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Tome vingt-sixième.
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Tournai dans la Flandres vallons ou galli-cane. ( D. J.)

PLEVRE, f. f. en Anatomie , est unememorane qui paroît composée de deux eí-pece.s de sacs ou veilles, dont une des ex-trémités enfoncée vers l’autre reçoit de cha-que côté le poumon & l’enveloppe immé-diatement , tandis que l’autre tapisse par faconvexité f intérieur du thorax. Voye[Thorax. Ce mot vient du grec ,qui signifie originairement côté ; les Latins1 appellent fiuccingens. Ces deux íacs s ados-sent vers la partie moyenne de la poitrine ,& forment une cloison qu’on appelle le mé-diaftla ; elles laissent cependant entr’elles unespace où est placé le péricarde , le thy-mus , &c. Foyei PÉRICARDE, T H Y-MUS, &c.

Elle est d’un tissu fort semblable à celuidu péritoine ; & son usage est de défendre^intérieur du thorax &: d’empécher que lespoumons ne soient gênés dans leur mouve-ment. Quoiqu’on ait trouvé dans Couver-ture de différens cadavres cette membraneremplie de corps glanduleux > ils ne fontcependant pas visibles dans fétat naturel.Cette membrane s’essifie quelquefois enpartie.

PLEVRE , maladies de la , ( Mêitc. ) cettemembrane douée d’un sentiment très-ex-quis , qui tapiííe toute la cavité interne dela poitrine , & fe continue jufqu’au dia-phragme & au méd.astin , est sujette à dif-férentes maladies générales, parmi lefquelifesla pleurésie tient un triste rang.

Les blessures de la poitrine qui pénè-trent jufqu’à la plèvre, ramastènt du sang,de l’air , & puis du pus dans le sac dilatéde cette membrane. Pour tirer ce pus ,i! faut avoir recours à une respiration ar-tificielle ou à la suction. Les blessures quivont au-delà de la plevre , produisent lesmêmes ma'adies dans la cavité de la poi-trine, donc la méthode curarive appar-tient â celle des maux de cette partie.

u vent »■ s amaíït* du pus dans les cel-lules de la membrane externe de la plevre.r°. Après une contusion de ia poitrine ,ou une ulessire qui ne pénétré point. z°ïA la fuite d une asiez violente pleurésiefans c ra. bernent de pus , mais dans laquellela difficulté dc respirer continue toujours,

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ainsi que la douleur quand on y touche ;fur-tout si l’on voit en même temps unetumeur & un changement de couleur dansles tégumens , & qu’on s’apperçoive qu’unlinge mouillé qui y aura été appliqué »foche trop vite dans une petite partie.Quand 1 abcès perce intérieurement, il pro-cure d abord une respiration plus libre ,& bientôt âpres plus gênée. Avant qu’ilcreve , il le faut ouvrir de bonne heure 'mais quand une fois ce cas est arrivé , ilconvient de le traiter comme l’empyeme.

Les autres maladies dé la plevre, tellesqufc Pinflammation , la simpathie, le ca-tharre » le rhumatisme , l’hydropifie , laconcrétion , fe conçoivent aisément par laconnoisiànce qu’on peut avoir de la struc-ture des parties qui composent la poi-trine. ( D. J.)

PLEURER , v. n. ( Gramm. ) Voye^Varticle PLEURS.

PLEURER , ( Jardinage. ) on dit que laseve pleure , pour exprimer qu’elle est engrand mouvement , & qu’étant trop abon-dante, elle est obligée de sortir.

PLEURfiS, f. f. pi. ( Lainage. ) ce fontles laines qui fe coupent fur la bête aprèsqu’eîle est morte ; elles font d’une très-mauvaife qualité , aussi ne les emploie-t-on qif à la fabrique des -ouvertures les plusgrossières, en les mê an t avec les lainesde Barbarie. Il en vient de Mulhaufen ,de Wifmar, du Rhin, &c. Savary. ( D. J. )

PLEURESIE, f. f. ( Méat c.) Je divise envraie & en fausse : la vraie que l’on confondavec la péripneumonie, est une inflam-mation de la poitrine , qui a pour signesune fìevre aiguë & continue , un poulsdur , une douleur de côté aiguë , inflam-matoire , qui augmente beaucoup duiantl’infpiration , qui diminue dans l’expira-tíon , une toux feche , continuelle, quicasse de grandes douleurs , & qui met lemalade en danger d’être suffoqué.

Toutes les parties de la poitrine font lesiégé de cette maladie : on la distingueen vraie & tn faujfe > enfiche & humide.La vraie est celle ou !a douleur attaque laplevre & ses expansions qui setermentfur !e poumon. La fausse est celle où ladouleur est plus profonde , & attac-ue lesmuscles intercostaux & i fcs parties qui les