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ia pléthore elle-même occasionnée parla suppression des évacuations ordinai-res , & sur-tout de la transpiration , ledéfaut d’exercice , l’usage des liqueursspiritueuses, & enfin tout ce qui peutaugmenter Facrimonie , la chaleur & Fex-pansion des liqueurs.
Dans la pléthore faujse !e sang est plusfouetté, plus divisé & atténué ; aussi le poulseít plus plein , mais plus tendu & plus fré-quent la chaleur y est plus marquée quedans la pléthore vraie , où le sang est plusétouffé, rnris moins acre & moins expan-sible. Les veilles continuelles , F excès despassions & Falkalefcence des humeurs fontles vraies causes da cette maladie, qui eítplus dangereuse que la pléthore vraie.
Curation. Les indications font de con-denser , d'adoucir & de resserrer la masse&: le volume du sang.
Les remedes convenables font la saignéemoins copieuse & moins souvent répétéeque dans les pléthores vraies.
Les adoucilîàns font le petit lait, lestisanes d’orge, de gruau , de riz & de se-moule , les crèmes faites avec ces graines,les bains & les demi-bains.
Les rafraîchissans, les émussions avec lessemences froides majeures & mineures. .
L’air frais, les alimens doux & balsami-ques , les viandes des jeunes animaux , lesbouillons & les gelées préparées de cesviandes.
L’eau simple pour boiíîon, ou le vinvieux fort trempé , F exercice modéré, lerepos ou le sommeil prolongé & pris dansun lieu tempéré, cù F air ne soit ni tropchaud ni trop froid.
Tout ce que nous avons dit sor la plé-thore , suffit pour faire comprendre quecette cause des maladies est la plus géné-rale & la plus ordinaire > & qu’on ne pourrales traiter ni les guérir fans combattre cettecause générale.
Les remedes anti-pléthoriques íont engénéral les diurétiques , les sudorifiqnes ,les apéritifs , les céphaliques, les emrae-nagogues , les hépatiques, les splenétiques.Fqyeç tous ces articles. Voye^ MÉDICA-MENS,
PLÉTHORIQUES, médicamens qui fontmue de la chair & remplissent les bles-
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sures. On donne auísi le nom de pléthori-ques à toutes les causes de la pléthore, soitvraie , soit fausse. Voye\ PLÉTHORE.
PLÉTHRON , ( Arpentag. des anc. )-ttXÍO^ov , espace de terrain chez les Grecs ,qui contenoit cent piés en quarté; ou quar-té dont le côté étoit de cent piés. Le ju-gerum des Latins contenoit deux cents piés,c’est-à-dire, Fefpace renfermé dans un pa-rallélogramme de deux cents piés de longfur cent de hauteur , de forte que vingt. a-ufya des Grecs ne faisoient que dix juge-ra , ou arpens des Romains. Pline a com-mis perpétuellement cette faute dans lespassages qu’il a tirés de Théophraste. II n’apas songé que son htgerum étoit une mesuredouble du *■ >'í 6 ^u(D.J.)
PLÉTHYPATE , ( Calend. de Paphos. )nom d’un mois de ceux de Paphos, suivantGyraldus & le pere Hardouin ; il répondoitau mois de juin. (D. J.)
PLETTENBERG , ( Gêog. ) ville d’Al-lemagne , dans le cercle de Westphalie &:dans le comté de la Mark , proche des ri-vières d’Eife & d'(Ester. L’on y professeles religions luthérienne & calviniste. L’ony travaille beaucoup en sir & en acier,& l’on y nourrit quantité de bétail. C’est lechef-lieu d’un bon bailliage ; & de Fancienchâteau qu’on y trouve , font sortis lescomtes & barons de Plettenberg > jadis sei-gneurs de cette ville & de ses environs, &encore aujourd’hui feudataires de quelqueslieux épars dans la contrée. (D. G. )PLEVINE , f. f. ( Jurifpr. ) est un termeparticulier à la coutume de Bretagne pourexprimer un cautionnement. Ce termei étoit auísi usité dans l ancienne coutumede Normandie. Voye^pLEGE. {A)
PLEUMOSII, ( Géog.anc.) peuples dela Gaule belgique, dans la dépendance desNerviens. Comme Jules-César, /. V. c»xxxix. est le seul qui ait nommé ces peu-ples, & qu’il. ne dit rien qui puisse faire: connaître où ils habitoient, on s’est exercéa les placer à fantaisie- Les uns ont dit que^ c’étoient les habitans dç la Flandres ; les au-tres les ont mis dans la Flandres orientale:d’autres disent que ce sont les habitans deCourtrai ; & les remarques de M. Samson rfur la carte de Bancienne Gaule , disenCque c’est le pays de Peule, au diocèse d§