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Tome vingt-sixième.
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la température de l’air devient plus chaudeaprès midi ou vers le soir ; i! arrive aíîczordinairement qu’il pleut pendant la nuit ,ainsi que le lendemain : or, la chaleur quise fait sentir vers le soir, vient de l’effer-vescence de l'air, & cette effervescenceproduit des vents & de la pluie. Onobserve que les vents occasionnent lapluie , r®. Iorsqu'ils soufflent de haut enbas contre une nuée , parce qu’íls la com-priment alors ; ils lui enlevent íà vertu élec-

trique en tout ou en partie,

& ils obligent

les parties aqueuses à se rassembler & àformer de la pluie.

z°. Lorsque les vents rencontrent quel-ques nuées de vapeurs qui viennent de lamer, & qui font suspendues au csessus ,ils les chassent vers la terre , & ils lespouffent contre des hauteurs , des mon-tagnes, des forêts; ce qui fait que cesnuages se dépouillent de leur matière élec-trique qu’ils communiquent aux corps qu’ilstouchent ; ce qui oblige ces vapeurs à í'erassembler & à se convertir en pluie. C’estpour cette raison que les pays montagneuxfont plus sujets à la pluie que les pays plats,ainsi qu'on peut s’en convaincre par plu-sieurs observations. On a observé en An-gleterre que dans la province de Lancaster,où il y a de hautes montagnes , il tombechaque année environ 41 pouces d’eau ,ainsi’que les observations de Townley nous^apprennent ; tandis que , suivant celles deM. Derham , il n’en tombe à Upminsterque 19 , 5 pouces.

3°- Oe même que îesmontagngsrompentles nuées, de même des vents qui ont desdirections contraires, les pouffent les unescontre les autres & les compriment- Ona remarque qu i! pleut quelquefois à verseans I océan Ethiopique , vis-à-vis de larénnU-'V parce c l ue les vents semblent s’yrassemblé £" plusfeuîs ’^ q V’ a P rè 5 av “ r

compriment. Nous observons aussi dans cepays, que orsqu un gros vent vient átomber par 1 opposition de quelque ventcontraire, les nuées se trouvent alors com-primées par ces vents, & se changent enune grosse pluie qui se précipite.

4°- Comme il se forme beaucoup de

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nuées des vapeurs de la mer, les ventsqui viennent de la mer vers notre con-tinent , font ordinairement accompagnésde pluie ; au lieu que les autres vents quisoufflent sur la terre ferme, n’emportentavec eux que peu de nuées , & ne fontpas par conséquent pluvieux. Les observa-tions que Mnlîchenbroeck a faites à Utrechtpendant le cours de quelques années, luiont appris que les vents pluvieux ou hu-mides qui-'ont régné dans cet intervallede temps , ont été , les uns à I’égard desautres, dans la proportion suivante : ventsd’ouest 2.03 , de sud-ouest? 13$ > de sud 6 r,de sud-est 27, d’est 32 „ de nord-est 29 ,de nord 54, de nord-ouest 61. Les ventsd’ouest, font souvent ici fort pluvieux,parce qu’ils nous amènent des nuées dela mer du nord : les vents du sud-ouest nous apportent des vapeurs qui vien-nent aussi de la mer du nord , & deslarges embouchures de l’Escaut » de laMeuse & du Rhin. Comme les vents denord & de nord-ouest font froids, ilsRapportent pas beaucoup de nuées, & nefont pas beaucoup pluvieux ; mais ils aug-mentent toujours le poids ou le ressort del’air , ainsi que l’élévation du mercure dansJe baromètre Findique : mais si ces ventsétoient chauds, ils seroient en même tempsles plus humides, & les plus pluvieux puis-qu’ils viennent de la mer d’Allemagne , &qu’ils traversent outre cela tout le Zuy-der-zée ; mais ils font teut ce trajet sansapporter des nuées. Comme on remarqueen Angleterre beaucoup plus de vents quisoufflent vers la partie occidentale que versla partie orientale , on remarque aussi qu’iltombe beaucoup plus de pluie fur lesparties de ce royaume qui font a 1 oc-cident , que fur celles qui sont à l’orient.

5 0 . On peut encore regarder les forêtscomme une des causes de la pluie ; carles arbres transpirent une grande quantitéde vapeurs. On remarque que ses pluiesfont u abondantes en Suede , qu’elsesinondent le terrain , I arrosent trop abon-damment , & qu’elses y détruisent la fer-tilité: ces pluies sont occasionnées var d’im-menses & de très-denses forêts L->s hahi-r de ce pays ont se ensin se garantirdepuss peu de cet accident, en faisant brû-

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