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Tome vingt-sixième.
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avec la vérole & le scorbut, íl est bien ía-ci!e de l’en distinguer , soit en faisant atten-tion aux simptómes propres à ces maladies,ce qui est nécessaire dans le premier pério-de du plica, avant i’affection des cheveux,soit en considérant Tentrelacement des che-veux & Paltération des ongles ; mais cestgne qui est univoque & infaillible, ne peutservir que lorsque la maladie est tout à faitdécidée , & qu’elle tend à sa fin.

Tous les auteurs , à Pexception de ceGuillaume Davisson dont nous avons parléplus haut, s’accordent à regarder cettemaladie comme très - dangereuse ; mais ilsconviennent que le danger est beaucoupmoindre lorsque Pentrelacement des che-veux est formé : du reste il varie suivant lenombre & Pintensité des simptômes,; si lacrise est parfaite > c’est-a-dire u > âpres quele plica est décidé , la violence des accidensdiminue, le malade peut être censé horsd’affaire. Quelques auteurs ont prétenduque le plica femelle étoit plus grave &plus dangereux que le plica mâle ; quelque-fois P entrelacement des cheveux, subsistependant très -long- temps , la dépurationne fe faisant que petit à petit.& par degrés ;quelquefois les paquets formés par les che-veux entrelacés tombent en peu de temps,mais ils reviennent ensuite, & alors,on aobservé que pendant le temps qui s’ecou-loit entre la chiite de ces paquets & leurrenouvellement, il furvenoit de fâcheuxaccidens qui ne fe dissipoient qu’après laformation d’un nouveau plica. Il y a desgens qui ont porté toute leur vie fans in-CGinmoditéun pareil entrelacement de che-veux toujours désagréable &, dégoûtant ;d’autres , après avoir supporté patiemmentpendant quelques années , ce deiagiement& la malpropreté qui en est ìníepaiable ,ont été parfaitement guéris par la chutespontanée de ces paquets. Mais le dangerr,'est jamais si prochain que lorsqu on veuts’en débarrasser mal à propos , qu’on raieles cheveux , & qu'on coupe les. ongles.On a vu des malades mourir victimes de^inexpérience de leur médecin ou de leurpropre imprudence. Les suites les plus or-dinaires font la cécité , des ophtalmies ,des fluxions opiniâtres ; quelques-uns enfont devenus bossus, d’autres ont éprouvé

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divers accidens , suivant la nature & Tissa-ge de la partie fur laquelle fe jetoit, com-me on dit , Phumeur morbifique , à qui onótoit par cette indiscrète précipitation soniflue naturelle. On assure que les saignées& les purgerions , les seules armes de biendes médecins , qu’a justement ridiculiséesMolière , ne font pas moins nuisibles. Her-cule Saxonia raconte avoir vu survenir desdouleurs extrêmement aiguës , avec destumeurs œdémateuses au bras & au pié ,après des saignées faites dans ces parties aucommencement du plica.

Quel parti doit donc prendre le méde-cin pour guérir sûrement & sans dangercette maladie ? Quel secours doic- il em-ployer ? aucuns. II n’a dans ce cas , com-me dans presque toutes les maladies, qu’àlaisser faire la nature , qu’à la suivre , lutobéir servilement, & se bien garder de pré-tendre la maîtriser ; elle est le vrai méde-cin , qui quoique peu instruite de la situa-tion & de la structure des ressorts de lamachine , fait mettre en mouvement lesplus convenables dans le temps le plus pro-pre & de la façon la plus sure ; elle a suménager une voie pour la terminaison dela maladie dont il s’agit. Si le médecin neveut pas être tranquille & oisif spectateurde ses opérations ; s’il veut mettre unemain qui ne soir qu’inutile à l’ouvrage, quine soit pas pernicieuse , qu’il seconde lanature, qu’il pousse doucement les humeursvers le couloir qu’elle affecte ; bien ins-truit de cet admirable axiome , qub naturatendit, &c. si souvent répété > mais qui nesauroit T être assez, & qui devroit, au grandavantage des malades , être profondémentinculqué dans l’efprit de tous les méde-cins ; alors il pourra user de quelques lé-gers sudorisiques , cordiaux , employer l’é-métique , les décoctions de salsepareille ,de houblon , & de la thériaque ; quelquesgouttes d’esprits aromatiques huileux. IIevitera avec la derniere circonspection lespurgatifs qui détournent & diminuent puis-samment la transpiration , les saignées quifont le même effet, & qui font sûrementmortelles dans les maladies malignes ; se-cours qu’une observation plus particuliers] a bannis plus sévèrement du traitement de] cette maladie. Les lotions de la tête avec