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Tome vingt-sixième.
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PLU

P>3 1731 à 1740', j 6 ponces.

Do-1741 à 1750, 15 pouces 7 lign.

De 1751 à 1757, 2.0 pouces.

Observations faites par un habile mathémati-cien , fur la quantité de pluie qui tombe aRome.

Lai fait le choix des observations les plusexactes faites à Rome pendant onze arméesconsécutives , fur la quantité' de pluie, quitombe dans cette ville ; & ayant pris lasomme totale de toutes les quantités an-nuelles, je l’ai divisée par 11 , nombre desannées pour avoir la quantité moyenne depluie par an , que j’ai trouvée de 30 pou-ces 6 lignes. Ou s’eft servi , dans ces ob-servations , d’une machine qui donnoit juf-qu’aux millièmes parlées de pouce. La di-vision avoir été travaillée en Angleterre >

& je l’ai réduite aux pouces de Paris, sui-vant le rapport de la connoissance des >temps.

11 faut remarquer que cette quantitémoyenne de pluie est quelquefois très-éloi-gnée de la quantité annuelle vraie ; il y ades années très-pluvieuses, d’autres fortseches ; dans ^intervalle des onze annéesqui font la base de nos observations > jetrouve deux années dans lesquelles la quan-tité de pluie surpassoit 43 pouces , ot deuxautres dans lesquelles elle arrivoit à peineà 2,6.

II faut observer de plus que îe tempsdes pluies est très - variable , fi on en ex-cepte l’été, dans lequel il ne pleut presquejamais, les pluies commençant ordinaire-ment vers la fia d’août ou au commence-

'icnt.de leptembre. Les pluies íont iquefois fi abondantes dans les troisde l’année , que la qusautres qui tombe dans les

la ulus ‘Tt-anít * 31 observé d’autres foisp . ° ande quantité d’eau étoit daitrois premiers mo’-s C

Les grandes pluies sont toujours suiviede quelques Inondations du Tibre : ce n’ecependant pas la feule cause des déborssmens de ce fleuve ; quelquefois la fontdes neiges fur les montagnes voisines, 1 £vents opposés à î embouchure du TibreTome XXVI.

PLU ny-y

■ enflent ses eaux fans aucune pluie précé-dente.

Quant aux observations d u froid moyen,

■ iî ne paroît pas possible d'avoir rien d’exactà Rome for ce sujet. Le thermomètre esttrop variable dans ce pays pendant l’hiver ;

, n ,y a presque pas de jour dans lequel onn obíei ve des variations afìez considérables.Si le temps est serein , les matinées & lesíoirees sont froides ; mais les après-midireíiemblent a un printemps. Le passage dufroid au chaud & réciproquement est quel-I quefois très-fubit : ce qui pourroit rendrele climat de ce pays-ci dangereux pour lespersonnes délicates ou âgées qui ne pren-droíent pas astez de précaution. Par exem-ple , dans le commencement du mois deseptembre de 1738 , le thermomètre deM. de Réaumur étoit â 24 degrés , & ils’est abaissé prefoue subitement jusqu’à 18.Ce paíîâge a déjà causé quelques rhumes' •n.flammatoires.

Mais pour revenir au froid moyen , ilme parotc que la comparaison de plusieursannées ne fait rien conncLre de bien précis.J’ai observé que dansl’espace de dix ans, ilyavoitdes jours où le thermomètre étoieégalement chaque année à la même plusgrande hauteur & au même moindre abais-sement pendant l’hiver ; de sorte qu’enprenant ces deux extrêmes chaque hiver,on ne pouvoit avoir une quantité moyennede froid. Il faudroit donc observer les va-riations journalières & presque momenta-nées du thermomètre , en faire une som-me qu’on compareroit chaque année. Orces variations trop fréquentes ne permet-tent pas des observations fort exactes, quid’ailleur-s feroient astez inutiles pour sarisla comparaison du froid relatif daps dísse-rens climats. II est étonnant combien lesmoindres circonstances altèrent les hau-teurs du thermomètre ; fa différente expo-sition dans une même maison , l’épaiffeurdes murs d'uns chambre, une fenêtre ou-verts ou fermée, une chambre plus 011moins fréquentée, toutes ces conditionschangent le degré du thermomètre. C’est

oourquoi il me semble fort difficile d éta-blir un juste rapport entre le froid de dif-férons climats. II faut pour cela que touteschoses soient bailleurs égales, ce qui n’est

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