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Tome vingt-sixième.
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il y a moins à expectorer que dans îa pleu-résie vraie, qui est souvent confondue avec

la péripneumonie vraie.

Les topiques émolliens appliqués fur lapartie souffrante , font d’un grand usage ;les embrocations, les cataplasmes émol-liens tiennent le premier rang , les vessiesremplies de décoctions des plantes de mêmenature, ou de lait tiede , sont d’une grandeefficacité dans cette maladie.

Liniment anodin. Prenez dti baume de Lu-catel, deux gros ; d’huile d’amandes dou-ces , une once ; d’huile de Macis , tirée parexpression , de Ponguent de guimauve &de baume tranquille, de chaque deux gros ;mêlez le tout & faites-en un liniment.

Nota. 1°. Que la pleurésie fausse ou lepoint de côté se confond souvent avec desdouleurs qui ont pour cause des affectionsspasmodiques du foie, de la rate > & desparties voisines, ou des vents ramasses dansle colon , ce qui mérite une attention sin-gulière.

2°. Que la suppuration de la poitrine està craindre , & que pour la prévenir il fautréitérer de bonne heure les saignées , c’estl’ordinaire des mauvais praticiens, & d’au-tres empyriques , qui se mêlent pour laplupart de traiter ces maladies purement in-ternes, d’insister davantage furies remedesexternes , en quoi ils ont grand tort, carla suppuration qu’iîs peuvent déterminerpar cette manœuvre , est une seconde ma-ladie pire que la premiere.

3°. Que la pleurésie fausse étant ordinaireaux gens robustes & qui ont fait beaucoupd’exercice , il ne faut point ménager lesremedes , & ordonner en même temps unediete & un rcgime coniormes a I état dupouls & des forces ; quoique la aiete exactene convienne pas à tout le monde , cepen-dant la nourriture entretient & allume lafievre. Voy. R égime & Diete.

PLEURON, ( Géog. anc. ) ville d’Italie:Homere en parle , ainsi que Strabon , livreX , prge 451 , qui dit qu’elle étoit bâtiedans un terrain gras & uni , au voisinagede Calydon. Elie fut la patrie d’Alexarsbredit de Pleuron, parce quM lui fie honneur ; -!étoit poète & grammairien , i! avoit faitdes tragédies , des élégies , & des mimesestimés, &c. mais il ne nous reste de tout

P L E

cela que quelques fragmens qui font citéspar Strabon , par Athénée, par Aulu-geite& par Macrobe.

II y eut une autre ville nommée Pleuron,qui fut bâtie après la destruction de la pre-miere dans un autre endroit, savoir au piédu mont Aracymbus. Pline Lib. IV. c. ô.dit que cette seconde Pleuron étoit dansles terres. ( D. J.)

PLEURONIA, ( Geog. anc. ) canton del’Etolie, ainsi nomme de la ville Pleuron.Strabon, lib. X. v. 465 , nous apprend quece canton s’appeloit auparavant Curétide ,parce qu’il étoit habité par les Curetés, an-ciens colons de l’Etolie. (D. J.)

PLEURS, f. m. pi. Voyei Larmes. Parles pleurs, on ne doit pas entendre de sim-ples larmes, car outre ces larmes, il y adans faction de pleurer , plusieurs affec-tions de la poitrine , avec grande ins-piration ; le thorax dilaté & comprimé al-ternativement &: promptement , à-peu-près comme dans le ris , une grande expi-ration aussi-tôt suivie du retour de f airdans les poulmons. Liiez Schreiber de fletupag. 8. Schaarfenude, Berl. Nachr. 1740,n°. 46. Walther , de erubefeent. pag. 4. Ona donc en pleurant les mêmes anxiétés qu’enriant; on conserve à - peu-près ìa mêmefigure , si ce n’est que les yeux font pluspoussés en avant, & s’enfìent en quelqueforte, à force de pleurer ; au reste on pleureun peu à force de rire.

Pleurs , ( Mémphyf. ) royq Larmes.Les pleurs font 1 effet de toute violenteémotion de l’ame , car on pleure d’adtni-racion , de joie , de tristesse , b-c. Les plusgrands héros n’écoient point honteux chezles anciens de verser des larmes. Achille ,Alexandre , Scipion , Annihal ont su pleu-rer. Comment les pleurs déshonorerai ni-elles un grand homme , puisque la sensi-bilité dont elles procedent est une vertu?Les larmes qu’Enée versa dans le mouve-ment de joie qu’il ressentit de voir i’hon-neur qu'on íaifoit â fa patrie & aux bravesguerriers qui Favoient si courageusementdéfendue, éteienr des larmes d’un . ame■’.ien née ; fmt lachryn.ee rerum , dit Vir-gile > locution latine qui est d’une élégancea ■'mit able.

Pleurs de terre, ( Archítecì. hy~