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de parler , fi ce qu’on en dit est vrai : ìl aimaginé non-seulement un vaisseau propreà être conduit à la rame sous l’eau , maisencore une liqueur que l’on peut porterdans le vaisseau , & qui supplée à l’airfiais.
Ce vaisseau a été fait pour îe roi Jac-ques I ; il contenoit douze rameurs fansies passagers. L'essai en fut fait dans la-Tamise, & un de ceux qui étoient de cettenavigation fous l’eau , vivoit encore , lors-que M. Boyle en a écrit la relation.
Quant à la liqueur, M. Boyle dit qu’ellea été inventée par un physicien qui avoirépousé la fille de Drebell, qu’il en faisoitusage de temps en temps , lorsque l’air duvaisseau étoit échauffé par l’haleine de ceuxqui y étoient, lorsqu’il ne pouvoir plus ser-vir à la respiration ; dans cet instant il dé-bouchoit le vase plein de cette liqueur, &rendoit à l’air une assez grande quantitéd’esprits vitaux pour qu’on pût encore lerespirer un temps assez considérable. Dre-bel! n’a jamais voulu révéler son secret qu’àune seule personne qui Ta dit à M. Boyle.Chambers.
Plonger ( Uydraul. ) est un terme deterrassier , qui signifie qu’il faut creuser unendroit élevé pour y pratiquer quelqu’ou-
rrage.
Plonger, ( Hist. mod. ) Faction de.plonger quelqu’un dans Teau en punition dequelque faute. Voye[ CàLIE.
à plonger , dans les anciennes coutu-mes d’ Angleterre , yoyeç Cage a plon-
ger.
Plonger , ( Marine. ) c’est mettre &enfoncer quelque chose dans l’eau.
Plonger , c’est «'enfoncer dans Teau , defaçon qu’on ne paroisse pas- Ees bons na-geurs prennent plaisir à plonger souvent.
Le canon plonge » c’est quand les déchar-ges fe font de haut en bas. Faire plonger.
PLONGER de la chandelle , ( Chandelier • )e’est lui donner plusieurs couches de siufen la trempant dans Tabîme » ou moule quien est rempli.
, Plonger, ( Jardinage . ) Les Terrassierss en servent pour faire entendre qu’il fautcr ÇpseL dans une terre.
v °y e l Castagneux.
ILONGEUR, f. m, ( Marine & Phyfiq .)
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on appelle ainsi ceux qui descendent dans hmer pour y chercher quelque chose , & quiont contracté Thabitude d’y rester assezlong- temps fans être étouffés. Voy q-PLON-ger & Cloche.
Plongeurs,Plongeons, f. m. (Ma-rine. ) on appelle plongeurs certains navi-gateurs qui descendent au fond de Teau ,& trouvent le moyen d’y demeurer quel-que temps pour y chercher les choses queTon vondroit retirer, ou pour faire quel-que chose de singulier , soit en radoube d&vaisseau > soit a dessein de faire périr unvaisseau ennemi, ou pour pêcher des per-les , & ceux-ci s’appellent aussi arma-teurs.
Plongeur , f. m. ( Comm. & Conchy-lìol. ) on se sert beaucoup de plongeursdans les Indes, & c’est le meilleur moyend’avoir de beaux coquillages, leurs bellescouleurs ne fe conservent qu’autant qu’ilsont été pêchés vivatis en pleine mer ou àla rade. Ceux que les Bots amenent fur lerivage font roulés ou frustes , & les bival-ves font ordinairement dépareillées.
Les negres de PAmérique , sor-tout àla Martinique & à S. Domingue, vont encanot, plonger fans aucune précaution àune demi-beue du rivage , & â plusieursbrasses d’eau. Dans un calme, l’eau est siclaire qu’ils voient distinctement à huit &à dix brasses d’eau les coquillages & lesproductions marines qui font au fond. Ils lesvont détacher à la main Tune après Tau-tre , n’ayant point de paniers comme lesplongeurs de perles. Quand les plantestiennent fur le rocher, deux plongeurs voncpasser un bâton & une corde dessous pourles tirer, A Saint Domingue , & dansTìlede Cayenne, les huîtres s’attachenr furies branches pendantes du manglier > ar»brisseau qui vient au bord de la mer.
II n y a que les jeunes negres qui puis-sent retenir assez long- temps leurs halei-nes pour être propres au métier de plon-geur. Us fe remplissent la bouche d’huilcde palmier , asin de rejeter cette huiledans Teau ; ce qui leur procure un momentde respiration. C’est un merier qu’ils nepeuvent faire que quatre ou cinq ans defuite ; ils ne font presque plus maîtres deretenir suffisamment leur haleine à vingt-