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Tome vingt-sixième.
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& orr.emens d’architecture, mais encorepour l’affinage de cous ies métaux , commele cuivre , l’argent & l'or , auxqueìs onprétend qu’il communique son humidité :on s’en sert encore dans les ouvrages devitrerie, balancerie, chauderonnerie , bim-beloterie , poterie de terre & d’étain , ainsiaue pour la guerre & pour la chaste, oùl’on ne laiífe pas que d’en taire une grandeconsommation.

Les anciens, tels que Pline & quelquesautres, confondoient !e plomb avec unautre minéral à-peu-près semblable , qu’ilsne diílinguoienr que par la couleur. Cettemitre eípece est l’étaîn , que l’on tire desmêmes mines , mais en beaucoup plus pe-tite quantité ; raison pour laquelle i! est in-finiment plus cher ; il est plus blanc, plusdur , & plus facile à fondre que le précé-dent. On remploie à souder le plomb &tous les autres métaux ; il est évident quequelques modernes ne se sont pas moinstrompes pour avoir adopté le sentimentdes anciens, ou pour avoir inal interprétéle savant naturaliste, qui , dans ton traitédes propriétés de ce minéral , rapportequ’il est propre à souder les autres métauxensemble, & à d’autres opérations chi-miques , ce qui ne peut mieux convenirqu’à l’étain.

La plomberie est donc I’art de donner auplomb les formes que l’on juge i propos,ielon les différentes occahons que l’on a de] employer : on la divise en trois especes ;la première est la fonte du plomb, la se-conde en est le couler , & la troisième estla maniéré de le souder.

De la fonte du plomb. La fonte du plombn’est point merveilleuse j elle^est au con-traire très-fimpie , le plomb etant de tousles métaux le plus facile à fondre : on n estpas pour cela obligé d’empîoyer une chaleuraustì grande &. auísi vive que pour tous lesautres métaux : tout cet art ne consistequ’à mettre le plomb que l’on veut fondredans un vaisseau de fer quelconque capablede le contenir , tel, par exemple , qu’uneeuillier de fer j i! tau t le présenter ensuiteau feujusq.j’à ce qu’il devienne liquide. Sicette quantité monte beaucoup au-deílus

( I ) On dit, communément qu’un hommechez le propriétaire Le hors de l’attelier.

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de vingt - cinq ou trente livres qu’on nepourroit porter facilement à la main , onest obligé alors d’avoir recours à une mar-mite ou poêle de fer ou de fonte que l’onpose a terre, Lt au premier endroit, danslaquelle on met le plomb : on enveloppeeníuite le tout d’un feu de bois ou de char-bon pour échauffer & faire fondre pluspromptement la masse du plomb ; & c’estlà la maniéré dont les plombiers se serventle plus souvent lorfqffils n’en ont besoinque d’une petite quantité, sur - tout lors-qu’ils travaillent en ville (i). Si l’on a be-soin pour de certains ouvrages d’entretenirliquide cette méme quantité de plomb, onse sert à cet este t ( ce qui économise beau-coup le charbon ) d’une autre espece dapoêle de sor appelée polastre, plus grande ,de íòrme carrée , circulaire ou ovale , danslaquelle on met le feu & la marmite quicontient le plomb ; ce feu ainsi concentrécontientplns de chaleur & consomme moinsde charbon : ce polastre sert austì, & sou-vent en même temps à faite chausser lesfers à souder, dont nous parlerons dans lafuite, que l'on place chacun dans uneéchancrure, pratiquée de distance à autreautour du polastre; mais lorsque l'on abesoin d’une beaucoup plus grande quan-tité de plomb fondu à la fois, ce qui ar-rive le plus souvent dans l’attelier desplombiers ; ils ont alors chacun chez euxun fourneau bâti en brique , de deux pies& demi à trois pies de hauteur fur quatre ,cinq & quelquefois six piés en carré , com-posé d’une grande marmite de fer en formede chaudière, capable de contenir depuiscinq cenrs jufqu’à trois ou quatre millierspesant de plomb, arrasée par dessus lefourneau, enclavée & soutenue dans lamaçonnerie de brique, par des armaturesde gros fer à environ quinze pouces audessus du fond du fourneau , ce qui formepar dessous un vide où l’on fait un feude bois à brûler , dont la fumée fort parune ouverture d’environ huit pouces delargeur, pratiquée fort près de la chau-dière, 6e s’éieve ensuite dans un tuyau decheminée, donc la hôte fe trouve au dessusdu fourneau j c’est dans cette espece de

travaille cn ville, lorsque son ouvrage se fiait