^ contenta d’envoyer ses disciples. Dion ,rithon & Heraclide qui avoient puisé dansíun école la haine de la tyrannie , en affran-chirent le prenne r la Sicile, les deux autres*‘Û iirace.Ii fut aimé de quelques souverains.
souverains ne rougiílòient pas alors« é ‘fe philosophes. Ii voyagea trois foisenSicile ; la premier? , pour connoìfre l’île &y°' r la chaudière de l’Etna ; la seconde, àà sollicitation de Denis & des 'Pichagori-qui avoient espéré que fcn éloquence** sa sagesse pourraient beaucoup íur les es-D'ts ; ce fut auíïì fobjet de la troisième vi-qu’iî fit à Denis. De retour dans Athe-Iso- il so livra tout entier aux Muses & à^Pniiosopstie. II jouit d’uue santé constante' .s «ne longue vie, récompense cie sa fru-Saíite; st mourut âgé de 81 aïs, la pre-^icre d« !a cent huitième olympiade. LeP-na Mithridrate lui éleva une statue ,nstote un autel : on consacra par la so-J^nìte so jour de sa naissance, & son frappas ( s S s non n°ies à son effigie- Les siécles quil'?.; écoulés, n’ont fait qu’accroître^ qù’on avoic pour ses ouvrages.
Poéf 1 . ef s moyen entre ia proie & lap./. ie - il offre des modèles en tout genre
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e : cclii qui n’est P« ,‘ er,1 } blehf armes de ses dialogues n’a point de goût.Personne u’a su établir le lieu de la íceneavec plus de vérité , ni mieux soutenir lescaractères. I! a des momer.s de 1 enthou-siasme le plus sublime. Son dialogue dela sainteté est un chef-d’œuvre de nneíte ,son apologie de Socrare en est un de 'vé-ritable éloquence. Ce n’est pas a la pre-miers lecture qu’or. saisit fart-& le but dubanquet : il y a plus à prositer pour unhomme de génie dans ur.e page de cet au-teur, que dans mise volumes de critique.Homere 6c Platon attendent encore untraducteur digue d’eux il professa la dou-'« doctrine. II est difficile, dit-il dans le1 miee, de remonter à fauteur de cet 1univers, & il soroit dangereux de publier ’ce qu on cn dccov,vRroit.ll vit que le douteetoit lâ J3ie de la véritable science , auíTitous ses dialogues - refpirent-ih le scepti-cisme. ïis ers rcíson; oient- q autsr.t'psos à laconversation d OS s ouvrit de ses véri-tables fenrimens qu à quelques amis. Lesort de son maître savoir rendu circons-
pect ; ij sot partisan jusqu’à un certainpoint du silence pythagorique; il imitassesprêtres de l’Egypte , les mortels les plustaciturnes & les plus cachés. 11 est plusoccupé à réfuter qn’à prouver, & il échappepresque toujours à la malignité du lecteur àl’aide d’un grand nombre d’interlocuteursqui ont alternativement tort & raison. Iiappliqua les Mathématiques à la Philoso-phie 5 il tenta de remonter à l’origine sseschoses, & il se perdit dans les spécula-tions; il est souvent obscur ; il e st peut-être moins à lire pour ies choses qu’Il ditque pour ìa maniéré de !e dire ; ce n’eítpas qu’on ne rencontre chez lui des véritésgénérales d’une philosophie profonde &vraie. Parle-t-iljde l’harmome générale def univers > celui qui en sot fauteur 'em-prunteroit fa langue & ses idées.
De la Philosophie de Platon. I! difoit :
Le nom de sage ne convientqu’à Dieu ,celui de philosophe suffit à l’homme.
La sagesse a pour objet les choses intelli-gibles ; la sciencté , les ’chofes qui font re-latives à Dieu & à'famé quand elle estséparée du corps. '
La nature & l’art concourent à former lephilosophe.
II aime la vérité dès son enfance ; il a dela mémoire S: de la pénétration ; il estporté à ía tempérance ; il se sent du cou-rage: - ■ -c : -
. Les choses font ou. intelligibles ou a'é-tives la-science est-ou théorique oupratique.
Le philosophe qui contemple les intel-ligibles imite l’Être suprême.
Ce n’est point un être oisif; il agira,si l’occasion s’en présente.
31 saura prescrire deslois, ordonner unsrépublique, appaiser une sédition ,'amen-der !a vieillesse , instruire la jeunesse.
II ne néglige ni l’art de parler , ni celuid’arranger ses pensées.
8a dialectique aidée de !a géométrie î’é-lovera an premier principe , & ^déchirerale voile.qui couvre les yeux dss barbares,
Platon dit que fa dialectiq Ue s>^'
-de diviser, de déonir, 'd’inférer & de rai»sonner ou d’argumenter. '
Si rargumentatioìi est nécessaire ,'îl rap-pelle apoíechque ; sv^le est probable éoUh&