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quatre ans. Un bon plongeur mange peu,& toujours des viandes í’eches.
Les plongeurs qui vont â cinq ou íìxbeues du rivage pêcher des huîtres & descoquillages , portent des paniers appeléscanots , dans lesquels ils mettent les co-quillages , & ce qu’ils rencontrent. Ils plon-gent huit à neuf fois de fuite, ordinaire-ment à 12 brasses d’eau. Ce qui les in-commode le plus c’est la froideur de seau ;ils craignent encore un poisson appelé tiba-ron , grand comme un marsouin , lequelcoupe tout ce qu’il rencontre. Pour pré-venir ce danger, ils portent avec leur pa-nier un bâton ferré pour l'enfoncer dans lagorge du poisson.
D’autres plongeurs descendent au fondde l’eau sous une cloche de verre , & fontobligés quelque temps après , de remonterpour respirer un air plus frais.
Quand on veut pêcher les huîtres quiportent des perles dans le golfe períique,à ioou 12 brasses d’eau, fur des bancs éloi-gnés de terre de cinq à six lieues, la bar-que où est un plongeur & deux rameurs,part de la côte avant le lever du soleil,avec un vent de terre qui dure environ jus-qu’à dix heures. Le plongeur îe met ducoton dans les oreilles, & se garantit le«ez pour empêcher que seau n’y entre ;e «suite on lui lie sous le bras une corde ,dont les rameurs tiennent le bout ; il Rat-tache au gros doigt du pie une pierre d , en-v iron vingt livres pesant, dont la corde«st tenue par les mêmes hommes. Le plon-geur prend un réseau fait comme un sac ,qu un cerceau tient toujours ouvert, le-quel est attaché à une corde, dont le boutefr encore retenu dans la barque. Alors ilelcend dans îa mer, où la pesanteur de lac£ rre ir entraîne au kond de l’eau ; il déta-dan S a ?L k~ tÔt la pi . erre > que ceux qui fontolit son r ês 2 Ue !uu lr > ent ‘ H plongeur rem-
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ne, il «I donne le figj.l S í “'TS „i est liée sous fo f br«r a E M os i r±monte le plus vite que l’on peut. On retn-eensuite Je rets remplis de coquilles d'huî-tres. Le manege peut durer environ undemi-quart d’heure , tant à tirer îe réseau,M'à donner au plongeur le temps de se
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reposer êt de reprendre haleine : iï retour-ne ensuite avec les mêmes précautions.Cette pêche dure sept á huit heures , pen-dant lesquelles il plonge une douzaine defois.
Quand les huîtres perìieres font tiréesde la mer , on attend qu’eîles s’ouvrentd e.les- mêmes ; car fi on les ouvroit com-me on ouvre nos huîtres à l’écaiile, onpourroit endommager & fendre les perles.Mais dès que les huîtres font ouvertes na-turellement, ce qui arrive au bout d’unequinzaine de jours, on en retire les perlesfans aucun accident.
Les habitans des îles de l’Archipel fontpresque tous de bons plongeurs ; & dansFile deSamos, on ne marie guere les gar-çons , selon Tournefort, qu’iìs ne puissentplonger fous l’eau au moins à huit brassesde profondeur.
Hérodote, liv. VIII. rapporte que Scyl-lias macédonien , rendit son nom célébrésons le régné d’Artaxerxès Memnon , enfaisant sous les eaux de la mer un trajet d«huit stades, pour porter aux Grecs îa nou-velle du naufrage de leurs vaisseaux.(D. J.)
Plongeur pigeon , {Hìst. nat. ) On adonné ce nom à un oiseau fort beau qui setrouve sur les côtes de Spitzberg. I! est dela grosseur d’un canard : son bec est long fmince, pointu & recourbé vers ie bout >& rouge par-dedans ; ses pattes font rouges& courtes,& la queue n’est pas longue. II yen a de noirs, de mouchetés & de blancs versle milieu du corps ; ìe dessous des ailes estd’une blancheur éblouissante. Ils ont le crid’un pigeon ; c’est la feule cliofe par la-quelle ils ressemblent à cet oiseau. Ils ra-ient la surface de la mer en volant, & setiennent long-temps fous l’eau. Leur chairest d’un bon goût, pourvu qu’on en séparela graisse.
Plongeur , ( Papeterie. ) ouvrier dontla seule occupation est de plonger les for-mes ou moules dans la cuve où est la pâte $& de les remettre entre les mains du cou-cheur.
PLOT, f. m. ( Soirie. ) plâtre de l’our-disiòir.
PLOTCE, ( Geog. anc . ) îles de Ia merIonienne, autrement nommées Strophades 9