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Tome vingt-sixième.
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vienne le plus souvent des nuées , l’on acependant remarqué qu’il pleuvoir aussi enété, quoiqu'iî ne parût aucun nuage dansi’air ; mais cette pluie n’est pas abondante : -elle ne tombe qu’après une chaleur exces-sive & comme étouffante , lorsque Pair estcalme depuis quelque temps ; ce qui paroîtvenir de ce qu’une fi grande chaleur éleve.dans Pair une plus grande quantité de va-peurs que celle que ce fluide peut soutenir,ou de ce que ces vapeurs entourées d’uneatmosphère électrique suffisante à la véritépour s’élever, perdent cette vertu , & ensont dépouillées lorsqu’elles se sont élevéesdans une région plus haute & plus froide :joignez encore à cela que la chaleur venantà diminuer, ces vapeurs se condensent ;elles perdent alors une partie de la forceavec laquelle elles s’élevoient , & Munis-sent lès unes anx autres, & elles formentdes gouttes d’eau qui se précipitent &tombent sur la surface de notre globe.

Voici de quelle maniéré la pluie se for-me. La nuée est composée de parties aqueu-ses qui, étant séparées les unes des autres,íe tiennent suspendues dans Pair. Lorsqueces parties Rapprochent nn peu davanta-ge > ensorte qu’elles puissent s’attirer mu-tuellement, elles se joignent, & elles for-ment une petite goutte 'qui commence àtomber lorsqu’elle est devenue plus pe-sante que l’air ambiant ; comme cettepetite goutte rencontre dans fa chute unplus grand nombre de particules ou de pe-tites gouttes d’eau, elle se réunit encoreavec elles , & augmente par conséquentde_ plus en plus en grosseur , & elle ac-quiert insensiblement la grosseur que nouslui remarquons lorsqu elle tombe sur notreglobe.

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q „i n'efl p,s E- froids £ c a 0 " ng Xjc est pour cette raison que la pluie peuttomber de dmerentes hauteurs : mais flces gouttes tombent des régions les pl usélevées, régions qui appartiennent à cellequ’on appelle la région, de la neige , elles se

convertiront d’aberd en neige , & si cette

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neige descend plus bas , & qu’elle tombeà travers une masse d’air chaud , cetteneige pourra se fondre , se convertir eneau , & former une pluie aussi fluide quela premiere ; ce qui est confirmé par lesobservations de J. Hen. Lambert.

En effet, comme la ville de Loire estdans le voisinage du mont Calanda, qui estpresque continuellement couvert de nei-ge , iorsqu’il tombe de la neige sur cettemontagne pendant le printemps ou pen-dant l’été^ on voit tomber la pluie dans lavaliée , le dernier terme de la neige étantplacé à 1830 pies au-deflus du terrain doLoire.

Lorsque la pluie est sur le point de tom-ber , on remarque plusieurs nuées blanchesqui flottent dans le ciel où elles font épar-íès : ces nuées s’approchent les unes desautres, & elles forment, par leur concours,une nuée uniforme ; elles couvrent touteì’étendue de notre horizon, elles se con-densent, elles descendent, elles perdentalors un peu de leur blancheur , elles dé-robent à nos yeux une plus grande ou unemoins grande quantité de lumière, ellesparaissent exhaler vers notre globe uneespece de fumée, & enfin elles lancent leureau fur la surface de la terre : plus les nuéesfont blanches , moins la pluie est abondan-te , & plus les gouttes sont fines ; maislorsque les nuées sont noires ; la pluie estbeaucoup plus abondante , & les gouttesen font plus grosses. On observe quelque-fois que ces fortes de nuées ne se rassem-blent point en une seule qui couvre toutel’étendue du ciel, mais on les voit flottersolitairement dans l’étendue des cit.uxchacune lance son eau, & verse l ss e -I eabondante •'cette pluie ceííb n-tot que levent a repousse la nuée, & lorsque le cielredevient serein.

Mais lorsque le ciel est couvert d’unenuée épaisse & uniforme, les gouttes d’eaufont alors d’inégales grosseurs, & elles tom-bent uniformément : au contraire , si ]g sdifférences parties du ciel font couvertesde nuages de différente blancheur , ou denuages plus ou moins épais, plus ou moinsnoirs, les gouttes d eau tombent irréguliè-rement, & elles sont tantôt plus, cantéemoins abondantes.