfor m oient d’eiles - mêmes les murailles doThèbes. La nature plastique est donc uneespece d’artisan , mais elle a plusieurs avan-tages fur Fart humain. A u lieu que celui-ci réagit qu’en dehors & de loin, fans pé-nétrer la matière, qu’il se sort de beaucoupd’instrumens, & qu’il travaille à grand bruitpour imprimer avec peine dans la matièrela forme que Partisan a dans l’efprit ; îanature dont on parle , agit intérieurement& immédiatement fans instrument & fansaucun fracas, d’une maniéré cachée, &avec beaucoup de facilité. _ M. Cudyorthdit que cet art est comme incorporé dansla matière, & nomme fa maniéré d’agirvitale, & même magique, pour Foppoíèrà la mécanique dont les hommes íe fer-vent. 2 °. Au lieu que nos artisans sontsouvent obligés de chercher comment ilsferont pour venir a boutée leurs desseins,qu’ils consultent, qu ds debberent, & qu’ilscorrigent souyent, les fautes qu’ils avoienefaites , la natur e plastique au contraire nes arrête jamais j cc n est point en peine de