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Tome vingt-sixième.
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Pour se garantir de ces dangers, on lesttame , c’est-à-dire > qu’on double le cuivreavec de l’étain, qui est communément sai-sine & mélé avec une grande quantité deplomb. Les graifles, les sels, le vinai-gre , &c. agistèr.t fur ce plomb , ôt fontqu’il s’?n mêle une portion dans nos ali-naens. Le même danger subsiste pour lespoteries de terres vernissées ; en effet , levernis ou la couverte dont on les enduitpar dedans & par dehors , est un véritableverre de plomb, fur lequel le vin le vi-naigre & les acides peuvent agir ; par làon travaille peu à peu à se détruire. (—)

PLOMB, ( Pharmac. & Mat. médtc. )la premiere considération médicale sur cemétal doit se déduire d’une de ses pro-propriétés chimistes ; savoir , de sa disso-lubiiiré parles acides , par les alkalis & parles huiles , voye^ PLOMB, Chimie ; enforte que toutes les substances salines,à P exception des sels parfaitement neu-tres , & des substances huileuses quiont été enfermées dans des vaisseaux deplomb , doivent toujours être soupçon-nées contenir quelques particules de cemétal. Cependant il ne faudroit pas eninférer que l’eau de fontaine ou de rivièrequ’on garde dans des réservoirs de plomb >ou qui coulent à travers des conduits dece métal pour servir aux usages écono-miques , soit altérée par cette imprégna-tion ; car seau commune ne contient au.cun acide , aucun alkali salin nu ; & ensupposant méme qu’elle fut chargée d’unpareil menstrue , la croûte de terre se-leniteuse qui ne tarderoit pas à se formerdans l’intérieur de ces conduits ou réser-voirs , préserveroit l’eau contre un pareilaccident.

Les sels parfaitement neutres qu’on pré-

l’aínn ari j des chaudières de plomb, comme

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les cotes de la Bretagne & autres contréesmaritimes , ou I air est humide & se cielordinairement nébuleux, les sels d’Ebfom &de Seidlitz , tons ces sels, dis-je , parfaite-ment neutres, réempruntent aucune qualitémal-faifantes de ces chaudières de plomb,n'en détachent & n’en entraînent rien.

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Les dissérens produits du plomb em-ployés le plus communément en médecine,font ia chaux jaunâtre de plomb ou massicot ,la chaux rouge oi \ minium , la chaux à demivitrifiée ou la litarge > qu’on divise ma!-à-propos en litarge d’or & litarge d’argent,attendu que la premiere n’est pas un pro-duit de 1 affinage de l’or, ni !a seconde unproduit constant de l’affinage de ! argent, &cju enfin eilas ne diffèrent point eílentiel-lement entr’eiîes ; le verre de plomb lessels neutres préparés avec les acides vé-gétaux & le plomb, le sel imparfait quiprovient de l’acide du vinaigre , & qu’onappelle céruse , ou suivant quelques au-teurs , & comme on le trouve dans lapharmacopée de Paris, plomb blanc , dé-nomination équivoque » puisqu’elle désigneordinairement l’étain ; le sel neutre par-fait » autrement appelé sacre ou sel de fa-tum e , qufon retire des acides végétauxquelconques fermentes, & dont la propriétéspéciale , de même que celle du sel formédu plomb & de l’acide nitreux , est d’aveirune saveur douce íînguliere, suivie d’unarriéré goût austere-stiptique ; lesmagisteresou précipités de ces divers sels, un baumerésultant d’une dissolution dans les huileséthérées du plomb, soit dans son inté-grité > soit calciné ou du sucre de fatums;enfin différentes chaux de plomb unies patune véritable mixtion à des huiles grasses,fournissent à la médecine des emplâtressimples, & les bases de plusieurs emplâ-tres composés : on peut mettre encore aunombre des médicamens retirés du plomb ,le blanc rkafis , qui est un composé de cire& d’huile par expression, & de céruse ,& le nutritum commun , qu! se prepareavec du vinaigre de saturne &I huile d olive.

Les remedes qu’on tire du plomb pourles employer à l'extérieur, font vantés parles vertus suivantes : ceux qui font fousforme de poudre , entr’autres le miniumêt la céruse, & les emplâtres préparés avecces dernieres substances ont une vertu desisicative, vulnéraire discuísive , absorbante jl’acide ou le sucre de saturne , soit e n lo-tion , soit employé dans les onguens, aune qualité repercursive , tonique , rafraî-chissante , antiphlogistîque , sédative oucalmante ; u est particulièrement recom-

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