assez de secours pour entendre parfaitementla locution qui se présente ; & c’est bail-leur un hommage que nous devons à la ma-jesté de rEcricure sainte, & à rinfaillibilitédu S.-Esprit qui en est le principal auteur.
Pour les autres langues mortes , il estencore bien des cas où nous devons avoirpar équité la même réserve ; & csost prin-cipalement quand il s’agit de phrases dontles exemples font très-rares. Mais en géné-ral nous ne devons faire aucune difficulté dereconnoître la périjsolose , même dans lesmeilleurs écrivains de l’antiquité, commenous la trouvons souvent dans les modernes.
i°. Nous entendons assez le grec & lelatin pour en discuter le grammatical aveccertitude ; & peut-être Démosthène &Cicéron seroient-ils surpris, s’ils revenoientparmi nous, &: que nous pulsions commu-niquer avec eux des progrès que nous avonsfaits dans l’intelligenee de leurs écrits ,quoique nous ne puiíïions pas parler commeeux. 2°. Le respect que nous devons à ì’an-tiquité , n’exige pas de nous une adorationaveugle ries anciens croient hommes com-me les modernes, sujets aux mêmes mé-prises , aux mêmes préjugés, aux mêmeserreurs, aux mêmes fautes : osons croireune fois, que Virgile n’entendoit pas mieuxfa langue , & n’étoit pas plus châtié dansson style que ne l’étoit notre Racine ; &Racine n’a point été entièrement disculpépar 1 Abbe des Fontaines, qui s’étoit chargéde le venger contre les remarques de M.i’Abbe d’Olivet. Disons donc que le sic orclocut’ds de Virgile, & mille autres phrasespareilles de ce poète & des autres écrivainsdu ben íìecle, ne sont que des exemplesde périfíblogie , & des défauts réels plutôtque des tours figurés. ( B. E. R. M.),
PLÉROTIQUES, adj. en Médecine , c estune efpece de remedes , que l’on appelleautrement incarnatifs & sarcotiques. Voye ?
Incarnatif ct Sarcotique. Ce motest formé du mot grec , je remplis.
PLESCOW, ou P L E S R O W , ouPSKOYC , ( Géog. moi. ) ville de Rustie ,capitale du duché du même nom , avec unarchevêché du rit moscovite , & un châ-teau bâti sor un rocher. Elle fut réunie à lacouronne de Russie par ] e grand Duc JeanBaíuowîtz j &. Etienne Batcori, roi de Po-
P t E
logne , fut obligé d’en lever le siégé en1507. Cette ville est fi tuée sur la riviere deMuldow , près de son embouchure dans lelac de Plefcow , à 60 lieues nord-ouest deRiga , & à égale distance de Pétersbourg.Long. > 18. lotit. ^7, 35.
PLÉSION , ( Art mìlit. Tactique Greque. )Le pléjion chez les Grecs étoit une ordon-nance particulière à rinfanterie. Elle cor.sif-roit en un quarté long , tantôt à centreplein , tantôt à centre vide. Quelquefoison présentoir à l’ennemi son plus grand côté,& U’autres fois on marriioit centre lui parle plus petit : ainsi cette évolution foimoitune véritable colonne , & se changeoit en-core dans les différentes sortes de quarrésque l’on connoît. La longueur de ce quartéexcédois fa hauteur. Les frondeurs & lesarchers en occupoient le dedans, couvertde toutes parts en dehors de soldats pesam-ment armés. On employois contre cettedisposition la phalange implexe. Voye ^ Pha-lange implexe au mot PHALANGE , des pi.jìg. 44 , pi. II, Art. rmlit. Tacìtque desGrecs , fupl. des planches.
PLESS , ou PSEZlNA , (’ Géog . moi. )petite ville de Silésie fur le bord septen-trional de la Vistule , aux confins de la Po-logne , sor la route de Cracovie à Vienne.Les Catholiques y ont une église, & lesLuthériens en plus grand nombre y ont leurtemple.
PLESSIS-LEZ-TOURS , (Géog. mod.)ancienne maison royale de France , près deTours, bâtie par Louis XI, qui y fondaune collégiale & un couvent de Minimes ,le premier qu’ils aient eu en France.
C est au Château de Pksis-le^-Tours quemourut Louis XI, le 30 Août 1483 , âgéde 60 ans. Peu de tyrans, dit M. de Vol-taire, ont fait périr plus de citoyens par iesmains des bourreaux , & par des sup-plices plus recherchés. Les cachots, lescages de fer, les chaînes dont on chargeoitces victimes, sent les monurnens qu’il alaiíïès de son caractère. Le supplice deJaquet d'Armagnac, Duc de Nemours,qu’il fit; juger par des commiflaires , les cir-constances & F appareil de fa mort, le par-tage de ses dépouilles , les prisons où il en-ferma ses jeunes enfants, sont autant detraits odieux.