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Tome vingt-sixième.
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qui Combe après une longue & grande sé-cheresse est beaucoup moins pure » quecelle qui fuir d’après une autre pluie. M.Boerhaave a remarqué que la pluie quicombe , lorsqu’il fait fort chaud , & beau-coup de vent, est la plus sale. & la plus rem-plie d’ordures, sur-tout dans les viHfcs &dans les lieux bas & puans. 11 flotté aussidans Pair des semences de très-petites plan-tes , & de petits œufs d’un nombre infinid’infedes qui tombent de l’air à terre enmème temps que les pluiçs. De-là vientqu’on voit croître dans cette eau, n’on-seu-lement des plantes vertes, mais qu’on ydécouvre auílì un nombre prodigieux depetits animaux & de vers, qui la font commefermenter , & lui communiquent une mau-vaise odeur par leur corruption. Puisque Japluie se trouve mêlée avec un fi grandnombre de corps étrangers, il n’est pas dif-ficile de comprendre , pourquoi seau depluie conservée clans'une bouteille bien fer-més , se change bientôt en de petits nuagesblanchâtres , qui augmentent insensible-ment , qui s’épaississent, & se changent en-fin en une humeur visqueuse qui tombe aufond.

II est rare que les gouttes de pluie aientplus d’un quart de pouce de diamètre. Onprétend qu’en Afrique, dans la Nigritie ,ií tombe des gouttes d’eau de la grosseurd’un pouce , & même que dans le Mexiqueîes ondées font si terribles , que les hom-mes font quelquefois écrasés par leur chute ;mais ces relations font un peu suspectes.

Les gouttes de pluie tombent quelquefoisfort proche îes unes des autres, & d’autresfois à uné plus grande distance, cela pour-roit venir de la densité de la nuée. Lors-qu une nuée n’est pas dense, & que ses par-ties se réunissent en gouttes, il faut qu’i! y-ait un certain espace dans lequel ces partiespuissent former une goutte , & alors ellesdoivent être éloignées les unes des autres entombant. Si au contraire la nuée est épaisse,il peut tomber beaucoup de parries supé-rieures immédiatement fur les inférieures,les gouttes f'e forment beaucoup plus vîte ,& font plus voisines. On peut examinera cette occasion , pourquoi les gouttes depluie font plu S grosses en été, mais pluséloignées les unes des autres , & pour-

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quo! elles font plus petites en hiver )mais moins éloignées. II est certain queflair est plus raréfié en été, & qu’il résistemoins aux corps qui se meuvent ârtravers.Les gouttes de pluie peuvent donc être plusgrosses, puisqu’elles souffrent moins de ré-sistance dans leur chute ; mais en hiver ,flair est plus dense, il fait plus de résistance »& désunit par conséquent plutôt les gouttesd’eau.

Lorsque dans le vide, on laisse tomberune. goutte d eau de la hauteur de quinzepies fur un morceau de papier ou fur unefeuille d’arbre » elle fait un grand bruit ,fans pourtant rompre la feuille ; mais si cettemême goutte tomboit 'd’une nuée haute desix mille pies, elle suroît vingt fois plus devitesse, & par conséquent quatre cens foisplus de force ; de forte qu’eîle mettroit enpieces les tendres fleurs 6t les feuilles desplantes. Heureusement la résistance de flairempêche la goutte de tomber sur la terreavec tant de rapidité, & elle en diminued’autant la vitesse, qui n’est. alors guets plusgrande, que si la goutte était tombée de lahauteur de impies.

Si l’on suppose deux gouttes d’eau, dontAune soit Huit fois plus grofíè que l’autre ,la surface de la petite goutte étant à cellede la grosse comme ï à 4, & la résistance deflair contre les corps qui tombent, étantcomme la grandeur des surfaces, diviséepar les massés, il s’ensuit que la résistancede l’air contre la plus petite goutte est dou-ble de la même résistance contre la plusgrosse goutte. Si la bruine étoit composésde petites gouttes , qui fussent cent quinzemille fois plus menues que la grosse goutte „leurs surfaces servienr cinquante fois pluspetites , & rencontreroient par conséquentcinquante fois plus de résistance de la partde flair, ce qui Ies feroit tomber fort lente-ment.

II pleut rarement lorsqu’il fait un grosvent, à-moins que la direction du vent nesoit de haut en-bas. Dans ce cas il peuttoujours pleuvoir , car la pluie est pousséepar le vent ; mais si le vent a une directionhor z ntale , ô: qu’il fouille avec une vitessequi lui lasse parcourir fc-ize piés en une se-conde , il ne tombera pas de pluie , parcsque ce vent pousse horizontalement chaque

goutta

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