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dentés , prennent au pluriel un s de plusqu’au singulier : on dit donc le bonpere > lesbonsperes ; ma chere sœur, mes cheres jeeurs ;un roi cléments , des rois démens , &c.
Je n’infiste point fur les exceptions qu’ilpeut y avoir à ces quatre réglés, pareequece détail n’appartient pas à TEncyclopé-die, & qu’on peut l’étudier dans toutes lesGrammaires françoiíes, ou l'apprendre del’usage : mais Rajouterai quelques observa-tions , en commençant par une remarquedu pere Bustier. ( Crnmm.fr. n°. 301. )
" L’*, dit-il, n’est proprement qu’un,, cs ou q, & le £ n’est qu’une s foible ;,, c’est ce qui leur donne souvent dans notre,, langue , le même usage qu’à l’í ». C’estastigner véritablement la cause pourquoi cestrois lettres font également employéespour marquer le pluriel ; mais ce n’est pasjustifier l’abus réel de cette pratique. IIseroit à désirer que la lettre j fût la feulequi caractérisât ce nombre dans les noms ,les pronoms & les adjectifs ; & assurément,il n’y auroit point d’inconvénient, silstssagelepermettoit , d’écrire beaus , chevaus , heu-reus , feus , un r.é au singulier , & des nésau pluriel , &c. Du moins me semble-1-ilque c’est de gaieté de cœur renoncer à lanetteté de f expression & à l’analogie del’orthographeque d’employer le { final pourmarquer le pluriel des noms , des adjectifs& des participes dont le singulier est ter-miné par un éfermé, & d’écrire, par exem-ple , de bonnes qualité ç , des hommes senje ^ ,des ouvrages bien compose au lieu de qua-lités, sensés , composés. Puisque Tissage con-traire prévaut par le nombre des Ecrivainsqui l’autorisent, c’est aujourd’hui une fauted’autant plus inexcusable , que^cest sous-traire cette efpece de mots a 1 analogiecommune, & en confondre l’orthographeavec celle de la seconde personne des tempssimples de nos verbes dont la voyelle finaleest é fermé, comme vous lise{, vous lifie^,vous lirie £ , vous lusses > vous ltre% , &C.
On trouve dans le journal de l’académiefrançoife , par M. l’abbé de Choify ( Opusc.page 309. ) que l’académie ne s’est jamaisdépartie du [ en pareil cas : cela pouvoitêtre alors ; mais il y a aujourd’hui tant d’a-cadénveiens & tant d’auteurs dignes del’être , qui s’en font départis , que ce n’est
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plus un motif suffisant pour en conserverTissage dans le cas dont il s’agit.
Une seconde observation , c’est eue plu-sieurs écrivains ont affiecté, je ne fais pour-quoi , de retrancher au pluriel des nomsou des adjectifs en ant ou ent , la lettre tqui les termine au singulier ; ils écriventélêmens , patiens , complaisons , &c. au lieude éléments, patients , complaisants. " J’a-» voue , dit à ce sujet M. l’abbé Girard» ( tom. I. dis', v. page 271-, que le plus» grand nombre des écrivains polis & mo-» dernes s’étant déclarés pour la fuppref-» sion du t , je n’ose les fronder , malgré» des raisons très-capables de donner du» penchant pour lui. Car enfin elle épar-» gneroit dans la méthode une réglé par-» ticuliere, & par conséquent une peine.» II foutiendroit le goût de Téthimolo-» gie , & T analogie entre les primitifs &» les dérivés. II seroit un secours pour» distinguer la différente valeur de cer-» tains substantifs, comme de plants def-» fines , & de plants plantés : d’ailleurs son» absence paroít défigurer certains mots» tels que dens & vens ». Avec des raisonssi plausibles , cet académicien n’auroit-ilpas dû autoriser de son exemple la con-servation du t dans ces mots ? II le devoirfans doute ; & il le pouvoit, puisqu’il re-connoît un.peu plus haut ( page 270. ) queTissage est partagé entre deux partis nom-breux , dont le plus fort ne peut pas fevanter encore d’une victoire certaine.
Je ne voiéois d’abord marquer aucuneexception : en voici pourtant une que jerappelle à cause de la réflexion qu’elle feranaître. Œil fait yeux au pluriel , pour dé-signer l’organe de la vue ; mais on dit enarchitecture , des œils de bœuf , pour signi-fier une forte de fenêtre. Ciel fait pareil-lement cieux au pluriel , quand il est ques-tion du sens propre ; mais on dit des cielsde lit , & en peinture , des ciels , pour lesnuages peints dans un tableau. Ne feroit-ilpas possible que quelques noms latins,qui ontdeux terminaisons différentes au pluriel,comme/W/w qui fait joaíkjoca , les duisentà de pareilles vues , plutôt qu’à Tincousé-quence de l’usage , qui auroit substitué ur«nom nouveau à Tancien , sans abolir lesterminaisons plurielçs de celui-ci ? Comme