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Tome vingt-sixième.
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dhant qu’elles accommodoient á certainsvers lugubres, ^ue l’on nommoit nenice ,selon s explication de Festus : neniaejl Car-men quod in suncr e laudandi gratiâ cantatur ,& c’est ainíi que Cicéron en parle dans lesecond livre des lois j honoratorum virorumlaudes in concione memorant , casque etìamad cantus , ad tibicinem prosequuntur , cuinome n neniœ , quo vocabulo etiam grceci can-tus lugubres nominant.

On comprend aisément que ces pleu-reuses étoient vêtues de 1 habit qui mar-quoit ordinairement le deuil & l’afiìiction ;c’étoit une robe noire, que les Romainsappeloient pulla, & ceux qui en étoientvêtus, étoient désignés par cette épithete,pullati, dont Juvénal fait mention dans fatroisième satire.

Si magna Arturici cecìdìt domus , borrida

mater

Pullatos proceres differt vadimonìa preetor.

Auguste, au rapport de Pétrone, défen-dit à ceux qui portoienr cet habit, de seprésenter aux spectacles. Sanxit nequispul-latorum in me d id cave d sederet. Je fuis dusentiment de Saint-Evremont : il y a , dit-il, une certaine douceur à pleurer la mortde celui qu’on a aimé ; votre amour voustient lieu de votre amant dans la douleur,& de-là vient rattachement à un deuil quia des charmes.

Qui me console , excite ma colere ,

Et le repos est un bien que je crains ;Mon deuil me plaît, & doit toujours me plaire ,II me tient lieu de celle que je plains. {D. J.)

PLEUREUSES , ( Hist. des Grecs moder-nes. ) les Grecs modernes , lui van t I an-cienne coutume , ont à la fuite des entei-remens des femmes à gage , dont la princi-pale fonction est d’hurîer , de pleurer , &de fe frapper la poitrine , tandis que quel-ques autres chantent des élégies à la louan-ge du mort ou de la morte ; ces sortes dechansons servant pour les deux sexes, &pour toutes sortes de morts , de quelqueâge & qualité qu’iís soient.

Pendant cette especede charivari, d’au-tres personnes apostrophoient de temps en

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temps le défunt ou la défunte, en lui di-sant : " te voilà bienheureuse ; tu peux» présentement te marier avec un tel ; &>5 ce tel est un ancien ami que la chronique» scandaleuse a mis fur le compte de la>, morte »■ Au bout de ces propos , ou au-tres semblables, 'les pleureuses recommen-cent leurs cris & leurs larmes.

Ensin , dès qu’une personne est morte ,les parens, les amis , les pleureuses fontleurs complaintes autour du corps que l’onporte à l’église , le plus souvent sans at-tendre qu’ii soit froid ; cependant on fin-ir u me , après avoir récité quelques oraisonsaccompagnées de gémistemens feints ou vé-ritables. {D. J.)

Pleureuses , Pleureurs , ( Critiquesacrée. ) Les Juifs avoient des pleureurs &des pleureuses à gages dans leurs funérail-les , comme on le voit par quelques en-droits de l’Ecritiire. " Allez chercher des» pleureuses & qu’elles viennent : envoyez» quérir des femmes qui savent faire des» lamentations ; qu’elles se hâtent , &» qu’elles commencent leurs lamentations» fur le malheur de Sion , dit Jérémie,» v. 1 6 . On ne verra que deuil dans toutes» les places ; & par - tout on n’entendra» que ces mots , malheur , malheur ; on ap-» pellera le laboureur à ce deuil , & on» fera venir pour pleurer , ceux qui savent„ faire les plaintes funèbres ». Arnos, v. i6.( D. J. )

i Pleureuses , terme de Lìngeres ; ellesappellent pleureuses , de larges bandes debatiste qu’on met en partie fur le reversde la manche d’un juste-au-corps, dans lespremiers temps d’un grand deuil. ( D. J. )

PLEUVOIR , voye £ l’article PLUIE. 11fe prend au simple & au figuré : il pleut dusang, des pierres, des cailloux, des grenouil-les ; il pleut des grâces d’en-haut.

PLEXAURE, f. f. ( Mythol. ) une desOcéan ides de celles qui préíìdoient à

l’éducation des enfans mâles, avec Apollon& les fleuves, selon Hésiode. {D. J.)

PLEXUS , s. m. en Anatomie , c’est unnom commun à plusieurs parties du corpsfigurées en réseau , par fentrelacement depetits vaisseaux, ou de filets de nerfs. Voye^Vaisseau & Nerf.

On observe autour des parties génitales

différons