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Tome vingt-sixième.
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voit être dissipé que par des secours surna-turels ; ceux-là, que Y entrelacement des che-veux étoit l’ouvrage des enfans morts, nonbaptisés, qui venaient travailler à cela pen-dant la nuit ; & pour perpétuer cette sot-tise , on a donné au plica le nom allemandde wîchtel-^oepffe; wìchteln signifie dans l’an-cien langage non baptisé, & [oepffe , nœud,entrelacement. Les uns , que c’étoit des in-cubes qui venoient sucer & nouer ainsi lescheveux ; les autres , que ces incubes pa-roiílòient fous la forme d’une femme juive ,

& cette erreur populaire est encore mar-quée dans ce nom , juden-^oepfse , &c. &c.

L’origine de cette maladie ïa plus proba-ble , dont je me garde bson cependant degarantir la vérité , est celle qui est fondéefur le rapport de la plupart des historienspolonais, Spondarus, Bzowius , Cronie-rus Dhigosius , Joachimus Pastorius, Lefur une tradition constante & presque uni-verselle dans le pays ; d’où il refuite , quePépociue de [■'origine de cette maladie doitêtre fixée vers Pannée 12.87, sous le régnéde L sc us le noir, en Pologne, temps auquelles Tartares firent une irruption dans laRussie rouge: ces-peuples > dit Spondanus,naturellement médians , magiciens & em-poisonneurs , corrompirent toutes les eauxdu pays par le moyen des cœurs qu’ilsavoient arrachés de leurs prisonniers, qu’ilsjeterent dans les rivières après les avoirremplis d'herbes venimeuses , & où ils lesretenoient avec des broches. Les eaux ainsiinfectees donnerent la mort à ceux qui enburent d’abord , ou porcerent dans leursang les semences de !a funeste maladie dontil s’agit. Cette disposition vicieuse des hu- 1meurs a dû se transmettre des peres auxenfans, répandre au lom & multiplier beau-coup le plica; elle a pu etre favorisée par lanature de Pair , du climat , par la qualitépermanente des eaux, des alimens, par lafaçon de vivre , par Pirrégularité de régime,par la complication avec la vérole , ou lescorbut, maladies avec lesquelles elle a ,comme on voit, beaucoup de rapport, &Mr lescuelles elle est extrêmement aigrie.En souscrivant ainsi au témoignage des au-£ ? lir r?V e nous av0!ls cités, on ex clique affezplamib ement l’origine , l’invasion & l’en-demicite dc cette maladie ; mais ii reste à

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déterminer encore en quoi consiste cettemaladie , quel est le mécanisme , la façond’agir des causes qui la produisent ; quelchangement operent-elles fur les humeurs& les vaisseaux ; problèmes qui ne sont pointencore résolus d’une maniéré satisfaisante ;la saine philosophie qui se répand avec avan-tage dans la Médecine , refusant d’adoptertoutes ces explications ridicules & imagi-naires , fondées fur les acrimonies de diffé-rente efpece , la volatilisation des soufres ,l’exaltation des sols, &c.S;c. Guillaume Da-visson a coupé le nœud fans le résoudre : ils’est épargné la peine de chercher des expli-cations de cette maladie , en niant qu’elleexistât & qu’elle eût jamais existé autre partque dans !a tête félée de quelques feme-ltttes superstitieuses, d’où elle a été trans-plantée , dit-iî, dans le cerveau foible dequelques médicastres ignorans ; & partantde-cette idée, il traite toutes les observa-tions qu’cn a recueillies fur ce sujet, de fa-bles , de contes de vieilles, de chimères ,que la crainte , l’ignorance , l’imaginationpréoccupée, en fascinant les yeux , ont faitprendre pour des réalités. Mais toutes ces.vaines déclamations, ces sorties indécentesne fautaient, devant un juge impartial ,infirmer le témoignage authentique d’ungrand nombre de médecins & d’hiftoriensrespectables : on ne fait de quel titre qua-lifier la prétention ridicule de cet écri-vain , d’ailleurs célébré , qui seul & de sonautorité privée , s’oppose à l’assertion cons-tante de plusieurs peuples sor une questionde fait, & qui ne tend pas à moins qu’à lesfaire passer , eux & les auteurs de leur payspour des sots & des fous. Voye ^ Comment .scot. inpetr. Scrcrin. ideam medicin.pbilosoph.pag. 450. & Vopisc. Fortunat. Plempius ,

. de astutìh. capillor.

On ne peut pas non plus tirer de grandeslumières pour la connaissance intime decette maladie, de la prétendue observationde Fiovacms, médecin dc Cracovie , qui ditavoir trouvé des poils très - longs dans lesang d’une personne attaquée du plica , &qm prédit en conséquence que la maladieetoit trop enracinée dans le sang peur pou-voir céder à l’efficacité des remedes. Cetteobservation a cependant donné lieu à Scul-tetus de penser que toute la disposition vi-