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Tome vingt-sixième.
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cas de îa plus-pítìtion , est jugé avoir fait unemauvaise confession, on îe condamne aaxdépens. ( A )

PLUS-QUE-PARFAIT, adj. ( Gram. )

quelquefois pris substantivement : on dit ouJe prétérit plus-que-parfait , ou simplementle plus-que-parfait. Fueram , saveis été , estle plus-que-parfait de rindicatif fuijftm ,que j’euste été , est le plus-que-parfatt dusubjonctif. On voit par ces exemples que cetemps exprime ('antériorité de s existence àl’égard d’une époque antérieure elîe-mêmeà Pacte de la parole : ainst quand je dis ,çœnaveram cùm intravit , j’avois soupé lors-qu il est entré ; çœnaveram , j'avois soupé »exprime ('antériorité de mon souper à l’é-gard de Pépoquedésignée par intravit, il estentré ; & cette époque est elle-même anté-rieure a u temps où je le dis. On verra ail-leurs {art. Temps) , par quel noin je croisdevoir désigner ce temps du verbe : je re-marquerai feulement ici que la dénomina-tion du plus-que-parfait a tous les vices lesplus propres à la faire proscrire.

i°. Elle ne donne aucune idée de ía na-ture du temps qu’elle désigne , puisqu’ellen’indique rien de Pantériorité de Pexistence,à 1 égard d’une époque antérieure elle-mêmeau moment où l’on parle.

z°. Elle implique contradiction, parcequ’elle suppose le parfait , susceptible dede plus ou de moins , quoiqu’il n’y ait riende mieux que ce qui est parfait.

3°. Elle emporte encore une autre sup-position Egalement fausse j savoir , qu’il y aquelque perfection dans Pantériorité, quoi-qu elle n’en admette ni plus ni moins quela simultanéité ou !a postériorité.

Ces considérations donnent lieu de croireque les noms de prétérits parfait & plus-que-parfait n’ont été introduits que pour les dis-tinguer sensiblement du prétendu prétéritimparfait. Mais comme on a remarque( art. Imparfait. ) que cette dénomina-tion ne peut servir qu’à désigner Pimper-fection des idées des premiers nomencla-teurs, il faut porter le méme jugement desnoms de parfait & de plus-que-parfait quiont le même fondement. ( B. E. R. M. )

PLUTÉUS, ( Art. milit. Machines.) Lepluténs, tout comme le muscuie, paroifsoit<Uns les sièges fous diverses parures de man-

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teîets, & souvent for le pié d’une tortuefort îégere & fort petite. Le pere Danielen fait mention dans son Histoire de. la miliceFrançoise , où iì tombe dans tine contradic-tion manifeste. 11 prétend que cette machineétoit couverte par-desius ík en comble rond;il cite un pafíàge du poème du Jirge de Paris,du moine Abbon , dont le sens est que lesNormands employerent à ce siégé une infi-nité de machines que les Latins appellentpluteì , dont chacune pouvoit mettre à cou-vert sept ou huit soldats, & que ces ma-chines étoient couvertes de cuir de bœuf»& cependant il en donne une figure qui lesreprésente découvertes. L’auteur leur don-ne , dit notre historien, le nom de tentoria ,parce qu’elies n’étoient pas plates par-des-fos, mais comme arrondies. Ne diroit-onpas à ces dernieres paroles , qu’il est per-suadé que le plutéus étoit couvert par-des-sus ? On va voir que non. Cette machine ,continue-t-iî > est composée d’une charpenteen maniéré de ceintre, couverte d’un tissud’osier, & recouverte de cuir ou de peauxcrue ; elle est appuyée for trois petitesroues , une au milieu & les autres aux ex-trémités , par le moyen defquelles on laconduit où l’on veut. Ce passage de Végeceest clair, & cependant le pere Daniel lerenverse, & ne couvre point son plutéus.Ce qui prouve qu’il devoir être couvert ,c’est qu’on appíochoit cette machine sur lecomblement & au-devant des tortues ; carfans cela, ceux qui se trouvent derrière,n’auroient pu se garantir des coups d’en-haut. Les modernes ont leur platèi commeles anciens , fous le nom de mantelets.

Les anciens ménageoienc un peu mieuxla vie des hommes dans les sièges & dansles batailles , que ne font les modernes :les machines dont ils se servoient pour cou-vrir les travailleurs, sont infinies, & cellesqui regardent la descente Sc le passage dufossé ; & les précautions qu’ils prencientpour travailler à couvert des armes de pet,sont admirables. ( V )

PLUTON , f m. ( Myfholog. ) roi duvaste empire ténébreux , dont tous leshommes doivent un jour devenir les sujets.

Du monarque du sombre bord ,

Tout ce qui vit sent la, puissance ;