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peurs s’étant un peu refroidies fe réunis-sent d’abord , & retombent eníuke , aprèss’être changées en gouttes ; ii tonte h nuéefe charge par-tout également, mais lente-ment , ensorte que les particules de vapeurfe réunissent insensiblement, elles formentde très-petites gouttes , dont la pesanteurspécifique n'est presque pas différente decelle de Fair. Ces petites gouttes ne tom-bent alors que fort lentement & formentune bruine. Voye^ BRUINE.
Diverses causes font retomber fur la ter-re les vapeurs , voici les principales ' i .toutes les fois que la denfite, & par con-séquent la pesanteur spécifique de F air setrouve diminuée par quelque cauie que cesoit , les exhalaisons , qui étoient aupara-vant en équilibre avec I air, perdent cetéquilibre & s’afFaiíl'ent par I’excès de leurpesanteur. i°. Lorsque Ics exhalaisons, quiont été fort raréfiées & élevées par le feuviennent à fe refroidir, elles se condensent,elles deviennent plus compactes , & parconséquent plus pesantes que Fair. 3 0 . Lescorps qui fe font élevés en Fair à l’aide dufeu , ou de quelqu’autre cause doiventaussi retomber; lorsqu’ils ont perdu tout leurmouvement, tant par leur propre poids,que par la résistance de Fair. 4 0 . Loríquçplusieurs parties élevées dans Fair font pous-sées les unes contre les autres par desvents contraires, ou qu’elles fe trouventcomprimées par des vents qui soufflentcontre des montagnes ou autres éminen-ces ; elles se réunissent & acquièrent par-ia une pesanteur spécifique beaucoup plusgrande qui les fait retomber. II y a cer-taines exhalaisons qui font de telle nature,qne lorsqu’elles viennent à fe rencontrer ,elles fermentent ensemble , d’où il arriveqne quelques - unes fe précipitent. 6 °. 11P-eut, lorsque les exhalaisons sont pousséesì'é- Far des vents, en même temps que*0 Tffrs et} î ie ohes étoient suspendues.V ^ ríq " e l es vents soufflent dans unedirection horizontale & qu ’ l]s chassent} air de 1 endroit au- dessus duquel les va-peurs sont suspendues ; car alors il faut queîa partie supérieure de l’atmosphere tombepar son poids avec tout ce qui s’y treuve,& qu’eîle remplisse ta place inferieure quefair vient de quitter. 8 J » Lorsque le soleil
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se leve, il darde sur notre globe ses rayons,qui rencontrent les exhalaisons suspenduesdans Fair, & les déterminent à tomber versla terre ; & comme ces rayons raréfientFair par leur chaleur, & le rendent parconséquent beaucoup plus léger que les ex-halaisons, iî faut que le poids de celles-ci1 emporte , _& qu’elles fe précipitent entraversant Fair. 9 0 . Enfin , quand il s’éìevcdans 1 atmosphère plus de vapeurs que l’aifn’en peut soutenir , pont ce qu'ii y a dosuperflu retombé aussi - têt qu’ii a perdu lepremier mouvement , à Faide duquel iis’étoit élevé.
Le vent doit tenir le principal rang entreles causes de 1a pluie ; pour le prouver, auxobservations précédentes, ajoutons criìes-cni°. Lorsque le vent souffle en-bas & qu’iirencontre en même temps une nuée, ilfaut qu’il la comprime » qu’il la condense ,qu’il la pousse vers ia terre, qu’îl force sesparties à fe réunir, & par conséquent qu’illa change en pluie. 2° Lorsque le vent ren-contrant quelques nuées de vapeurs quiviennent de la mer , & qui sont suspen-dues au-dessus, les chasse vers la terre &les pousse contre les hauteurs, les monta-gnes ou les bois , il les condense & les ré-duit en pluie. C'est pour cela que les paysde montagnes sont beaucoup plus sujets àla pluie que les pays plats , où les nuées rou-lent avec bien plus de liberté. 3®. De mêmeque les montagnes rompent les nuées, deuxvents qui ont une direction contraire , Lspoussent aussi les unes contre les autres, &cles compriment. 4 0 . Comme il se formebeaucoup de nuées des vapeurs de la mer »les vents qui viennent de la mer vers notrecontinent, sont ordinairement accompagnesde pluie ; au lieu que les autres vents quisoufflent sur la terre ferme , n empor-tent avec eux que peu de nuees , & ne sontpar conséquent pas pluvieux.
La pluie n’est pas une eau pure, mais elleest imprégnée de sels , d’efprits, d’huile ,de terre , de métaux , &c. parmi lesquels ilse trouve une grande^difference, suivantla nature du terrain , d 011 partent les exha-laisons , & suivant les faisons ; c’est pourcela que la pluie du printemps est bien pluspropre a exciter des fermentations, quecelle qui tombe en d autres temps. La gliù*