ÉLU
Strier fruit que les Athéniens avoient cul-tivé & ils actribuoient cette faveur à Mi-nerve. Soion ordonna que dans la célébra-tion de cette fête on ne jureroit que par lestrois noms ds Jupiter propice , Jupiter ex-piateur&C Jupiter défenseur. Xénophon ajoutequ’il étoit défendu de faire aucun ouvragedans les plunteries. ( D. J.)
PLURALITÉ , f. f. ( Jurifprud.) quan-tité diícrete, qui consiste en deux ou enun plus grand nombre d’unité. Foye[Unité.
M. Huyghens a prétendu prfeuVer la pos-sibilité de la pluralité des mondes dans sonCofmothéores. M. de Fontenelle a fait untraité de la pluralité des mondes.
Voye £ le principal argument dont on s’estservi pour prouver la pluralité des mondes•aux mots LUNE , PLANETE , TERRE.
La plus grande absurdité de la religion■païenne étoit la pluralité des dieux. Voye[Dieu.
Pluralité de bénéfices , terme dedroit ec.téfiajlique , est !a posseífion de deuxou un -plus grand nombre de bénéfices àcharge d’ames, par un même ecclésiastique.Voyei Bénéfice.
L'Église n’a pas approuvé la pluralité des'bénéfices, quoiqu’elle l’ait tolérée. Foye^îfÉNÉFICE.
La modicité des bénéfices a servi d’a-bord de prétexte à leur pluralité. Un ec-clésiastique ne pouvant subsister avec unseul bénéfice > il fut permis d’en avoir plu-sieurs , & ce nombre à la fin n’eut plus debornes.
On voulut réprimer cet abus fous Ale-xandre III au troisième concile de Latran »lequel fit défense de posséder plus d’un bé-nehee ^ & ] e quatrième concile de Latranous Inno cent Iìl, confirma la même re-papè même canon ayant permis au
nés dìst. e n n gu £ en í er en faveur des perfon-
fréquentes que ù de . vlnf .f tsi
En Allemagne |f fense devint mutile,corder des dispense* : P T aS , daC '
évêchés ensemble . soî/S* plulie f Sprinces ecclésiastiques ont besofnde^TanSrevenus pour le loutemr avec les princes
protestans. Foye^ Incompatibilité.
ÉIURIEL , LE, adj. c'est un titre par-
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ticuliérement propre à la Grammaire, pourcaractériser un des nombres destinés à mar-quer la quotité. Voyeg NOMBRE. On ditaujourd’hui , le nombre pluriel, une ter-minaison pluriele. " II est certa n , dit Th.” Corneille fur la Rem. 442. de Vaugelas ,’> que c’est seulement depuis la remarque” de M. de Vaugelas , qu’on a commencé" a dire pluriel : le grand usage a toujours» été auparavant d’écrire plurier ». M. deVaugelas lui-même reconnoît Punanimi-té de cet usage contraire au sien : auílìtrouva-t-i! des contradicteurs dans Ménage& dans le P. Behours. ( Voye^ la note deTh. Corneille , & les Rem. nov. du PereBouhours , to’Ti. I. pag. $97) & les gram-
maires de P. R. font pour plurier. Aujour-d'hui l’ufage n’estplus douteux, & les meil-leurs grammairiens écrivent pluriel ; com-me dérivé dn latin pluralis , ou, si l’on veuf,du mot de la baise latinité pluriolis. C’estainsi qu’en usent M. l’abbé Régnier, le P.Bustier , M. l’abbé d’Olivet, M. Dnclos,M. l’abbé Girard , & la plupart de ceuxdont l’autorité peut être de quelque poidsdans le langage grammatical.
On peut réduire à quatre réglés princi-pales , ce qui concerne le pluriel des noms& des adjectifs françois.
i°. Les noms & les adjectifs terminésau singulier par l’un© des trois lettres í > ^ou x , ne changent pas de terminaison aupluriel ; ainsi l’on dit également 1 a succès ,les succès ; le fils , les fils ; le ne ^, les mg ; leprix , les prix ; la voix , les voix, &c.
2°. Les noms & les adjectifs terminés ausingulier par au & tu prennent x de plus aupluriel : on dit donc au singulier, beau, cha-peau , feu , lieu , &c. & au pluriel , on dit
beaux, chapeaux , feux , lieux.
3 0 . Plusieurs mots terminés au singulierpar àl ou ail, ont leur terminaison plurieleen aux: on dit au singulier travail, cheval ,égal, général, & c. & au pluriel on dit tra-vaux ì chevaux, égaux , généraux. Je dis quececi regarde plusieurs mots terminés en alou ail , parce qu’il y en a plusieurs autresde la même terminailon , qui n’ont pointde pluriel, ou qui^suivent la réglé suivantequi est la plus generale.
4 0 . Les noms & les adjectifs qui ne fontpoint compris dans les trois réglés précé-*
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