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Tome vingt-sixième.
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P L î

les décoctions de branche-ursine , de hou-blon , de moufle terrestre, &c. font fortusitées dans le pays , & 11e font sûrementpas fans utilité , pouvant relâcher les poresde la peau, & déterminer la sueur vers cettepartie. Peut-être pourroit-on trouver unantidote spécifique dans cette maladie,comme on en a pour la vérole & le scor-but ; mais en attendant on est obligé des’en tenir à cette prudente inaction , ou al'ufage de ces foibles secours. Quelquesauteurs ont prétendu que la moufle terres-tre avoir la propriété spécifique de guérircette maladie ; & on fa appelée en consé-quence plicarìa. Il est certain qu’il résultede plusieurs observations bien attestées,que des personnes atteinces du plica enl'ont guéries pendant son usage ; mais n’au-roient-elles pas guéri fans cela? La vertude cette plante n’auroit-elie été établie quefur le rapport de fa figure avec celle descheveux , suivant la doctrine signatures,suivie par Crollius, Paracelfe, Rolfinkius,&c ? L'est fur la même ressemblance qu’ona cru que la vigne , le lierre , la brioine ,& toutes les efpeces de liserons , dévoientavoir la même efficacité. Fbyt{ les obser-vations de Bernhardus à Berniz, Mifcel. ge~ren. curiof. ann. I. obferv. 5 1. Le même au-teur dit avoir souvent éprouvé que le mer-cure est aussi dans le plica un remède assuré ;mais rien n’égale les succès de la mousseterrestre, employée à f extérieur en fo-mentation , & prise intérieurement en dé-coction. II me semble que quand le dé-pôt est formé , que Yentrelacement est biendécidé , le plus prudent & le plus fur fe-toít de r.e rien faire. (772 )

PLIE, PLANE, PLATUSE , f. f.

V teijì. nat, Icliol. ) p a fer , poisson de merC ! U1 , ressemble par la forme du corps auturoot &; à la sole; mais il est plus étroitque e premier, & plus large que le second ;

X so X p! , ace ' s íur la face supérieurede la tete ; la bouche est petite, dépour-vue de dents & semblable à celle de lafole. Ce poisson n a qu’une nageoire quioccupe toute la longueur du ventre & dudos: il y a fur les côtés d u corps un trait untortueux qui s etend depuis les ouïes jufqu’àla queue. Les pires cherchent les endroitslimoneux ; comme la plupart des autres

PLI

poissons plats ; aussi fentent-elles presquetoujours la boue : elles remontent danssos rivières ; celles qu’on pêche dans lamer ont la chair moins molle & moins hu-mide , & celles qui vivent quelque tempsdans les eaux douces, deviennent insipides.RondeiCt, ílijl. nat. des Poissons , premiereparuliv.Xl. ch. vj. Voye{ POISSON.

PLIE, participe , ( Gramm. ) FoyerPlier. j x

PlIÉ , en terme de Blason , sc d] t CSqui est simplement courbé , aussi-bien quedes oiseaux qui n'étendent pas leurs ailes,& fur-tout de f aigle qu’on dit alors au volplié,

II fe dit encore du chevron , de la fafee& de quelques autres pieces de longueurdont la superficie est creuse ou concave.

Saumese deBpuze, duThilSaint-Loup,en Bourgogne ; d’aqur au chevron plié d'or ,accompagné de trois glandes de même , a labordure de gueules. ( G. D. L. T. )

PLIER , v. act. ( Gramm. ) c’est parl’emploi de la flexibilité d’un corps, luifaire prendre une direction contraire àcelle qu’il affecte naturellement , & celafans le briser. On plie la branche d unarbre. On plie le caractère d’un enfant aubien ou au mal.

On plie aussi une étoffe ; plier, en cesens , signifie former des plis.

11 semble qu’on confond assez dans sil-lage les verbes plier & ployer, & qu’onpourroit attacher à plier l’acceprion defaire un pli, & à ployer f acception decourber. L’aile droite a plié , c’est-à-dire ,qu’elîe s’est laiflee enfoncer ou renverser.

Plier , Courber , ( Synommes. ) cesdeux mots signifient proprement, mettrequelque chose hors de la ligne droite :tous deux s’emploient également au propre& au figuré, en prose & en vers. On dit :ce ministre plie ou courbe fous le poidsdes affaires. Un de nos poètes a dit :

Tâches ambitieux , nous plions les genouxDevant un homme faible & mortel commenous.

Tout le monde connoít ces beauxde Corneille dans fa Toison d'or.

vers

A vainçre tara défais , mes forces s'affaiblissent;