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Tome vingt-sixième.
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chaudière que l’on met le plomb que TonVeut fondre , comme navettes, saumons,tels qu’ils arrivent des mines.

Du plomh coulé. Le plomb fe coule dequatre maniérés , qui se réduisent en deuxprincipales, l’une que l’on appelle plomb entable , & l’autre plomb moulé.

La premic-rc se fait en forme de tabledont les dimensions varient selon les cir-constances: cette forme de p'omb sert pour

1 intérieur des réservoirs , les bassins, lesbains , les couvertures des bâtiniens, pla-tes - formes, terrasses, gouttières, chaî-neaux , hottes > lucarnes, cuvettes, ba-vettes de fontaine , &c. & quelquefois dansla maçonnerie pour ies joints des pierres ;on en fait austì des tuyaux de descente pourl'écoulement des eaux , chausses , aisances,&c. le pié carré fur une demi ligne d’é-paisseur pese environ deux livres quatorzeonces ; fur une ligne , environ cinq livrestrois quarts, & le reste à proportion.

La seconde, qu’on appelle plomb moulé ,fe coule dans des meules faits exprès, soitpour des tuyaux dont la grosseur intérieurevarie depuis six lignes jufqu’à six poucesde diamètre, & l’épaisseur à proportion ,depuis deux lignes & demie jufqu’à six :je dis grojjeur intérieure, parcs qu’en gé-néral les tuyaux ne fe mesurent jamais parl’exttrieur > mais bien par l’intérieur ; leurslongueurs ne paílènt jamais dix-huit ouvingt pies, non qu’on ne puisse les fairebeaucoup plus longs , si on le jugeoit àpropos, mais parce que cette grande lon-gueur feroit trop embarras ante pour leurtransport, & feroit sujette à les tourmenter,casier on rompre , soit encore pour des fi-gures , statues & ornemens d’architecture& de sculpture.

i; pl' Jm b en table. Le plomb en table feGn p°’ s e sP eces différentes ; la pre-la socondp. ° n , a PP e *l e plomb moulé en table

, Lc ° ná ^ Plomb laminé ; & fe troisièmeplomb coulé sur toile. '

Pour couler le plomb en table , selon lapremiere e^pece, il faut dfebord employerà cet uiage une table, appelée moule en table ,que tous les plombiers ont chacun dansleurs atteliers, faste en bois de chêne dequinze à dix-huit lignes d’épaisseur, quatre

2 cinq piés de largeur, fur environ vingt

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pies de longueur, posée sur trois ou quatreforts supports ou tréteaux de bois solide-ment assemblés, cn observant' de lui don-ner environ douze à quinze lignes de pentepar toise pour procurer au plomb une plusgrande facilité de couler; Je pourtour dec , ette 5 abie trouve bordé dune espacede chaíïìs de planches de mémo bois, depareille épaisseur, fur huit à dix poucesde hauteur, qu’on appelle éponge , denti’intérieur est rempli d un fable jaune d’en-vìron cinq à six pouces d'épaisseur , sotlequel , étant préparé , on coule le plombdont i! est ici question : il faut remarquerque pour donner aux tables de plomb lalargeur que l’on juge à propos, on enfoncedans le fable une autre éponge mobile ,que l’on soutient par derriere avec desmasses de fer cu de plomb.

Lors donc qu’il s’agit de préparer le fablea recevoir le plomb , on commence parLhumecterun peu en jetant de l’eau dessusen forme d’afpersion ; ce fable ainsi hu-mecté, s’unít beaucoup plus facilement; onle dresse ensuite de niveau en passant &repassant le rable 2 différentes reprises furtoute fa longueur : ce rable n’est autrechose qu’une planche de bois de chêned’environ quinze lignes d’épaisseur, & dontla longueur est égale à la largeur des ta-bles que l’on veut faire : cette planche estécbancrée par chaque bout que l’on faitglisser le long des éponges, par le moyend’un bâton de quatre à cinq piés ce longemmanché dedans ; l’intervalle des échan-crures s’enfonce dans la profondeur dumoule, relativement à f épaisseur que l’onveut donner à ces mêmes tables •• le fableainsi dressé , on le plane austì fur foute falongueur avec la plane > que l'on a foinde chauffer un peu , afin que le fable hu-mide ne puisse s’y attacher , ce qui y for-meroit autant de sillons : ceci fait, & seplomb fondu dans la grande chaudière , stfaut prendre la précaution avant que dele couler, de le purifier avec des résines,suif ou autres graisses, 6c de l’ecumer avec!a cuiller percés, c’est-à-dire, en fuoprimercoures les ordures que ccs graissés ont dûatnrer : ensuite lorsqu il s’agit de le couler,deux hommes en versent alternativement& par cuiueree au moins autant, mais ton-