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Tome vingt-sixième.
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hémorragies salutaires, fus - tout par len . ez ' "e la vient qus les médecins égyp-tiens font des scarifications dans la plupartd es maladies.

La dicte aide & acheve ce que la sai-gnce a commencé ; auífi voit - on que lesgens qui joignent la dicte à l’exercice sontm oins pléthoriques & plus sains.

Mais quoique la saignée diminue la re-dondance du sang, non-feulement elle laisse10 corps auífi sujet qu’auparavant à la ré-Plétion, mais elle le diípose encore davan-tage à !a génération d'une nouvelle plétho-re , air.fi que nous savons déjà observé.Q’où il fuit qu’il faut tellement le forti-fier, qu’il nepuiífe plus amasser à savenirune fi grande quantité de sang.

L’exercice non-feulement diífipe le tropde sang qui s’étoit amassé dans le corps ,mais il fortifie encore les solides à un relpoint, qú’i'is ne cedent plus avec la mêmefacilité aux fluides qu’iîs contiennent ; auífiVoit-on rarement les personnes accoutuméesa un travail pénible, sujettes à la pléthore,bien qu’elles prennent beaucoup de nour-riture : mais un pareil exercice ne con-vient qu’après avoir dégagé les vaisseauxparle moyen de la saignée ; car sans cetteprécaution , ils ne manqueroient pas de sedistendre & de se rompre en très-peu detemps.

Les veilles font un grand remède con-tre la plénitude, fi le sommeil est une causede cette même plénitude ; auífi voit-onpue ceux qui dorment peu sont rarementPléthoriques.

L’ufage des alimens acres ordonné après?. signée & la purgation est sagement in-ique -, car comme les alimens doux sontune cause de notre accroissement, & mê-me de la pléthore , comme il le paroît par, nutrition & la formation du fœtus quin est nourri que de lait & dfìLitres nour-ritures douces & humectantes , ií fuit quela dicte opposée à celle des enfans , ferasalutaire dans le cas de pléthore ; les ali-mens les plus durs à digérer , les substan-ces acres , aromatiques & irritantes sontles plus salutaires , parce qu’iis soumis-sent moins de chyle & de sang , &‘q ue leshumeurs sont plus fouettees à l’aide de cesfortes de substances ; elles ne peuvent d’ail-Tornc XXFL

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leurs s’accumuler dans les vaisseaux à cauiedu ressort de ceux-ci qui se trouve aug-menté.

Les évacuations doivent être omises oucessées par degré , leur continuation aug-tnenterok la pléthore , de même que leurcessation subite ; il saut les diminuer peua peu, quant à leur quantité, & mettre un- p' iis grand intervalle entr’eilcs peur pou-voir y renoncer insensiblement sans dan-ger ; en prenant ces mesures on imite laméthode salutaire dont îa nature se sertvers le temps que les réglés commencentà cesser dans les femmes ; car cette éva-cuation devient successivement moinsabondante , & ses retours sont moins fré-quens jusqu'à ce qu’elie ait entièrementcessé ; mais lorsque les réglés viennent àcesser tout d’un coup, cet accident a pourl’ordinaire des suites très-fâcheuses.

La purgation est un remede aussi sûr qnela saignée ; car elle diminue les humeursdes premieres voies , elle évacue le chylesurabondant, il s’en porte moins dans lesang, & celui-ci est nécessairement di-minué dans fa source ; la purgation répétéeoccasionne moins la pléthore par elle-même , que la saignée, car elle ne désem-plit pas spécialement les vaisseaux.

Les íudorifiques & les diurétiques sontaussi des remedes assurés , car ils augmen-tent les sécrétions , diminuent la massetotale des liqueurs. Quelques gens mêmen’emploient que ces remedes.

Pléthore saujse est une maladie où !esang, sans être. augmenté dans la masse,Test dans son volume ; de façon que vingt-cinq livres de sang équivalent en volume atrente livres ; c’eíì cet état que l’on nom-me raréfaction des fluides.

La cause de certe pléthore est dif-férente de celle de la vraie ; elle dé-pend de îa raréfaction même du sang ;ses soufres & ics autres íiuidc-s étant sort' développés & divisés présentent plus de• surface > ils emplissent davantage lesvaisseaux, ceux-ci sont plus dilatés , plustendus , plus ^vibratifs, le pouls est plusplein, plus fréquent r mais les causes deces raréfactions sont les afimens acres &de haut goût; les remedes chauds* & atté-nuans ordonnes dans 1 epaissistlment ou dans

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