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remplace, quelquefois en hébreu l’adjectifdjstribuci chaque , ou I’adjtctif collectif tout:
iyiK ( U!cal aijs a ifsmebith ,
en lisant comme Malclef ), ce que les sep-tante ont traduit par «vípas-of «vípuiro* tu»v ‘* v \ , homo, homo jihr.rum Israël,êt la vulgate , Ao/rco quilibet de domo Israël.
xy.j, 3. ce qui est le véritable sens deihebraïsme. D’autres fois cette répétitione ft purement emphatique: ses , Det-'í
, Deus meus q ce pléonasme marque' 1 ardeur de f invocation- Nous imitons quel-quefois ce tour hébraïque dans la mêmeVue ; on ne fauroit lire , fans îa plus vive^Motion, ce qu’a écrit fauteur de Têlé-fàaque, [ !V . XI. lur les acclamations desPeuples de fHeípérie au íùjet de la paix,
& la jonction de ces deux mots la paix,se paix , qui íe trouve jusqu'à trois foisdans f espace de quatre à cinq lignes , donneau récit un feu qui porte {'embrasementdans l’imagination & dans famé du lecteur.
6°. C’est un usage très-ordinaire de ialangue hébraïque de mettre finsinitif duverbe avant le verbe même : bss'n qmxcomedere ou comedendo comedes \ Glu. H.l6. men ma mori ou moriendo marier is.Ib. ii. íj. Quelques grammairiens préten-dent .que c’est dans ces exemples une purepértJToiogie ,, & qiie laddition de l'ir.fìnitjfau^ verbe n’ajoute à fa signification aucuneidée accessoire. Pour moij’ai peine à croirecju’une phrase essentiefement vicieuse aitPu être dans la langue sainte d’un usage« fréquent sans aucune nécessité. Je dis d’unv J'ge fréquent ; car rien de plus communH Ue ce tour dans les livres sacrés ; & j'a-foute que ce seroit sans aucune nécessité,P a i'ce que h conjugaison simple fburniffoit*3 même idée. Qu’on y prenne garde ;
* lha o e des langues est beaucoup moinsaveugle qufon ne le pense, & jamais iln autorité lans raison une locution irrégu-!ere . il faut , pour mériter Faoprobatíonumve.'.elie, qu elle íuplée à quelque for-mai ion que 1 ana.ogie de la langue ne donnepoint, comme sont nos temps composéspar le moyen des auxiliaires avoir, venir ,du oir , aller , ou qu elle renferme quelque !idée accessoire dont ne seroit pas suicep- iisole la locution régulière, tels que sont j!es pléonasmes dont il s’agit ici. Leclerc j
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cependant {Art. critic. Part. ÌI. fiel. 1 . cap.4, «“• 3,4, s.) soutient que cette addi-tion de finsinitif au verbe n ! a en hébreu au-cune énergie propre : hœc adiitio J sdemverbi . . . nullam habet in hebraïca - . . .lingua , emphasin. Mais il fàudroit, avantque d adopter cette opinion , répondre àce que je viens d’ebserver sur la circons-pection de 1 usage.quí n’autorise jamaisune locution irregiilíere fans un besoin réeld’anaîogie ou d’énergie. Si d’aillèurs ons’en rapporte au moyen proposé par Le.lerc,il me semble qu’il ne lui fournira pas uneconclusion favorable : res . . . certa erit,dit-il , de hebrana, Ji quis expendat loca scrip-tural in quibus occurrit e.a phrafis. îh’est-ilpas évident que comedendo comedes ne signi-fie pas simplement vçus mangers , ruaisvous aure{ toute liberté de manger , vousI mangere ç librement, tant & ji souvent quevous voudrez^ ? C’est la même énergie dansnwriendo , marie) is ; cela ne veut pas diresimplement vous mourrez ; mais la répétitionde ridée de mort donne à f affirmationénoncée par le verbe une emphase parti-culière , vous mourrez certainement, infailli-blement , indubitablement : & delà vient quepour donner plus de poids à {'affirmationcontraire ou à la négation de cette sen-tence , le serpent employa le même pléo-nasme : pian n 12 sb , nequaquatn moriendomoriemtni, Gen. Z, 4. il est certain quevous ne mourrez point. Voyez au surplusla grammaire hébraïque de Muscles, ch.xxiv, §§ $ , 8 , 9 ; ch. xxv. § 8 , & ch.xxvj. W 7, 8.
II. j avoue néanmoins qiul se rencon-tre, & même assez souvent, de ces répé-titions identiques où nous ne voyons ni em-phase , ni énergie. Dans ce cas , il faut dis-tinguer entre les langues mortes & les lan-gues vivantes, & fou distinguer encore entreles langues mortes dont il nous reste peu demonuments, comme f hébreu, & les languesmortes dont nous avons conservé aíf.z d’é-crits pour en juger avec plus de certitude,comme le grec & le latin.
Par rapport à I hébreu , quand nous n’ap-percevons pas les idees accessoires que larépétition identique peut ajouter au sens,il me semble qu il est raisonnable de penserque cela vient de ce que nous n’avons plus
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