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drauì. ) on appelle ainsi , dit Daviler , leseaux qu’on ramaíTe de diverses hauteurs à*a campagne, par le moyen des puisardsM on fait pour les découvrir, & des pier-res glaisées dans le fond , avec goulotes depierç£ pour les découvrir à un regard com-mun appelé réceptacle , où elles se purifientavant que d 5 entrer dans un aqueduc , ùc.Dans !'usage ordinaire , on nomme pleursde terre les eaux qui coulent & qui distillententre les terres. ( D. J. )
Pleurs , ( Géog. mod. ) dans la languedu pays Piuri , bourg d’Italie, au comté deChiavenne , l’une des Grisons. Je ne parlede ce bourg que parce qu’ii étoit magni-fique , par de somptueux édifices qui l'em-bellistoient, lorsqu’en 1618 , le 25 d’août,la montagne voisine se détacha, & tom-bant sur ce bourg , l’abîma au point qu’iln’en réchappa personne pour porter lanouvelle de cet affreux désastre. On ditqu’il y périt quinze cens âmes, & de - làvint le nom qu’on lui donna tiré des pleursque fa ruine fit répandre aux habitans desenvirons. ( D. J.)
PLEUREUSES, f. f. pi- (■Antiquitésromaines , ) les Romains pour s’épargner lapeine d’offnr une affliction extérieure dansles funérailles de leurs parens & de leursamis , ou pour augmenter s aspect de leurdeuil, établirent I'usage d’un choeur de pleu-reuses , qu’ils plaçoient à la tête du convoi ,& qui par des chants lugubres > & par deslarmes affectées tâchoient d’émouvoir lepublic en faveur du mort que 1 on condui-soit au bûcher, Elles avoient à leur tête unefemme qui réglois le ton fur lequel ellesdévoient pleurer ; on les appelloit prceficce,comme nous 1 apprenons de Festus. Prœ-ficce dicuntur mulieres ad lamentandum mor-(uum conducla, quœdant cceteris modumplan-gendi , quasi in hoc ipsutn prefeclce. Le poèteLucilius en a fait mention , au rapport deNonius.
M^rcede qux
Conduclx fient alienoinfunere praescx.
Celle qui entonnoir la lamentation étoitnommée prxsica, du terme prxfari , parcequ’elle commençoit à pleurer la premiere.Les autres étoient aussi nommées prœscx ,mais plus rarement que leur maîtreííò ; &
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ç’est ce qui fait croire que prœsca ne vientpas d eprœfari, puisque toutes les pleureu-ses étoient honorées de cette illustre qua-lité.
, Lorsque les Romains vouloient parlerd eux - mêmes avantageusement, ils pré-venoient leurs auditeurs par ce mot prœjìfcme ; en quoi nous les imitons encore ,lorsque nous voulons nous donner quelqueslouanges, car nous disons volontiers , celasoit du fans vanné. Nous lisons dans YAfina-ria de^Plaute, acl. i.scen. q. que Leomdaaccusé de quelque tour de souplesse, com-mença sa justification par prœfifcine, parcequ’il devoir dire du bien de lui-même.
Prcefiscine , hcc nunc dixerim nemo me etiamaccusavit .
Merìto meo , neque me Athenis est alter hodiecui credi recle, œquì patent.
Et comme les pleureuses affectoient dedonner de grandes louanges au mort, ellesse servoient d'abord selon la coutume , duterme praesfcine , pour prévenir les spec-tateurs, Lt attirer leur croyance; d’où l’ona fait le mot praescœ. L’Ecriture nousfournit des exemples de ces pleurs publi-ques ; il est dit dans le chapitre 21 desNombres, que l’on pleura trente jours furle corps d’Aaron : omnis autem multituiovi~detis occubuijfe Aaron , sévit super eo trigentadiebus per cunclas familias suas. Moïse futpleuré de même pendant trente jours partout Israël.
Aussi-tôt que le malade étoit expiréI’usage des Romains étoit d’appeier lespleureuses, que l’on plaçoit à la porte dela maison ; là s’étant instruites par les do-mestiques des circonstances de la vie dudéfunt, elles en composoisnr un éloge,où le mensonge & la flatterie n’étoient pasépargnés.
L’art des pleurs consistoit dans l’actìon.& dans le chant. Le poète Lucilius nousl’apprend par ces vers ;
Infunere, prœficœ
Multo , & capillos scindant , & clamant magisL
On reconnoît dans ces vers , les deuxparties de 1 art de pleurer, Capillos scindantsvoua 1 acucn , u clamant magis , voilà l®