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pas aisé à déterminer. Tout ce que je peuxassurer sur cette matière , est que le ther-momètre , depuis_plusieurs années, n’ajamais passé le douzième degré au-dessousde la congélation pendant l’hiver , ni sur-passée trentième & demi au-dessus, pen-dant l’été : n’ayant cependant égard qu’à lamême chambre dans laquelle il étoit placé.J’ai observé de plus que le grand froid quirépondoit u n° , nc duroit jamais plus dedeux ou trois jours ; mais le grand chaudse soutenait plus long - temps , & duroithuit ou dix jours. (AA)
Pluie ARTIFICIELLE , ( Hisi. des spec-tacles de Rome. )Les anciens avoientsoin detempérer la chaleur causes par la transpi-ration & les haleines de rassemblée nom-breuse qui affistoit à leurs spectacles, enfaisant tomber sur les spectateurs une es-pece de pluie , dont ils faisoient monterseau jusqu’au dessus des portiques, & quiretombant en forme de rosée par une in-finité cle tuyaux cachés dans les statues quirégnoient autour duthéâtre, servoient non-seulement à y répandre une fraîcheur agréa-ble, mais encore à y exalter les parfumsles plus- exquis ; car cette pluie étoit tou-jours d’eau de senteur. Amfi ces statues ,qui scmbloíent n’être mises au haut desportiques que pour ì ornement, étoientencore une source de délices pour l’aílem-blée , & enchérissant par leurs influencesfur la température des plus beaux jours,mettoient le comble à la magnificence duthéâtre , & servoient de toute maniéré àen faire le couronnement. {D. J.)
Pluie , ( Critique sacrée. ) il est dit dansîes actes des Apôtres vj. 3. veniet quasiïm-ber vobìs temporaneus ù Jerotiniis. Le secoursdu ciel descendra sur vous, comme la pluiede Pautomne & du printemps viennent f urla terre. II y avoit deux sortes de pluies fa-vorables dans la Palestine les premieresqui tomboient après les semailles, & quifaisoient que les grains prenoient racine ,les dernieres marquées par le mo tjèrotinus,étoient celles du printemps, qui achevoientde mûrir le grain. Pluie au figure , mar-que un grand malheur , úne grande afrhe-î ,on ’ j rit ìn abfcvnjìonem à turbine & à pl'.i-
via. If. iv. <?. H s era votre retraite pourvous mettre L couvert des tempêtes &; des
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afflictions. Ce mot désigne austi la manneque Dieu dormoit dans le désert aux Israé-iiceg.P /1 Ixvtj. 10. Enfin dans Joël, ij. 23.il indique l’abondance des bienfaits de Dieu.(D. L)
Pluie de feu , les Artificiers appel-lent ainsi une garniture de feules étincel-les-, dont on remplit un pot pour en faireune pluie de jeu. On peut y employer de lascieure de bois tendre & combustible, com-me le pin , le laurier , le peuplier , le su-reau , &c- qu’on fait bouillir dans de l’eauoù l'on a détrempe du salpêtre \ & pen-dant qn’eile est humide on la mêle avec•du poussier qui s’y attache , & l’amorcepour prendre feu dans les pots de fusées.
PLUIE DE FEU , même métier ; on faitdes fusées volantes qui en tombant font despetites ondes en Pair, comme des cheveuxà demi frisés. On les appelle fusées cheve-lues ; elles finissent par une eípece de pluiede feu , qifon a appelée pluie d’or , qui sefait de !a maniéré suivante.
Prenez une partie de soufre > une partiede salpêtre, une partie de poudre ; ou troisparties de soufre , trois de salpêtre , &quatre de poudre ; ou quatre parties de sou-fre , six de salpêtre , & huit de poudre.Battez fortement îes matières à part ; fon-dez après ce soufre dans un pot de terreplombé > ou dans un pot de cuivre , ce quivaut beaucoup mieux ; Sc après qu’il serafondu, mettez-y peu à peu le salpêtre ersbrassant toujours, ensuite la poudre, &que ce soit à petit peu ; iî faut prendregarde en brassant que le feu n’y prenne.Ces trois matières étant bien fondues 6cmêlées ensemble , & ne faisant plus qu’uncorps, versez- en sur du papier ou sur uneplanche : cette composition s’endurcíra 3& quand vous voudrez faire de la pluiede feu , vous en prendrez , la briserez enpetits morceaux, & les mêlerez parmi lapoudre du pétard de votre fusée, & çesera une pluie de feu.
PlUIE , ( Manufacture. ) espece de dro-guet dont la chaîne est de soie ou de poil »& la trame en partie d’or ou d'argent. Onlui donne le nom de pluie, à cause dé petitsbriìíans dont la superficie de cette étoffeçct toute parsemée , qui paraissent comme