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Tome vingt-sixième.
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îer différentes parties de ces forêts. Parce moyen l’atmosphere se trouve moinsremplie de vapeurs ; elles se dissipent plusaisifment , & le terrain en devient pluspropre à porter &, à fournir à la nourri-ture des moifïòns qui y font plus abon-dantes que précédemment. Les Espagnols& les François observèrent la meme chosedans ks Antilles, qui étoier.t autrefois beau-coup plus humides qu’elies ne le font àprésent, depuis qu’on a coupé & fait brûlerquantité de forêts. Bouguer confirme en-core cette idée par les observations qu’iì afaites pendant ion voyage au Pérou. C'.-thabile académicien observa qu il tomboitdes pluies très - fréquentes & très - abon-dantes depuis l’embouchure du fleuveGuajaquil jusqu’à Panama; ce qui ferrie unelongueur de 300 milles, parce que touteî’étcndue de ce terrain est toute couverte deforêts, & cju’au contraire il ne pleut ja-mais depuis Guajaquil, en suivant vers lemidi, jufqu’au-delà d’Arica , & vers lesdéserts û'Atacania , à la distance de 4 gomilles, parce que tout ce tt rrain est sa-blonneux , à découvert, & qu'il ne s’ytrouve aucune forêt. II observa bien plusque le tonnerre ne s’y fait jamais entendre ,à qu’on n’y observe aucune tempête ; maisque ce terrain est toujours aride , nu, sion en excepte les bords des fleuves quiy coulent, & qu’on n’y observe seulementqu’une simple rosée qui s’y éieve pendantL nuit. II suit delà qu’on ne peut pointrévoquer en doute que la constitution d uterrain ne contribue a la formation desmétéores. Les forets font toujours rempliesd’un air humide , épais, chargé des exha-laisons des arbres qui forment des nuéespar leur élévation dans l’atmosphere, &auxquelles se joignent & s’unistent d autresnuées, ainsi que les vapeurs dont 1 air estrempli. Lotîtes ces parties réunies pro-duisent des pluies, de forte que i’air desforêts est toujours chargé d’humidite , parle concours des vapeurs qui s’y élèvent,.& de celles qui y tombent continuellement.

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MuíTchenbroeck a aussi observe que 1 snombre des jours humides 011 pluvieux, està Utrecht, ainíì qti’à Leyde , pendanttout le cours de Pannée, au nombre desjours secs, ou pendant lesquels i! ne pleutpas , comme 3 est à 12. En effet, les jourspluvieux, dans le cours d’une année , fontordinairement à Utrecht, au nombre de 107:les jours tout-à-fait sereins, en y comprenantles nuits , sont tout au plus au nombre de52. Le nombre de cette derniere especede jours est encore plus petit à Leyde ;il ne va pas au-delà de 28 : il se trouvequelquefois qu’i! n y en a que 18 dans uneannée, 36 dans une autre ; mais en prenantun moyen terme ou une moyenne année ,cela s’accorde assez avec le calcul indiqué ;car, ayant additionné le nombre de jourssereins qu’on avoir observés dans Pespacede dix ans -, & en divisant ce nombre par

10 , nombre des années , j’ai trouvé 28 auquotient. Mais ces observations font rela-tives à un pays en particulier , & ne déci-dent rien pour les autres : on ne peut rienavancer de certain à cet égard , qu’en faisantdes observations particulières dans chaqueendroit ; car ces différences dépendent dela situation des lieux, qui peuvent être plusou moins dans le voisinage des mers , deslacs, des fleuves : elles varient auffi suivantle nombre, la grosseur , la hauteur, la situa-tion des montagnes & des forêts qui s’ytrouvent ; elles dépendent auffi de la cons-titution , de ia hauteur du terrain , de lalatitude des lieux & des diiférens vents quiy règnent ; & comme on n’a encore faitqu’un très-petit nombre d’observations àcet égard , & que la plupart de ceux quiles ont faites ne s’y font pas pris comme

11 faut, on ne peut établir que très-peu dechoies fur cette matière. Le célébré KrafFa observé à Pe'tersbcurg qu’i! n’y avoir,dans l’espsce d’une année, que 40 joursqui fuíïenc humides, pluvieux ou neigeux,tandis ciu’on en compte 107 à Leyde. Voicia quoi fe réduisent K-s observations du cé-lébré Lambert faites ù Coirc\