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cieuie d u sang consistait dans cette maladiea charrier des poils acres & ftimulans , com-me il dit lui-même; & il assure que dans lescadavres de ceux qui font morts du plica ,c es poils sont sensibles à la vue. Credat ju-dœus capiila , non ego ; tant il est vrai qu’uneerreur conduit toujours à une autre.
Mais fans nous arrêter à toutes ces ab-surdités , il paroît, en examinant avec at-tention les simptómes qui précédent & ac-compagnent le plica, & rappellant les ob-servations que les auteurs nous ont trans-mises. fur cette maladie ; il paroît, dis-je,que c’est une efpece de fievre maligne, oude scorbut aigu qui a fa cause spécifique,& pour simptóme particulier cet entrelace-ment des cheveux, qui pourroit aussi êtreregardé comme un dépôt critique qui fe por-tant à f extérieur débarrasse les parties no-bles, & juge salutairement la maladie. i°.On peut se ressouvenir que nous avons re-marqué plus haut que dès que les cheveuxcommencent à être affectés, une grandepartie des simptómes , fe dissipe ; z°. IIconste par plusieurs observations que si l'onempêche l’affection des cheveux en les cou-pant , par exemple , la maladie devient plusserieuse, & les yeux sur-tout sont sur-le-champ attaqués par des fluxions opiniâtres ;°u bien il arrive , comme Helwigius l'aobservé, que le sang dissous fort goutte àSoutte des cheveux coupés , fans qssil soitPossible de l’arrêter ; le malade s’affaisse ,e prouve de fréquentes syncopes, & meurtÇo peu de jours. 3 0 . La crise ordinaire dansms maladies malignes , vénéneuses , se faitpar des abscès aux parties extérieures ,comme Hippocrate l’a judicieusement re-marqué. 4°. L’augmentation subite, la noir-C£ur » l’aspérité des ongles doivent aussi êtrej"egardees comme critiques ', parce qu’onp S T 01 ,*- survenir dans le même temps quelieu re ,? cem ent às cheveux ; & en second
xions d es °yeux &T 6 dam cet t ' t3r ’ flu "dent aussi P r 0 ^,! s n at ’ tres acc I dens succe '
les cheveux. Quant à fa C on c011 P e
crise s’onere & u maniéré dont cettecrue S opeie > & la cause qui J a détermine
plutôt vers cette partie q fie vers les au™rous avouons sincèrement que nous ne sa-vons rien de positif là-deflíis, & que c ~mécanisme est aussi obscur & aussi ignoré
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que l'astrologie des autres crises ; on peutseulement présumer que la nature de lamaladie , de la cause morbifique, la dis-position des humeurs, semblent affecter &déterminer un couloir particulier préféra-blement à tout autre ; que de même qu’unefluxion de poitrine se juge par l’expecto-ratior» ou les sueurs , une maladie de latete par les selles, une fievre maligne parune parotide , &c. de même le plica af-fecte déterminément les cheveux & lesongles. 11 y a lieu de penser avec le docteurDerham , que les cheveux & les poils fer-vent de canaux pour une insensible transpi-ration. Quelques expériences d’accord avecles observations faites fur les malades atta-qués du plica, démontrent que les poils ontune cavité , qu’íls font arrosés , humectés ,lubréfiés , entretenus, réparés & nourrispar une humeur particulière qui circuledans leur tissu ( roy. PoiL , CHEVEUX ) ;ils tirent cette humeur par une racine bul-beuse implantée dans la peau, de façon qu’iîsfont fur le corps comme des plantes pa-rasites qui vivent avec lui & fans lui, quiont une vie commune & particulière. Qu’onsuppose que par un effort critique les hu-meurs soient poussées abondamment versleurs bulbes •, que ces petites glandes soientirritées, réveillées : que leur jeu soit animé,leur action augmentée, elles suceront uneplus grande quantité dssiumeurs, elles entransmettront davantage dans les cheveux :ceux-ci s'alongeront, grossiront ; leur transipirarion deviendra plus sensible ; ils seronthumides, gras, onctueux ; l’irrication qu’ex-citera fur leur tissu sensible la quantité &peut-être la qualité des humeurs, les feracrisper , replier : de-là cette complication ,cet entrelacement aidé, favorisé & fortifiepar ce suc glucineux qui suinte de leurspores , & qui colle les eneveux l’un a l au-tre. La même cause qui détermine uneplus grande quantité d humeurs dans lesbulbes des poils, y peut aussi faire par-venir le sang rouge ; car alors les vaisseauxfont dilatés, & il est probable que l e sangest dissous. C’est par le même mécanisme”par sabord plus considérable d’humeurs &même de sang, que les orgies grossissent,s’alongent, deviennent noirs & raboteux.Quelque rapport qu’ait cette maladie