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Tome vingt-sixième.
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m a r. dé dans les ophtalmies , les brûlures,les dartres ulcérées, avec suppuration &démangeaison considérable : à l’égard dubaume , íl passe pour un bon mondificatif &un léger aílringent ; néanmoins les méde-cins sages & expérimentés redoutent non-seulemeut cette qualité repercursive qui estcommune à tous les remedes tirés duplomb ; mais il font encore à ces remedesle reproche de renfermer un venin parti-culier , au point que l’application des la-mes ou plaques de plomb fur le pubis ,à titre de ceinture de chasteté , si ridiculementvan té par quelques auteurs, n'est pas mê-me fans danger , si l’on en croit ces méde-cins , qui désaprouvent à plus forte raisonles gargarismes dans les angines , & les in-jections dans la gonorrhée, préparées avecles sels de saturne ; mais il paroi t que cetteexclusion que ces médecins veulent don-ner aux préparations du plomb pour lesusages externes, est trop générale & tropabsolue; on a constamment éprouvé aucontraire que l’administrarion de ces re-medes faite avec art & avec foin dans lescas énoncés, n’est non-feulement pas dan-gereuse , mais encore qu’elle a ses utilités ;nous en exceptons cependant les garga-rismes & les injections déjà mentionnées,comme approchant trop d’une applicationintérieurs de ces remedes.

Les préparations de plomb destinées àf usage intérieur font , i°. le vinaigre ,1 huile & le sucre de saturne , qui ne dif-fèrent entr’eux qu’en consistance, attenduque le vinaigre est une lessive d’une disso-lution de sel de saturne ; l’huiîe , la mêmeliqueur concentrée, & le sucre un sel concretprovenant des mêmes liqueurs, lequel doitpresque être regardé comme etant toujoursun ou le même, so;t qu’on le prepare avecle vinaigre non distillé, soit avec le vinai-gre distillé, soit enfin avec le tartre. A cesderniers remedes on peut joindre , commeleur étant très-analogue , la teinture anti-physique de Germanus , qui a été long-temps en vogue en Allemagne, & qui estune solution ou extraction par l’esprit-de-vm, du sel de plomb vitriolique & du selde mars acéteux : tous ces remedes font,au rapport de Boerrhaave , très-salutairesdans 1 emophthisie , Jes hémorragies pro-

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prement dites, le piííement de sang, lesgonorrhées, les fleurs blanches & autresmaladies de cette espece ; cependant , del’aveu de Boerrhaave lui-même , & de plu-sieurs autres médecins très - célébrés, ilsdoivent être proscrits de l’art, commedangereux , infidèles , & bien éloignésd’ailleurs de tenir ce qu’ils promettent.Nous rapporterons , à l’appui de cette as-sertion , une remarque de Juncker > qui,à notre avis, n est pas des moins graves.Voici ce que d'.t ce fameux auteur: “ Les» différens accidens funestes , dont nous» avons lait mention , dissuadent de susage» intérieur du plomb ; & il est surprenant» qu’aprês la sévérité des défenses qu’on a„ faites de la dulcification des vins par la» litharge , & qu’on a porté jusqu’á faire» punir de mort il y a quelques années,» un marchand de vin convaincu d’une» pareille fraude, malgré ces défenses, dis-» je , le sucre de saturne soit regardé» comme un remede salutaire dans plu-» sieurs maladies, tandis qu’il n’est point» de Chimiste intelligent, pas même d’ap-„ prenti, qui ne s’appercoive , d’après une» juste analogie , qu’il doit y avoir un dan->1 ger égal à employer des remedes qui pro-» viennent de la même source ». Fer alescasus paffìm notati internum ejus ( plumhîfcilicet ) u[um dissuadent , & mirum est cumvina lithargyrio dulcijìcata adeo damnata Jint,ut quidam doliarius ob hanc fraudent fuppli-cio capiîis ante ahquot annos afficerctur , ta-men faccharum faturni multts in tnorbisfalubre remedium prœdicari , cum quivis in-dvstrius chimicus ( Ù quidetn rel rudiffimustir o ) facile petvideat ex eodem fonte hic ]axtacomparutions parem noxam expeclari opporte-re. Voyv\ Juncker , Confpeâ. thzrap. gener .Quant aux accidens que désigne fauteur ,il n’est personne qui ait fait quelque séjourdar.sles pays cù l’on fait des vins verts, ouqui tirent de pareils vins des contrées voi-sines , qui n’ait été à portée de les obser-ver : on accuse les marchands de vin Al-lemands d’être dans sillage de masquerpar une manœuvre vraiment punissablecette acid ; té désagréable qui annonce dansle vin une disposition à tourner au vinai-gre. Cette manœuvre consiste à mêlerdans ces vins de la litharge ou du minium »