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ï- a troisième maniéré de couler le plomben table, est de le couler sur toile, pouren «faire des tables aussi minces que !e pa-pier. Cette elpecede plomb est fort difficileà bien faire, & d’un usage assez rare, raisonpour laquelle on en fait très-peu , aussi est-il fort cher ; on ne s’en sert cjue pour descouvertures extrêmement lég-.res, & quin’ont pas besoin d’une longue dure é ou pourdes modelés , les facteurs d’orgue font ceuxqui en emploient le plus pour leurs tuyaux.
De la maniéré de couler le plomb fur toile.Lorsque l'on veut couler !e plomb sur toile ,il faut se servir pour cela d’une table ouplanche , d’environ 18 pouces de large fur9 à io pies de long, garnie de chaque côtéd’un pert bord pour empêcher que le plombne s’échappe , & couverte fur fa superficied’une toile de coutil bien serrée & bien
tendue , attachée de petits doux tout-au-tour : cette planche ainsi séparée , on lapose sur deux trétaux , dont l’un est plusélevé que l’autre , afin de donner à la tablenne obliquité convenable ; ensuite le plombétant fondu, on le verse simplement dessuscn passant èc repassant le table autant qw’ilest nécessaire, pour approcher le plus qu’il estpossible d’une égale épaisseur:il faut obser-ver que c’est non-seulement de l’obliquitéde cette table , mais encore du degré dechaleur du plomb fondu que dépend l’épais-seur de la table que l’on veut faire ; c’estSuffi de l’intelligence de l’ouvrier que dé-pend la bonne façon de cet ouvrage qui ,quoique fait avec beaucoup de précaution& d’adresse, n’en est pas moins difficile ,& ne réussit pas auífi-bien qu’on pourroic ledésirer; c’est ce qui a fait prendre le partiaux associés de la manufacture du plomb la-miné d’en faire veufs d’Angleterre tout la*? 11 ~ L - d’une épaisseur parfaitement égale ,
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Du plomb moulé. L e plomb moulé n’estautre chose que du plomb fondu jeté dansdes moules faits exprès & de la forme quel’on juge a-propos. II s’en fait de deuxefpeces ; lune consiste principalementdans les tuyaux de toutes grosseurs, dontles moules sont ordinairement en cui-vre ; & l’autre dans les ornemens ,somme armes, armoiries> blaíons, cro-
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phées , figures, statues, & toutes sortesd’amortiísemens, avec dorure ou fans do-rure , cù l’on veut éviter la dépense dubronze , & dont les moules se font én terrele plus souvent par les fondeurs, qui con-noissent plus particulièrement que personnecette partie.
Pour faire des tuyaux moulés, il fautd abord savoir comment est fait le moule :c’est une espece de cylindre de cuivre, d’ea-viron deux prés & demi â trois piés de lon-gueur, creusé en dedans en forme de tuyaud’environ çinq à six lignes d’épaiíleur , pro-pordonrsément à fa grosteur , dont le dia-rmétré intérieur est relatif à la grosseur ex-térieure des tuyaux que l’on veut mouler.Le milieu de ce moule est surmonté d’unjet en forme d’entonnoir , aussi de cuivre ,& tenant à la même piece par où l’on versele plomb. Ce moule est fait en deux mor-ceaux , chacun séparé par le milieu sur sa lon-gueur, dont ie joint traversant le milic-u dujet, le touche hermétiquement par-tout,pour empêcher par ce moyen le plomb des’é-vader. II est essentiel d’y pratiquer des ou-vertures fur fa longueur , afin que I airremplacé par íe plomb puisse s’échapper fa-cilement.
Comme cette piece de cuivre est toujoursfort échauffée, qu’elle a besoin de l’êtrepour empêcher que le plomb que l’on ycoule ne se fige trop promptement, & quepar conséquent il n’est pas possible alors dela manœuvrer facilement, on y pratiquepar les deux bouts & de chaque côté quatreefpeces de gougeons pris à même la massedu moule, percés chacun d’un trou poury arrêter, par le moyen d’une clavette, uncollier de fer plat, à charnière par en bas,& à branche par en-haut ; ce collier de ferà charnière , est garni d’une espece deboulon, arrêté à demeure par un bout fur-ie collier , & percé d’un trou plat par l’au-tre ; ce boulon traverse l’extrémité supé-rieure du collier , & se trouve arrêté &fermé par une clavette , •& c est par ] esbranches que l’on peut faire agir le moule ,soir pour l’ouvrir ou Je fermer. Dans sonintérieur est un mandrin ou boulon arrondi,a-peu-pres de la longueur du moule, faiçpour que le tuyau íc trouve évide íntérieu-
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ce mandrin est quelquefois pleya