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Tome vingt-sixième.
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qu’éîle traverse alors un air qui est beaucoup

moins chargé cTexhalaisons.

Puisque la pluie se trouve mêlés avecun íì grand nombre de corps étrangers ,j] n’est pas difficile de comprendre pourquoil’eau de pluie, conservée dans une bouteillebien fermée, le charge bientôt après depetits nuages blanchâtres, qui augmententinsensiblement, qui s’épaiíïiífent & se chan-gent enfin en une humeur muqueuse, quitombe au fond , & qui corrompe la massed’eau & la change en une espece de liqueurvisqueuse. En considérant toujours quel’eau de pluie emporte avec elle & préci-pite fur la terre des substances si différentesentrViles, il nc doit point paraître surpre-nant que seau de pluie fournisse à i’ac-croissemeoc & à la nourriture de tant dedifférentes eípeces de plantes dont lessucs font si dissérens.

Comme laplme entraîne avec elle toutesles ordures qu’elie rencontre dans Pair qu’elletraverse , on remarque que l’air est fort pur& fort clair après la pluies de forte qu’onpeut alors voir fort distinctement les objetsà une distance considérable : les couleurs desplantes paraissent aussi beaucoup plus vives,& route la nature paraît être comme ra-jeunie.

Les gouttes de pluie font des bullesrondes, dont la grosseur est différente. 11est rare qu’on en trouve dans ce pays dontîe diamètre ait plus d’nn quart de poucerhénan , a moins qu’il ne tombe de cesgrosses pluies d’orage , dont on dit queles gouttes íònt grasses comme îe pouce.La grosseur des gouttes de pluie dépendde la force attractive des parties de seau ,& de la plus grande ou de la plus foiblerésistance de la masse àir qu’elles tra-versent. . .

Pourquoi les gouttes de pluie tombent-eiles quelquefois si proches les unes desautres , & quelquefois laissent-elles de rres-grandes distances entr’elies ? Ce derniereffet ne viendroit-il pas i°. de ce que lanuée qui les forme se resserrerait, se con-denserait lentement ; 2°. de ce que cettenuée- serait elle-même un peu dense ; 3° -de ce qu’elle aurai t peu d’épaiíîeur ? car danscotte hypothèse, les petites parties quitorqberont les unes fur les autres, ne for-

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nieront que quelques gouttes éloignées îesunes des autres. Au contraire, la densitéde la pluie ne viendroit-elie pas i°. de ceque les nuées qui !a forment seraient promp-tement converties en eau par un vent rapidequi les comprimerait; 2°. De ce que cesnuées feroient elles - mêmes fort denses ;3°. de ce qu’elles auraient beaucoup d’é-paisseur ?

Pourquoi les gouttes de pluie sont-ellesplus grosses & plus éloignées les unes desautres, tandis qu’elles font plus petites enhiver, & moins éloignées les unes desautres ? Ces différens effets dépendent dela différente densité & résistance que eesgouttes éprouvent de 1 air qu’elles traver-sent. En effet, l’air est moins dense &résiste moins pendant l’été que pendantl’hiver.

Quoique la pluie tombe des nuages lesplus élevés , elle ne tombe cependant pasavec toute la vitesse que la pesanteur de-vrait lui imprimer , & cela par rapport àla résistance qu’elle éprouve de la part dela masse d’air qu’cile traverse : cette ré-sistance fait qu elle arrive sur. la surface denotre globe avec une vitesse beaucoupmoindre que celle qu’elle devrait avoir.Cette diminution de vitesse n’est pas unpetit avantage , car elle garantit les partiesles plus délicates des plantes, des impres-sions trop vives que feroient fur elles lesgouttes de pluie, si elles jouistbient detoute la vitesse qui. leur est due ; vitessesuffisante pour les détruire. En effet, lacélébré Pirot a démontré qu’une courre dapluie dont le diamètre —tô, ôôô Iôô ô°° depouce cubique, & qui tombe oans.un airtranquille , parcourt en une rr\ n q /j u on-ces , & que cette goutte parcourt ect es-pace d’un mouvement uniforme & non ac-céléré.

Pourquoi ne pleut-51 que des vapeurs onde seau , & jamais ou très-rarement desexhalaisons. Cela vient de ce qu’il y adans l’air beaucoup plus de vapeurs qued’exhalaisons. Ajoutez à cela que les vapeursse réunissent bien pl us facilement en gouttes »& lorsqu’elles tombent ensuite, elles en-traînent avec elles les exhalaisons qs’ellesrencontrent' fur leur passage. Au contraire,