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y.a encore dans cet endroit un autre temps,qu’on appelle petit été : il commence vers lafête de saint Jean , parce que les pluies ces-sent alors , & que les vents du nord souf-flent pendant l’espace d’un mois. On re-marque dans le royaume du Pérou qu ilpleut depuis le mois de novembre jusqu’aamois de mai, entre les montagnes qu’onappelle les Cordelieres , ainfi que dans lesforêts qui font au-delà de ces montagnes.On remarque que l’hiver commence aumois de juin â Buenos-Ayres, situe dans leParaguay, auprès dn fleuve de la Pïata ; leprintemps y succédé à l’hiver, & commenceau mois de septembre : l’e'té vient ensuiteau mois de décembre, & l’automne au moisde mars. Pendant l’hiver il y tombe de lar-ges pluies , accompagnées de tonnerres &de foudres épouvantables. Les chaleurs del’été y font tempérées par les vents quiviennent de la mer.
II faut observer que les pluies & les sé-cheresses ne s’excluent point dans touteretendue de l’atmosphere ; mais qu’au con-traire elles ont entr’elles une espece decommunication : en effet, lorsque le tempsest pluvieux en France , il arrive souventque la sécheresse domine alors en Alle-magne , & on observe de semblables phéno-mènes da«s d’autres contrées. En 17^1 onremarquoit une très-grande humidité enAngleterre, tandis qu’en Italie la séche-resse y étoit íì grande , que les herbes pé-ristbìent par l’aricîité du terrain. Ces phé-nomènes n’auroient rien de surprenant, sion fait attention que la chaleur du soleiléleve dans chaque pays une certaine quan-tité de vapeurs , que ces vapeurs élevées yforment une certaine quantité de nuées ;mais files vents viennent à transporter cesniices d un pays dans un autre, la sécheresseaurons ^ ent * r àos l’endroit d’où les vents
mêmes e m^° rte les Í- U * S!3 ' tand « que cesrnernes nuees , combinees avec celles nui
résidaient de,â dans l’endroit où l es ventsviennent de les transporter , S ’y accumule-ront , s y condenseront les unes avec les au-tres, & s’y convertiront en pluie : c’estpour cette raison qu’il ne pleut point dansle même temps dans toute l’étendue del’Europe, & encore moins dans toute l’é-îenduç du globe terrestre. D’où il fuit que
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fi les vents peuvent être regardés commeune des causes de la pluie, ils font auflìune des causes de la sécheresse : c’est pourcette raison que fi une tempête vient à s’é-Iever à différentes heures du jour dans unecontrée , tantôt il pleuvra, un instant aprèsu y fera sec ; bientôt après le temps y feraseiein, & la piuie recommencera à tomberensuite.
Comme la pluie tombe d’en-haut à tra-vers Pair qui est rempli & infecté de toutessortes d’exhalaisons, cette pluie rassembleces exhalaisons, & les précipite avec ellefur la terre. La pluie n’est donc pas une eaupure ; mais elle est remplie 'tì’ordures, &mêlée avec des sels, des esprits, des hui-les , de la terre, des métaux, ctc. parmilesquels il se trouve une grande différence ysuivant la nature du terrain , & suivant lesdifférentes saisons de Pan née. Grosse ayantrecueilli de la pluie quì tomba en 172.4. dansun temps d’orage , & ayant fait fondre dusel de tartre dans cette pluie, eut du tartrevitriolé ; parce que cette pluie avoir ra-massé dans l’air de I’acide vitriolique qu’elleavoir entraîné avec elle. C’est pour cela quela pluie du printemps est beaucoup pluspropre à exciter des fermentations que cellequi tombe eq tout autre temps. La pluiequi tombe après une grande & longue sé-cheresse , est beaucoup moins pure quecelle qui tombe peu de temps après uneautre pluie. M. Boerhaave a remarqué que lapluie qui tombe lorsqu’il fait fort chaud, &que le vent est impétueux , est plus remplied’ordures , fur-tout dans les villes & dansles lieux bas & puans , parce qu’eiîe s’y*trouve mêlée & confondue avec toutessortes d’ordures.
L’air est aussi chargé des semences desplus petites plantes & des œufs d’un nom-bre infini d’inscctes que la pluie entraîneavec elle, & qui tombent fur la surface dela terre. De-là vient qu’on voît croître danscette eau, non-feulement des plantes ver-tes , mais qu’on y découvre un nombre pro-digieux de petits animaux & de vers qui lafont comme fermenter, & qui lifi commu-niquent une mauvaise odeur par leur corruption. La pluie qiu s’amasse dans l’air au-dessus de k mer, & qu, retombe ensuitedans 1 Océan, «st beaucoup pl us pure, garce